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Quatre arguments contre la fluoration des réserves d’eau potable

 

Adaptation Française: Action Fluor Québec

 

Mark Diesendorf BSc, PhD

Professeur adjoint en Politique durable à l’Université Murdoch

Professeur adjoint au Programme des Sciences environnementales à l’Université de Sydney

Directeur du Sustainability Centre Pty Ltd, www.sustainabilitycentre.com.au

Juillet 2004

1. La fluoration de l’eau n’est pas éthique

La fluoration implique l’augmentation des niveaux de fluorure dans l’eau de consommation à un niveau approximatif d’une partie par million, ce qui représente près de 10 fois le niveau naturel typique retrouvé dans la majorité des villes et villages australiens. La fluoration a été arrêtée ou n’a jamais été implantée dans la plupart des pays européens et actuellement, seulement six pays dans le monde forcent la majorité (plus de 50%) de leur population à boire de l’eau fluorée: les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, la Colombie et Singapour. Malheureusement, dans ces pays, ce sont les associations dentaires et médicales, qui dans les années 1950 on approuvé la fluoration prématurément et qui font la promotion de la fluoration. Puisque le fluor nest pas élément essentiel et que la fluoration n’a pas pour but de traiter l’eau, mais de traiter les gens, elle est une médication.  Puisque la fluoration est une médication de masse sans contrôle du dosage, la fluoration est une violation de l’éthique médicale..

Le fait que l’on retrouve du fluorure dans la nature ne change en rien cette situation. La pénicilline, l’aspirine, la digitaline (digitale pourprée) et de nombreuses autres drogues sont des substances naturelles.  Toute médication doit être ordonnée sur une base individuelle et avec un dosage journalier précis qui tient compte de l’âge et du sexe du patient, du taux d’exposition total aux sources autres, etc. Par contre, avec la fluoration, la dose que vous ingérez dépend de la quantité d’eau bue à partir du robinet.

Les populations qui ingèrent les doses les élevées de fluorure sont celles qui boivent le plus d’eau. Elles incluent les athlètes, les travailleurs de la construction, les diabétiques et les malades rénaux. Les bébés nourris au lait maternisé reconstitué avec de l’eau fluorée ingèrent journalièrement 100 fois la dose ingérée par les bébés nourris au sein.

Voilà comment la nature s’assure de protéger les bébés de cette substance toxique, mais les dentistes et les médecins qui promeuvent la fluoration agissent avec arrogance et se croit au dessus de celle-ci.

 

2. La fluoration est une mesure risquée

Parmi la propagande propagée par les promoteurs de la fluoration, on retrouve l’affirmation erronée selon laquelle l’ingestion à long terme d’eau fluorée ne représente aucun danger pour la santé. En fait, les articles scientifiques publiés dans les journaux internationaux  ont documenté, et ce depuis des décennies, la prévalence élevée de maladie des os et de fluorose osseuse dans les diverses régions naturellement fluorées de l’Inde, de la Chine, du Golfe Persique et de l’Afrique. Ces maladies (densité osseuse accrue, dommages structurels et calcification des ligaments) ont été observées sous radiographie. Certains promoteurs de la fluoration affirment à tort que la fluorose squelettique n’a été observée que là ou l’on ne retrouve que des concentrations très élevées de fluorure dans l’eau de consommation. En fait,

Même le Conseil national de la Santé et de Recherche médicale de l’Australie (National Health & Medical Research Council), une organisation pro-fluoration, admet dans son rapport de 1991 que la fluorose squelettique survient à de faibles concentrations de fluorure (voyez le paragraphe 6.4, mais ignorez le Résume exécutif trompeur).  À un stade précoce, la fluorose squelettique ne peut pas être distinguée de l’arthrite, une maladie de plus en plus répandue dans deux des pays les plus fluorés au monde : les Etats-Unis et l’Australie. Dans ces deux pays, aucune étude scientifiquement robuste (well-designed studies) visant à dépister la fluorose squelettique n’a été entreprise.

Avec l’âge, la quantité de fluorure accumulé dans les os augmente constamment, ce qui rend graduellement les os plus fragiles. Sur un total de 19 études épidémiologiques menées à l’étranger, la majorité d’entre-elles révèlent un taux plus élevé de fracture de la hanche dans les zones ou l’eau est fluorée artificiellement.  Des expériences en laboratoire menées récemment en Europe ont trouvé qu’en présence de l’aluminium, le fluorure perturbe les protéines G. Ces protéines jouent un rôle dans une grand nombre de systèmes impliquant l’envoi de signaux biologiques, signaux qui permettent le contrôle de presque tous les processus vitaux. De plus, les résultats cumulés et issus d’études animales démontrent que l’ingestion de fluorure peut causer des lésions au cerveau.

 

3. La fluoration de l’eau est inefficace

Les promoteurs, tout comme les opposants de la fluoration, s’accordent sur une chose: on a observé une réduction importante de la carie dentaire dans la majorité des pays occidentaux durant les années 1960 et 1970. Cependant, les promoteurs de la fluoration brossent un tableau biaisé en affirmant que cette réduction s’explique par l’avènement de la fluoration, mais ils évitent soigneusement de mentionner que :

• D’importantes réductions ont également été observées dans plusieurs régions non fluorées et que souvent, le déclin a débuté avant que l’utilisation des dentifrices et pastilles fluorées soit chose courante.

• De nos jours, on observe de très faibles taux de carie dentaire dans plusieurs pays européens non fluorés. Il en va de même aux États-Unis, selon une étude menée par l’Institut national de la recherche dentaire (National Institute of Dental Research, 1986-1987) qui n’a trouvé qu’une minuscule différence dans les taux de carie dentaire de 42 villes fluorées et 42 villes non fluorées.

• Plusieurs des premiers essais relatifs à la fluoration effectués en Amérique du Nord, en Australie et ailleurs ont par la suite été sévèrement critiqués, parce qu’ils étaient mal conçus et sujets au biais des instigateurs. Les promoteurs de la fluoration vont souvent induire en erreur en comparant les taux de carie dentaire des villes fluorées et des zones rurales non fluorées. Cependant, dans des pays développés, il y a généralement plus de caries dans les zones rurales que dans les villes, indépendamment de la fluoration, sans doute en raison des différences alimentaires.

• Les chercheurs de pointe à l’étranger admettent désormais que le fluorure agit à la surface des dents et que l’effet bénéfique de l’ingestion de fluorure est négligeable. Ceci a même été officiellement admis par le CDC (US Center for Disease Control). Pourtant, les promoteurs de la fluoration en Australie ignorent et nient ces données, même si elles résultent d’expérimentations scientifiques poussées. Voilà comment les promoteurs de la fluoration trompent les gens, en affirmant qu’il faille absolument ingérer le fluorure.

Les dentifrices fluorés, qui contiennent 1000 fois la concentration de fluorure retrouvée dans l’eau, sont plus appropriés, tant que l’on évite d’en avaler. Personnellement, je ne recommande pas la pâte dentifrice fluorée aux enfants de moins de 5 ans. Un enfant plus âgé doit être supervisé durant le brossage, pour s’assurer qu’une toute petite quantité de pâte dentifrice est utilisée et qu’il la recrache par la suite.

 

4. La fluoration, liée à des intérêts de grandes sociétés

La fluoration est non éthique, dangereuse et inefficace.  Alors, a qui cela profite-t-il ?

Derrière les associations médicales promouvant la fluoration avec sincérité et avec un zèle quasi religieux, on découvre des intérêts corporatifs et politiques puissants:

1. l’industrie du sucre, qui tire profit de la notion selon laquelle une panacée existe pour solutionner le problème de la carie dentaire, peu importe la quantité de nourriture sucrée ingérée par nos enfants;

2. l’industrie des fertilisants phosphatés, qui est en mesure de vendre ses déchets de silicofluorure (contaminés avec de l’arsenic et des métaux lourds), afin qu’ils soient déversés dans l’eau potables sans purification préalable;

3. l’industrie de l’aluminium, qui a une très mauvaise d’image en raison de la pollution atmosphérique causée par les émissions fluorées, et qui a financé une partie de la recherche controversée relativement au fluorure naturel retrouvé dans l’eau de certaines régions des Etats-Unis, recherche qui avait supposément démontré l’effet bénéfique du fluorure sur les dents;

4. certains gouvernements, qui considèrent que la fluoration est le moyen le plus efficace de résoudre la carie dentaire, au lieu de fournir des soins dentaires appropriés aux enfants et de s’attaquer à l’industrie des nourritures sucrés, causes principales des caries dentaires.

Sans la fluoration de l’eau, il est possible de combattre la carie dentaire en utilisant une pâte à dent fluorée et en réduisant la quantité de nourriture sucrée ingérée, chez-vous et dans les   écoles.

 

Pour plus d’information:

Voir  www.fluoridealert.org. 

Pour lire les articles scientifiques de cet auteur qui ont été récemment publiés dans Australasian Science, téléchargez-les à partir de www.sustainabilitycentre.com.au/popular.html,

ou envoyez un courriel à mark@ sustainabilitycentre.com.au

ou écrivez à l’adresse suivante : PO Box 521, Epping NSW 1710, Australia, en incluant une enveloppe pré-affranchie.