banniere

   Accueil

 



 

FLUOR  ET CANCER

 

Entrevue avec le Dr. J. William Hirzy

Vice Président Senior, Syndicat des professionnels de l'EPA 

(EPA Headquarters Union), juillet 2000.


Voici quelques extraits de l'entrevue de Michael Connett avec le Dr. J. William Hirzy, Vice Président Senior, Syndicat des professionnels de l'EPA (l'Agence de protection environnementale des États-Unis), basé à Washington DC.

 

L'entrevue date du 3 juillet 2000, soit quelques jours après le témoignage du Dr. Hirzy devant le Sénat des États-Unis où il demandait une révision indépendante des données tumorales (tumor slides) issues de l'essai biologique effectués par le National Toxicology Program en relation au fluorure et au cancer.  

 

Le Dr. Hirzy et le Syndicat des professionnel de la santé de l'EPA considèrent que la minimisation du statut cancérigène du fluorure est motivée politiquement et qu'elle est scientifiquement intenable. 

Adaptation Française: Action Fluor Québec

 

__________________________________________________

 


Q: Comment cette étude a-t-elle été menée ?  Qu'ont-ils fait ?

Hirzy:  On a ajouté dans l'eau potable de groupes de 50 animaux, des rats et des souris, différentes doses de fluorure, soit 0, 11, 45 ou 79 ppm (parties par million) de fluorure, toute leur vie durant. Normalement pendant une période de deux ans. Ensuite les animaux étaient autopsiés... et leur état de santé était noté, en incluant les tumeurs, etc...

Q: Et l'étude a été faite par un contractant indépendant ?

Hirzy: Elle a été faite par les laboratoires Batelle (Batelle laboratories).

Q: Quelles ont été les constatations de Batelle ?

Hirzy: Il y avait des tumeurs dans les cavités orales des animaux examinés. Il y avait présence d'ostéosarcome (cancer des os) chez les rats mâles. Il y avait également une incidence, une incidence relativement levée d'une forme rare de cancer du foie chez les souris, non pas le genre de tumeurs ordinaires du foie que l'on voit. On parle en fait d'hépatocholangiome malin, qui était une forme relativement rare de tumeur et qui venait tout juste d'être découverte. Le pathologiste qui l'avait découverte faisait en fait partie du groupe d'étude qui menait l'essai biologique.

L' incidence de tumeur rapportée à l'origine aurait appuyé la conclusion de preuve évidente de cancérogénicité du fluorure de sodium, basée sur les tumeurs que j'ai mentionnées. Il y avait également certains ostéosarcomes localisés non pas au niveau des os, mais trouvés dans les tissus mous, ce qui est rare.  Toutes ces tumeurs trouvées auraient normalement mené à la conclusion qu'il existe une preuve solide de cancérogénicité. Cependant, une commission constituée par le Ministère de la Santé et des Services sociaux (Department of Health and Human Services) vint à la rescousse de la  fluoration pour la sauver de ces découvertes défavorables.

Q: L'Association dentaire américaine (American Dental Association) affirma que l'on avait donné aux rats des doses de fluorure de sodium que les êtres humains ne reçoivent pas dans leur diète, 79 ppm, 45 ppm, et qu'ainsi les résultats ne pouvaient pas s'appliquer aux êtres humains en raison des doses si élevées. Que répondez vous à cet argument ?

Hirzy: Et bien, il est de pratique courante dans les essais biologiques sur le cancer ,pour limiter le nombre d'animaux utilisés, de donner des doses qui vont pratiquement toujours excéder ce que les êtres humains reçoivent. C'est une question de fondement statistique. 

Les balises sécuritaires de l'EPA sont généralement une personne sur un million, une personne sur cent mille, une personne sur dix mille, une personne sur mile qui va développer le cancer suite à une exposition donnée, étant donné les types  d'exposition à un produit chimique auquel les être humains peuvent être soumis. Maintenant, de façon à simuler cela exactement dans une population animale, il vous faudrait étudier un million d'animaux, ou cent mille animaux, ou dix mille animaux, ou mille animaux, et cela devient rapidement complètement déraisonnable en terme d'utilisation des animaux, de coût, et tout le reste. 

Alors, ce que nous faisons c'est plutôt  limiter le nombre d'animaux, mais en augmentant la dose et en assumant qu'il y a ce que nous appelons une courbe de dose-réponse linéaire...

 

Nous effectuons des études préliminaires pour trouver la quantité du matériel testé pouvant être tolérée par les animaux sans démontrer de signe manifeste de toxicité. Nous disons que c'est la dose maximale tolérée permise pour les animaux et nous disons que cela constituera la dose maximale dans cette étude, avec l'idée que l'on donnera le produit chimique aux animaux, de telle manière qu'avec un groupe de 50 animaux, la probabilité qu'ils développent le cancer, si cette substance est cancérigène, puisse être mesurable avec le groupe restreint de 50 animaux. 

Ensuite, à partir de la 'dose maximale tolérée', les doses sont réduites de manière à obtenir une étendue de doses sous la dose tolérée, jusqu'à une dose de contrôle nulle, de manière à pouvoir tracer une courbe, à partir d'une exposition nulle dans le groupe de contrôle, jusqu'à la dose maximale tolérée et ensuite tracer la réponse basée sur ces diverses doses. On obtient normalement une sorte de courbe dose-réponse si le matériel est cancérigène. 

Et c'est ce qui a été trouvé dans le cas du fluorure de sodium. La plus haute dose en passant, 79 ppm, est relativement faible lorsque comparée aux doses qui sont données aux animaux lors d'autres biodosages similaires. Il n'est pas du tout inhabituel dans un biodosage sur le cancer que les animaux reçoivent 1000 ou 10000 fois la dose que les êtres humains reçoivent. Dans ce biodosage, le niveau de 79 ppm de fluorure n'était que de 79 fois supérieur au dénommé niveau optimal. Ce n'est que 20 fois supérieur au niveau pour lequel l'EPA dit c'est ok de le mettre dans votre eau potable. C'est un niveau qui est remarquablement proche du dosage maximal d'une étude animale et du dosage qui donne une réponse positive de cancer dans un organe ciblé, soit les os; c'est une trouvaille remarquable.   

Q:  Alors, d'autres produits chimiques ont-ils déjà été déclarés cancérigènes suite à des études comme celle-ci ?

Hirzy: Oh oui.

Q:  Ont-ils en fait dosé les rats à des dosage supérieurs à celui du fluorure ?

Hirzy: Oui...Les dosages sont bien plus élevés en comparaison aux expositions pour les êtres humains, contrairement à cette situation-ci.  Ici les animaux développaient des tumeurs des os évidentes, manifestes et franches, des cancers malins des os, à un niveau de seulement 20 fois supérieur au niveau déclaré sécuritaire par l'EPA pour l'eau de potable. C'est une marge de sécurité remarquablement étroite.


Tableau: Comparaison de la dose de fluorure causant le cancer des os avec les doses utilisées pour tester d'autres substances présumées cancérigènes, avec le niveau maximal de contamination (Maximum Contaminant Level - MCL).
Tiré de "Fluoride: risks and benefits? Disinformation in the service of big industry." David R. Hill. http://www.fluoridation.com/calgaryh.htm

Substance Dose journalière (mg/kg/jour) Niveau maximal de contamination (MCL) (mg/L)
Fluorure 7.9 4
Vinyle de chlorure 1.7 0.002
Tétrachlorure de carbone 47 0.005
Benzène 50 0.005
Chloroforme 160 0.100
Tetrachloréthylène 386 0.005
Teinture rouge #3 4000 Aucun


Note: Aux États-Unis, le MCL est la concentration maximale permise d'un produit chimique dans les réseaux d'aqueducs d'eau potable . Le MCL est établi par l'EPA.

 

Q: Maintenant, est-il vrai qu'il est très difficile d'induire des ostéosarcomes chez les rats?

Hirzy: Oui, ce sont des tumeurs relativement rares chez les rats et le Dr. Marcus le mentionne dans son rapport lorsqu'il indique les rares incidences d'ostéosarcome rapportées pour les populations de contrôle des autres essais biologiques.  C'est un type de tumeur à incidence extrêmement faible.

Q: Et je crois que la seule autre substance chimique connue du Dr. Marcus pouvant induire aussi rapidement des ostéosarcomes, c'est le radium.

Hirzy: Le radium. C'est exact. 

Q: Est-ce une substance reconnue...

Hirzy: C'est également une substance reconnue cancérigène pour les êtres humains.

Q: Et dans le laboratoire Batelle ils ont trouvé un certain type de cancer du foie que vous avez mentionné. 

Hirzy: Oui.

Q: D'après ce que je comprends, c'était une forme de cancer très rare.

Hirzy. C'est exact. On parle d'hépatocholangiome. C'est en fait une forme rare de cancer du conduit de la bile dans le foie.

Q: Et dans les études régulières sur le cancer, si une forme rare de cancer est trouvée dans un groupe dosé d'animaux, cela suscite-t-il généralement un intérêt accru ? 

Hirzy: Absolument. Oui vraiment, c'est le cas. Si un type rare de cancer se présente dans le groupe dosé et pas dans les groupes de contrôle, cela fortifie la preuve de cancérogénicité.

Q: Est-ce que l'EPA ou tout autre organisation gouvernementale ayant trait à la santé a fait un suivi pour trouver, pour mieux comprendre cette relation entre le fluorure et ce type de cancer rare du foie ?

Hirzy: Pas à ma connaissance.

...Au delà de cet essai biologique, il y a d'autres preuves de cancérogénicité. Il existe un vaste faisceau d'études ayant trait à la mutagénicité (pouvoir mutagène), c'est-à-dire des études où l'on démontre la capacité d'un produit chimique à modifier l'ADN. De plus, on sait que le fluorure est un poison enzymatique pour tous les systèmes d'enzymes. Et la réparation par les enzymes de l'ADN endommagé est un mécanisme anti-cancer important dont le corps est pourvu. 

Si une partie du processus de réparation enzymatique est inhibé par le fluorure, ceci pourrait indiquer la capacité du fluorure d'agir en tant que promoteur, par opposition à un cancérigène primaire

La cancérogénèse est un domaine très intéressant et complexe. Il y a les cancérigènes complets - les produits chimiques qui vont endommager l'ADN pour ensuite permettre à une cellule aberrante de se reproduire de manière incontrôlée, ce qui engendre en tumeur maligne. Il y a d'autre substances que l'on dénomme promoteurs, qui vont par exemple inhiber la réparation enzymatique et dès qu'un cancer naissant se déclare - si les enzymes réparatrices peuvent agir, elles détectent la cellule aberrante ou la fibre d'ADN, et soit réparent l'ADN ou éliminent la cellule malade- alors la tumeur pourra croître. Ce sont les promoteurs. 

Il est probable que le fluorure agisse de ces deux manières, en tant que cancérigène primaire, mais aussi comme promoteur. 

Q: Il serait un promoteur du cancer en endommageant ou inhibant les enzymes protectrices ?

Hirzy: C'est exact.

Q: Si ces tumeurs trouvées sur les rats n'avaient pas été minimisées par le National Toxicology Program, quelles auraient été les conséquences pour la fluoration ?

Hirzy: Ce serait terminé. Si le fluorure avait été déclaré cancérigène potentiel pour l'être humain (Probable Human Carcinogen), ce qui découlerait de la découverte appuyée par des preuves solides, il aurait fallu que l'EPA établisse un objectif de niveau maximal de contamination nul (MCGL). Tous les cancérigènes doivent se plier à un objectif de niveau maximal de contamination nul. Rappellez-vous de la norme de santé établie, celle que l'EPA établit pour un niveau  de contamination ne pouvant engendrer d'effet néfaste pour la population entière, accompagnée d'une marge sécuritaire adéquate. Pour les substances cancérigènes, la politique stipule qu'il n'y a aucun de niveau d'exposition acceptable, alors le niveau maximal de contamination est  égal à zéro. S'il est égal à zéro, cela signifie que vous ne pouvez pas ajouter une seule goutte de cette mixture à quelque approvisionnement d'eau potable que ce soit, et c'est donc la fin de la fluoration de l'eau..