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Sherbrooke, le 6 novembre 2005

Le Devoir

Opinion des lecteurs

J’invite monsieur Marcel Tannenbaum à être plus prudent dans ses déclarations. Dans Le Devoir du samedi 5 novembre en page B9, il émettait une idée fausse, celle que le fluorure protège les dents contre la carie. De plus, il avouait lui-même son incompétence en matière de recherche bibliographique : Il prétend qu’il est difficile de trouver les données scientifiques valables, ce qui est faux.

Toutes ces données je les ai trouvées en 1988, sans difficulté. Évidemment, les analyser avec objectivité est un travail très long, qui demande des connaissances scientifiques approfondies et une formation scientifique sérieuse en matière de travail bibliographique.

Précédemment, dans un texte que Le Devoir a publié le 7 octobre en page A9, j’ai résumé en quoi Marcel Tannenbaum, comme toute personne ou tout organisme tel la DSP prônant la fluoration de l’eau potable, erre : C’est le strontium ou le manganèse qui protègent les dents. Le fluorure rend les os plus durs mais aussi plus cassants. Il inhibe maintes enzymes. De plus la toxicité du fluorure est augmentée en cas de malnutrition. La fluoration de l’eau potable est une bêtise incommensurable : Le fluorure aggravera l’état des malades rénaux, des diabétiques, des personnes ayant des anomalies de la glycolyse ou de la synthèse du tissu conjonctif et cela sans protéger les dents de qui que ce soit.

Par conséquent, j’offre dès à présent mon soutien scientifique aux personnes, souffrant de maladies rénales, de diabète, de maladies génétiques du tissu conjonctif, et désireuses de préparer un recours collectif contre toute administration municipale se proposant de fluorer son eau potable.

J’ai conservé toutes les références scientifiques et le mémoire que j’avais présenté en 1988 aux audiences publiques de la Ville de Montréal. Je les transmets au Devoir pour qu’il les mette à la disposition des personnes voulant réellement s’informer sur l’action du fluorure dans le corps humain.

Le dossier de la fluoration de l’eau potable me convainc une fois de plus de la pratique de la Règle des 4-i dans maintes sphères de  décision. Ce terme que j’ai inventé il y a quelques années pour d’autres sujets touchant la santé publique et la qualité de l’environnement signifie Ignorance, Irresponsabilité, Indifférence et Incompétence.

Ceux qui affirment que la fluoration de l’eau potable réduira le taux de carie sont Ignorants de la science et de ses méthodes. Ils ont mal fait un travail de recherche bibliographique. Ce sont des Irresponsables : Quand on conseille les gouvernements, on doit avoir analysé la situation de façon approfondie et sans oeillères. Des Indifférents, car ces personnes se soucient peu des problèmes de santé que l’eau potable fluorée causera à tous les malades rénaux et à tous les diabétiques d’une ville. Donc, globalement, des Incompétents sur le sujet de la fluoration de l’eau.

Mireille Guay, Ph.D en chimie organique, Université de Sherbrooke

Maître es sciences (chimie organique) de l’Université de Montpellier

Ingénieur chimiste de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier

Assistante de recherche en biochimie de 1975 à 1986, spécialiste du tissu conjonctif