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Extraits du rapport 

 

LES FLUORURES.  RELATIONS AVEC LES MALADIES CONGENITALES ET LE CANCER.  L'IMAGE GLOBALE.


Vous trouverez ici des extraits de l'édition électronique de ce rapport qui fut rédigé dès 1979 par : P.-J. Morin, Ph.D. médecine expérimentale et ex-directeur du Centre de recherches médicales à l' Hôpital Laval de Québec; D. Burk, Ph.D. biochimie et ex-directeur des laboratoires de cytochimie du National Cancer Institutes des Etats-Unis, auteur d'importants travaux sur les fluorures; J. R. Graham, Ba, LL. B. avocat lors de trois procès américains portant sur la fluoruration.  Ont contribué en tant que conseillers: J. Yiamouyiannis, Ph.D. biochimie et A. Burgstahler, Ph.D. chimie.

Une version numérisée de ce document a été préparée par AFQ (226 ko). Pour la télécharger (65 pages) : Cliquez ici


 

CONCLUSIONS


La fluoruration de l'eau passera à l'histoire comme un exemple type de charlatanisme médical. Tel que mentionné par Groth dans sa thèse de doctorat, cette mesure de santé publique trouve son origine dans l'alliance douteuse des intérêts de l'industrie qui, elle, désirait se départir de résidus embarrassants et des services de santé dentaire américains (107). Les efforts de marketing des deux groupes ont été dirigés vers le public en général, mais surtout vers les groupes scientifiques et médicaux ayant un grand prestige. 

 

Ainsi qu'il a été si éloquemment démontré au cours du procès tenu au Texas, les groupes scientifiques ont accepté d'appuyer cette mesure sous la bonne foi des services de santé publique et sans effectuer d'étude approfondie sur le sujet. Cette coalition d'appuis de groupes prestigieux a suffi pour donner à la fluoruration une respectabilité que peu de scientifiques ont par la suite osé mettre en doute. 

 

Il faut réaliser, cependant, que la fluoruration de l'eau n'a pas permis de contrôler de façon efficace le fléau de la carie dentaire dans la population. Cette constatation n'est guère surprenante à la lecture des travaux de Ziegelbecker, et al (108). En effet, cet auteur a démontré, à la suite d'une étude exhaustive de la littérature, qu'il n'y a pas de corrélation possible entre la fluoruration de l'eau et l'incidence de la carie dentaire dans les populations. Par contre, l'étude de Ziegelbecker démontre une nette corrélation entre la présence de fluorures dans l'eau et l'incidence de fluorose dentaire.

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Il n'est donc pas surprenant de constater que la carie dentaire représente toujours un problème non résolu aux Etats-Unis, la nation la plus fluorée au monde. Tout au cours de cette période d'expérimentation faite chez l'humain, la santé du public a été mise en danger sans que celui-ci puisse trouver de moyen afin d'y mettre un terme. Ceci dénote une sérieuse lacune dans notre compréhension de la gérance d'un état qui se dit démocratique.


 

INTRODUCTION

Page 2:
Les fluorures se retrouvent partout dans l'environnement et on peut dire qu'à toutes fins pratiques, il a toujours été impossible de ne pas en absorber une petite quantité à chaque jour. Les procédés industriels et les méthodes de culture agricole augmentent maintenant de façon tangible les quantités absorbées journalièrement. Nous serions d'ailleurs dans une situation très délicate, s'il s'avérait que les quantités que nous absorbons à chaque jour dépassent le niveau sécuritaire. Un problème majeur qui découle de cette constatation a trait à la dose journalière permise. Nous sommes, en effet, devant une situation où nous devons nous méfier d'une trop forte absorption, mais sans être en mesure de dire avec certitude à quel niveau le seuil toxique se situe (1 , 2).



LES FLUORURES, AGENT GÉNOTOXIQUES

Page 4: 
Les trois études citées précédemment démontrent que les fluorures peuvent réagir avec des parties importantes du matériel génétique des cellules. Il est généralement accepté aujourd'hui que l'activité biologique d'une substance est tributaire de sa configuration tridimensionnelle ou spatiale. Toute substance capable de réagir avec l' ARN ou l'ADN a donc la possibilité d'en modifier la configuration et, par voie de conséquence, d'altérer son activité biologique. L'effet biologique d'une telle réaction s'appelle une mutation cellulaire. Les mutations cellulaires sont cependant des réactions non sélectives et toute réaction avec le matériel génétique d'une cellule ne produit pas nécessairement le cancer chez l'organisme vivant. Il faut cependant se rappeler le côté non sélectif de la réaction et, par voie de conséquence, la possibilité que les gênes responsables de la reproduction cellulaire soient touchés et ce, avec des résultats prévisibles. Voilà pourquoi la presque totalité des substances capable d'induire des mutations cellulaires sont considérées comme des cancérigènes (10).



LES FLUORURES ET LES MUTATIONS CELLULAIRES

Page 5:
Un grand nombre de travaux ont démontré que les fluorures peuvent induire des changements au niveau des chromosomes des cellules et que ces modifications peuvent être observées en microscopie photonique.



Page 7:
Le processus de réparation est un mécanisme vivant et les réactions impliquées dans la resynthèse de l'ADN normal dépendent de l'apport des enzymes. Toute substance reconnue comme très toxique envers les enzymes doit donc être considérée comme suspecte dans sa capacité d'interrompre entièrement ou partiellement le mécanisme de réparation de l'ADN. L'ion fluor ayant fait preuve de sa toxicité envers les enzymes doit être examiné sous cet angle.



Page 7:
Klein, et al ont démontré que de très faibles niveaux de fluorures dans le milieu ambiant des cellules diminuaient de façon tangible le mécanisme de réparation de l'ADN des cellules.  À 1 ppm, le mécanisme ne fonctionnait qu'à 50% de la vitesse normale. Il y a lieu de rappeler ici que la capacité d'interférence avec le processus de réparation de l'ADN est considéré comme un effet très sérieux par les experts du domaine de la cancérologie (10).



LES FLUORURES ET LES ANIMAUX DE FERME

Page 11:
Les animaux de ferme qui s'abreuvent d'une eau contenant un niveau élevé de fluorures et ceux qui reçoivent une nourriture riche en fluorures présentent des signes d'intoxication chronique à cette substance sous forme de fluorose et de maladies congénitales chez les rejetons. En 1952, Rand, et al (52) démontrèrent que lorsque les bovins absorbent de l'eau riche en fluorures, l'incidence de mortalité pré-natale et d'avortements spontanés croît de façon sensible. Krook, et al (53) en 1979 démontra que les bovins qui ingèrent de la nourriture contenant de 14 à 25 ppm de fluorures (concentration calculée sur la base du poids desséché) souffrent de fluorose et que l'indicence de mortalité pré-natale et d'avortements spontanés augmente de façon sensible. Cox (54) démontra que les chinchillas étaient plus sensibles à l'intoxication aux fluorures que les bovins et que de l'eau et de la nourriture contenant même de faibles concentrations de fluorures produisaient des effets analogues chez ces animaux.


 

Page 11:


I. Aarez, et al (55) ont récemment démontré que l'addition de 1 ppm de fluorures à l'eau de boisson produisait des maladies congénitales chez les souris.


 

LES FLUORURES ET LES MALADIES CONGENITALES CHEZ L'HUMAIN

Page 12:
Au cours de ses recherches sur les causes du mongolisme, Rapaport fut frappé par la relation qui semblait s'établir entre l'incidence de mongolisme dans la population et l'incidence de cataractes séniles . En effet, il observa que là où il y a une incidence plus élevée de mongolisme dans la population, l'incidence de cataractes est plus élevée que la moyenne nationale. Il observa aussi que près de 70% des mongoliens âgés de dix-sept ans et plus souffraient de cataractes. La présence remarquable de fluorose dentaire chez les mongoliens (59) devait lui fournir un premier indice d'une possibilité que ces maladies puissent être liées à la présence de fluorures dans l'eau de consommation. Il entreprit une recherche épidémiologique.
(...)  Il trouva que dans les localités où le taux de fluorures est très élevé, plus de mères donnaient naissance à des enfants mongoliens et ce, à un plus jeune âge moyen que dans les régions où la teneur en fluorures était moins élevée.
(...)  Dans sa deuxième étude (59), Rapaport limita ses recherches à l'état de l'Illinois. Cette deuxième recherche devait confirmer les résultats de la première, quoique encore une fois l'incidence des naissances mongoliennes était plus faible que la moyenne nationale réelle. Cet état de fait est aujourd'hui reconnu et toutes les études à ce jour sont affligées du problème du reportage à la naissance.



LES FLUORURES ET LE CANCER CHEZ L'HUMAIN

Page 15:
Plus tôt dans cette publication, nous avons cité bon nombre de publications qui démontrent que les fluorures sont des mutagènes aussi bien pour les cellules végétales que pour les cellules animales. De plus, certaines publications ont démontré que cette substance était capable d'augmenter l'incidence de cancer et de maladies congénitales chez les animaux de laboratoire. A partir de ces constatations, il y a lieu d'examiner les effets des fluorures dans des populations humaines afin de déterminer si les modifications observées chez les animaux trouvent une correspondance chez l'humain. Pour ce faire, certaines études ont été effectuées et les taux de mortalité dûs au cancer ont été comparés pour des régions où l'eau est fluorée et des régions où l'eau ne contient à peu près pas de fluorures. Nous entreprendrons ici l'examen de ces études.



Page 21:
LES ETUDES CANADIENNES
Il y a quelques années, les Services de Santé publique du Canada (85) entreprenaient, une étude des populations canadiennes absorbant de l'eau fluorée. Ils rapportèrent qu'ils ne pouvaient trouver d'évidence que l'eau fluorée augmentait les taux de décès par cancer. Nous avons examiné cette étude en détail et nous ne croyons pas que cette conclusion soit justifiée. Cette étude est affligée d'un bon nombre de faiblesses qui en limitent l'interprétation.
(...)  Cette étude démontre au contraire que les villes fluorées ont un taux de décès par cancer plus élevé que les villes témoins.



Page 23:
Cecilioni (86) a conduit une étude certes plus restreinte du point de vue de la population totale que l'étude du ministère de la Santé. Il a comparé les taux de décès par cancer de 26 villes fluorées avec ceux de 23 villes témoins. Il a aussi effectué une étude comparative de villes semblables. Dans le premier cas, le taux de cancer des villes fluorées était plus élevé de 16.6% que celui des villes témoins. Dans l'autre cas, l'écart était encore plus dramatique, soit de 27.49%. 
(...)  Cecilioni n'a cependant pas effectué de corrections pour les facteurs démographiques. Dans des études antérieures effectuées à Hamilton (87, 88), Cecilioni avait démontré que les taux de décès par cancer du poumon étaient plus élevés à Hamilton que la moyenne canadienne. Il avait postulé que cette augmentation pouvait être due aux fluorures présents dans l'air. A Terre-Neuve, De Villiers (89) a trouvé une forte augmentation du taux de décès par cancer chez les mineurs qui travaillent en milieu fortement pollué. Il a postulé qu'une partie des décès par cancer pourrait être due à la présence de fluorures au sein des polluants.



Page 23:
LES ETUDES JAPONAISES
Deux études en provenance de ce pays établissent des corrélations entre les concentrations de fluorures dans le riz, le miso, le poisson et le thé et l'incidence de cancer de l'estomac (90, 91).



Page 28:
L'ETUDE RUSSE
En 1963, Litvinov, et al (100) étudièrent deux populations exposées à des émanations de fluorures provenant de deux grosses usines de réduction d'aluminium. Les taux de décès par cancer étaient plus élevés dans les régions les plus rapprochées des usines alors qu'ils décroissaient au fur et à mesure que le lieu de résidence des populations étaient plus éloignés. Une partie de l'augmentation des décès par cancer fut attribuée au benzo(a)pyrene. Ses auteurs mentionnent cependant qu'une partie pourrait être due à la présence de fluorures dans l'environnement.



DISCUSSION

Page 28:
L'étude des effets toxiques des fluorures chez l'humain comporte des difficultés très considérables. Ainsi que le lecteur a été en mesure de le constater, il ne suffit pas de consulter la littérature scientifique. 

 

Nous avons dû scruter certains procès-verbaux de commissions du Congrès américain et aussi des notes de cour contenant les témoignages d'experts venus se confronter devant des cours de justice. Cette revue exhaustive nous a fourni une quantité de renseignements essentiels au sujet des confrontations scientifiques qui ont eu lieu et des jugements portés sur la qualité de l'information présentée par les différents auteurs. 

 

Nous avons noté, à notre grand désarroi d'ailleurs, que plusieurs témoins ont admis des erreurs dans les données ou des erreurs méthodologiques. Cette information ne se retrouve cependant pas dans la littérature scientifique. 

 

Il est aussi devenu très évident à la lecture de toute cette documentation que les responsables de la santé publique se sont placés dans une situation où ils devaient défendre la fluoruration de l'eau comme une mesure efficace et sans danger. Dans ce processus, l'esprit critique et le jugement éclairé semblent avoir fait défaut, étant devenu une préoccupation d'ordre secondaire à leurs yeux. 

 

Il faut aussi souligner qu'aux Etats-Unis, trois juges ont eu l'opportunité d'entendre les deux facettes de la controverse au sujet de la fluoruration; ce sont les juges Flaherty de Pennsylvanie, Niemann de l'Illinois et Farris du Texas. Ces trois juges ont rendu des jugements analogues concernant la fluoruration. Tous les trois se disent convaincus des effets délétères des fluorures pour l'humain. Il est remarquable que plusieurs années se sont écoulées depuis et que les villes en cause sont toujours fluorées. Les jugements portés au sujet du débat scientifique se sont heurtés aux procédures judiciaires, ce qui a eu pour effet d'empêcher les citoyens d'obtenir gain de cause. 

 

La revue de sujet que nous avons entreprise a exigé plus de deux années de travail acharné, de consultations auprès des experts de différents pays et de corrections de textes. Ce travail a été accompli afin de permettre aux fondés de pouvoir de notre société de former une opinion éclairée sur le sujet des interactions des fluorures avec l'humain et sur la toxicité de cette substance. Nous croyons avoir maintenu l'impartialité essentielle à la poursuite d'un tel travail et d'une façon générale les commentaires et critiques formulés au sujet des différents travaux sont crédités à leurs auteurs. Finalement, nous croyons que le texte reflète fidèlement l'état de la question à ce jour.

 

Nos conclusions sont les mêmes que celles du juge Farris du Texas (101). Nous avons donc choisi de traduire une partie de son jugement sur la question de la fluoruration de l'eau et de substituer ses conclusions aux nôtres:


«La fluoruration de l'eau par des moyens artificiels, telle que contemplée à la suite de la directive N° 80-2530 de la ville de Houston, peut causer ou contribuer à causer le cancer, les maladies congénitales, peut provoquer des réactions d'intolérance vis-à-vis du produit et des réactions pathologiques dues à sa toxicité chronique incluant la fluorose dentaire chez l'homme; la fluoruration artificielle de l'eau peut aggraver les malaises résultant de la malnutrition et d'autres maladies déjà existantes dans la population; de plus, la valeur de cette mesure pour prévenir la carie dentaire peut être mise en doute.»


Il est possible de déceler d'autres indices que ceux mentionnés précédemment qui tendent à démontrer que le taux d'absorption actuel de fluorures dépasse le taux sécuritaire. Aasenden, et al, en 1978 (102), ont rapporté que plus de 60% des enfants vivant dans une région non fluorée et qui reçoivent des vitamines fluorées souffrent de fluorose dentaire. Forsman, et al (103), en 1977, rapportèrent que 32% des enfants vivant dans une région non fluorée et nourris avec des nourritures préparées commercialement souffrent de fluorose dentaire. Vu que la majorité des scientifiques concordent à reconnaître que la fluorose dentaire est le premier signe visible de toxicité chronique reliée aux fluorures (104, 105, 106), nous sommes forcés de constater que la jeune population des nations industrialisées semble intoxiquée de façon chronique par les fluorures.

 

Il ne sera cependant pas facile de changer cette situation à court terme. Une partie importante de l'augmentation que nous connaissons aujourd'hui résulte des méthodes de production agricole et aussi de l'utilisation d'eau fluorée dans la préparation des aliments (1, 2). Les méthodes de production agricole ne sauraient subir de changements immédiats sans mettre en péril l'approvisionnement alimentaire des peuples. Au surplus, tout changement à ce niveau comportera des coûts importants. Nous devons réaliser cependant que l'addition de fluorures dans l'eau de consommation a pour effet de doubler le contenu journalier des aliments(l, 2). Cette solution partielle nous semble la seule pratiquable à ce moment-ci. Par contre, à long terme, les gouvernements devront envisager la réglementation de la teneur en fluorures des aliments destinés à la consommation humaine et à la consommation animale.