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Réplique du Front commun pour une eau saine (FCES) à la lettre de François Desbiens , directeur régional de la santé publique

 

La lettre de M. François Desbiens a été publiée dans Le Soleil du 31 mars 2007

La réplique du FCES a été publiée dans Le Soleil du 6 avril 2007

 

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Le Soleil, 6 avril 2007

Doit-on se fier à la santé publique ? 

Nous reconnaissons qu’il semble difficile de remettre en question la rigueur scientifique de certains organismes professionnels, telle la Direction de la Santé publique (DSP). Toutefois, l’histoire de la fluoration et les dernières recherches scientifiques montrent que ces grandes institutions ont entériné cette pratique sans en avoir rigoureusement examiné la valeur scientifique. Montréal, Vancouver et la quasi totalité de l’Europe ont rejeté la fluoration. C’est pourquoi, nous vous invitons à étudier vous-même le dossier, en comparant entre elles les sources d’information et en adoptant une pensée critique. Comme l’a constaté le Renouveau municipal de Québec, cette pratique ne fait l’objet d’aucun consensus scientifique.  

Sur son site web, la DSP stipule que «Les avantages de la fluoration ont été bien documentés grâce à plus de 27 000 études s’étendant sur plus de 75 années.» (voir: http://www.santepub-mtl.qc.ca/fluoration/index.htlm). Or, jusqu’à ce jour, la revue la plus complète jamais effectuée dans le monde (Université York, 2000) n'a recensé que 3 246 études pour et contre la fluoration, dont seulement 214 ont été retenues pour leur valeur scientifique. Les chercheurs ont pourtant fouillé pendant trois ans toutes les banques de données scientifiques du monde… De son coté, le US National Research Council (NRC, 2006) recensait moins de 1 000 études ! Tout expert devrait lire ces deux révisions. 

Une médication forcée 

La présence du fluorure dans l’eau n’en fait pas un élément nutritif. Le plomb, l’arsenic, et le mercure sont aussi présents dans l’eau, et des municipalités paient cher pour s’en débarrasser. Santé Canada admet que le fluorure n’est pas un élément essentiel à la santé. Alors comment peut-on défendre l’idée qu’il serait nécessaire d’en ingérer? Même l’Association dentaire canadienne stipule, depuis 1997, que l’action des fluorures est principalement topique et non systémique : donc inutile d’en avaler. Par la fluoration, on ne cherche pas à traiter l’eau, on souhaite traiter les gens ! Dès 1957, la Cour Suprême du Canada a statué (Toronto contre Forest Hill) que la fluoration de l’eau est déraisonnable juridiquement, puisque cette pratique est une médication imposée sans consentement. 

L’eau fluorée, sans risque pour la santé ? 

Le produit ajouté à l’eau de Québec est l’acide fluosilicique de qualité industrielle et non pas pharmaceutique, fourni par la compagnie Lucier Chemical de la Floride. Ce produit est officiellement classé déchet toxique par l’Environmental Protection Agency (EPA). En novembre dernier, l’Association dentaire américaine émettait un avis conseillant aux parents d’éviter l’eau fluorée pour leurs bébés, en raison des risques de fluorose dentaire. La DSP, pourtant avisée depuis janvier 2007, n’a pas averti les parents. Dans son avis du 1er mars, le Dr Desbiens se réfère à une étude de Québec, ni publiée, ni révisée par les pairs. Il passe aussi sous silence deux études très importantes publiées récemment: 1- l’étude de Harvard de 2006, dans lequel le Dr Bassin établit un lien entre la fluoration et l’augmentation de l’incidence du cancer des os chez les jeunes garçons; 2- l’étude du U.S. National Research Council de 2006, affirmant qu’on ingère déjà trop de fluorure et que les risques pour la santé sont réels et nombreux : fluorose, cancer, troubles neurologiques, endocriniens, immunitaires, etc. 

Agent cancérigène

Le procès de Pennsylvanie sur la fluoration (1978) a validé l’étude de Burk-Yiamouyiannis qui conclut que la fluoration de l’eau entraîne 20 à 30 décès additionnels dus au cancer par 100 000 habitants annuellement. Dans ce procès historique, personne n’est parvenu à contredire ces conclusions. 

Dans le doute, s’abstenir ! 

Bref, non seulement peut-on douter de l’efficacité de la fluoration de l’eau, mais cette mesure constitue un pari risqué pour la santé. Dans le doute de cette controverse, vaut mieux appliquer le principe de précaution et y mettre fin... 

Pour plus d’information, www.acmqvq.com/afq

Le Front commun pour une eau saine

 

Groupes et experts composant le Front commun pour une eau saine (FCES):  L’Action des citoyens pour le maintien de la qualité de vie à Québec (ACMQVQ), les AmiEs de la Terre de Québec, le Conseil régional de l’environnement – Capitale Nationale (CRE), la Ligue des droits et libertés de Québec, le Réseau du Forum social Québec -Chaudière- Appalaches, l’Association de médecine dentaire holistique du Québec (AMDHQ), l'Association des diplômés en naturopathie du Québec, l’Association québécoise pour un contrat mondial de l’eau (AQCME), l’Association pour la santé environnementale, les hypersensibilités et les allergies du Québec (AEHAQ)Pierre-Jean Morin, Ph.D.médecine expérimentale, reconnu pour être l’une des sommités mondiales sur la question des relations entre la fluoration et le cancer, il est auteur ou coauteur de quelques 80 publications en médecine, dont sept concernant la fluoruration de l’eau; Maître J. R . Graham, B.A., LL. B., membre du Barreau de l'État du Minnesota. Il a participé à plusieurs procès majeurs relatifs à la science et à la médecine légale, particulièrement ceux concernant la fluoration artificielle de l’eau dans divers états américains. Gilles Parent, n.d., expert scientifique en matière de fluoration, Mireille Guay, Ph.D. en chimie organique, elle a scruté la littérature scientifique en matière de fluoration.