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Fluoration de l'eau au Québec

La Direction de la santé publique va-t-elle jusqu’à mentir pour promouvoir la fluoration?

Selon la Direction de la santé publique de Montréal : «Les avantages de la fluoration ont été bien documentés grâce à plus de 27 000 études s’étendant sur plus de 75 ans».  Or, 27 000 études scientifiques sur les bienfaits de la fluoration c’est beaucoup et si elles existaient, il leur seraient possible d’en fournir la liste, ce que nul n'a réussi à faire jusqu'à maintenant.  Ces études existent-t-elles ?  Qu'en est-il au juste ?  Ceci n'est pas sans rappeler l'affirmation erronée des tenants de la fluoration, selon laquelle il n'existe aucune étude défavorable à la fluoration, même si des centaines d'études peuvent être facilement consultées par tous.

 

Cette lettre a été écrite par G. Parent, coauteur du livre La fluoration, autopsie d’une erreur scientifique, et a été publiée dans Les Actualités le 11 novembre 2006 (page 3).  Elle fait suite à 3 articles publiés dans Les Actualités, l’hebdo de Québecor de la région d’Asbestos, qui peuvent être consultés ici : Cliquez ici. 

 

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Réponse à la lettre ouverte de la Direction de la santé publique de l’Estrie du 28 octobre 2006

La Direction de la santé publique va-t-elle jusqu’à mentir pour promouvoir la fluoration?

Je laisse aux lecteurs le soin de répondre à cette question. Pour vous aider, analysons scientifiquement les faits.  Sur le site de la Direction de la santé publique de Montréal (Agence de la santé et des services sociaux de Montréal) plusieurs affirmations valent la peine d’être vérifiées.  Par exemple, depuis le 12 septembre 2005, on écrit sur le site et je cite textuellement:

 «Les avantages de la fluoration ont été bien documentés grâce à plus de 27 000 études s’étendant sur plus de 75 ans».  

Ces chiffres ont été repris par le Dr Richard Lessard, m.d. alors directeur de la Direction de la santé publique de Montréal dans Le Journal de Montréal, le 16 juillet 2006; les Dr Stéphane Schwartz d.d.s.et le Dr Michel Lévy, d.d.s.ont repris cette même affirmation sur les ondes de Radio-Canada, CBC Noon, le 13 juillet, 2006.  Les 27 000 études sont donc officiellement consacrées.  Or, 27 000 études scientifiques sur les bienfaits de la fluoration c’est beaucoup et si elles existaient, il leur seraient possible d’en fournir la liste.

C’est pourquoi en août dernier, j’ai écrit au Dr John Carsley, m.d., directeur par intérim de la Direction de la santé publique de Montréal pour obtenir cette liste.  La Direction, étonnement, n’était absolument pas en mesure de fournir cette liste.  Pas plus que le Dr Christopher Clark d.d.s., Doyen de la chaire de Dentisterie de l’Université de Colombie-Britannique, qui selon le Dr Carsley était à l’origine de l’affirmation.  Le Dr Clark a eu la décence de me référer à l’étude la plus complète sur la fluoration jamais effectuée dans le monde pour y trouver l’information exacte, celle du National Health Services Centre for Reviews and Dissemination effectuée à l’Université York par les Dr McDonagh et al. en 2000 : A Systematic Review of Public Water Fluoridation.  Ce centre est LA référence dans le monde scientifique et médical pour la validation des thérapeutiques.  Les chercheurs ont fouillé pendant trois longues années toutes les banques de données scientifiques, tous les journaux scientifiques à travers le monde entier, dans toutes les langues, consulté tous les experts et ils n’ont trouvé que 3 246 études pour ou contre la fluoration, tant sur animaux que sur les humains, de niveau scientifique de qualité ou pas.  

Entre 3 246 études incluant les pour et contre et les 27 000 études appuyant la fluoration,  il y a tout un écart !  Après une sélection des études pour la pertinence de la révision pourtant étendue et l’évaluation des études selon les critères d’une étude scientifique, seulement 214 études pour et contre ont été retenues. Vous avez bien lu, seulement 214 études.  

Il n’en reste guère beaucoup pour supporter la fluoration...  comme le constatait une des conclusions de l’étude de McDonagh et al. : 

«Étant donné le niveau d’intérêt entourant la fluoration de l’eau potable, il est surprenant de découvrir que si peu de recherche de haute qualité ait été effectuée.»  

Pour sa part, en mars 2006, la National Research Council, du US NationalAcademy of Science, a publié, après trois ans de recherche, une revue de la littérature scientifique assez exhaustive et ont cité un peu moins de 1 000 études scientifiques.  Alors comment diable la Direction de la santé publique a-t-elle été capable de trouver 27 000 études qui supportent la fluoration.  Si un expert n’a pas lu la revue de l’Université York, il ne peut prétendre à être un expert et s’il l’a lu, il devait savoir qu’il y avait en l’an 2000 que 3 246 études.  Alors prétendre qu’il y a 27 000 études qui supportent la fluoration serait-il de la fraude scientifique ?

La fluoration est aussi présentée par la Direction de la santé publique comme une panacée capable d’éradiquer presqu’entièrement la carie dentaire.  Mais de combien la fluoration peut-elle vraiment réduire la carie dentaire ?  

En 2005, le Dr Schwartz parlait d’une réduction allant jusqu’à 65 %.  Confrontée avec les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du CDC (Center for Disease Control) qui ont justement retenu la conclusion d’une réduction de tout au plus 15 % de la revue scientifique de McDonagh et al. (s’appuyant sur les seules 26 études valables mais imparfaites qu’il ont pu trouver), le Dr Schwartz et le Dr Levy se sont ravisés à une réduction allant de 20 à 40 % lors de l’émission CBC Noon.  

Si l’OMS et le CDC ne créditent qu’un maigre 15 %, alors pourquoi prétendre 20 à 40 % ?  Pour sa part, la revue exhaustive du Dr David Locker, d.d.s., n’accorde pas de réduction significative de la carie dentaire et les chiffres d’une autre étude, celle de Hong,L, Levy SM et al. (2005), donnent pour la prévalence de la carie sur toutes les premières dents pour des enfants de 5 ans environ, les chiffres de 23.8%, 22.9%, et 24.4% pour des taux de fluorure dans l’eau de <0.7, de 0.7-1.2 et de >1.2 ppm (p=0.970). Faites le calcul pour la fluoration à la concentration optimale... 0,9 %... une réduction non significative.  Même une réduction de 15 % la carie n’est même pas assez élevé pour entraîner une réduction significative des coûts des soins dentaires et ne diminuera pas le travail des dentistes.  Imaginez maintenant l’économie avec une réduction de 0 %...   

Prétendre que le fluorure est un élément nutritif n’est pas supporté sur le plan scientifique.  Voici justement ce qu’en dit Santé Canada: 

«Bien que Santé Canada ait par le passé classé le fluorure comme élément essentiel, ( il) constate que les tentatives pour démontrer son caractère essentiel pour la croissance et la reproduction chez les animaux d’expérience n’ont pas été couronnées de succès.»  

Depuis l’an 2000, l’Association dentaire canadienne n’attribue au fluorure qu’une action essentiellement topique et non pas systémique.  Les fluorures ne sont donc pas essentiels à la santé et le lait maternel n’en contient que 0,004 mg/l.  Oui, les fluorures se retrouvent déjà dans l’eau et dans les aliments. Le plomb, l’arsenic et le mercure aussi et ils sont considérés comme toxiques...

Prétendre que la fluoration ne causerait que quelques rares cas de fluorose dentaire très légère ne peut être soutenue non plus. Sur toutes les études disponibles, la recherche de McDonagh arrive au chiffre moyen de 54 % (de 40 à 57 %) d’incidence de fluorose dont plus de 12,5 % serait inacceptable au niveau esthétique.  Cela exigerait pour ces cas des traitements de restauration de l’émail au coût approximatif de 1000 $ par dent.  Ces coûts de restauration consécutifs à la fluorose dentaire ne sont jamais comptabilisés dans les bénéfices de la fluoration. Eh bien, c’est parce que ces coûts viendront de la poche des parents des enfants atteints des milieux défavorisés, car les frais de traitement reliés à l’esthétique ne sont pas couverts par le gouvernement.  Le plus tristes c’est que ces «pauvres» enfants pauvres sont deux fois plus susceptibles à la fluorose dentaire que les mieux nantis.  Je pourrais citer plus d’une centaine d’études sur l’incidence plus qu’inquiétante de la fluorose dentaire là où une forme de fluoration est établie. Facile puisque que le Dr McDonagh en cite 88.  Cacher ou minimiser cette information ne serait-il pas mentir ?

Que 50 ou 100 organismes prestigieux supportent la fluoration n’est pas très significatif à mon avis si aucun d’entre eux n’a fait  sa propre démarche d’investigation sur l’efficacité et l’innocuité de cette mesure de santé publique.  Cet appui ne vaut pas grand chose sur le plan scientifique car la plupart se sont uniquement fiés sur l’acquiescement du U.S. Public Health Services à cette mesure de santé pour s’y joindre. De plus, qu’aucun des organismes cités et responsables selon la loi de protéger le public n’aient levé le petit doigt pour rectifier les faits sur les 27 000 études, sur le pourcentage de réduction de la carie dentaire ou sur les risques de fluorose dentaire en dit long sur leurs connaissances du dossier.  Le mythe de la fluoration est fort... 

Je termine en citant un extrait de l’article du Dr David Locker dans le Journal de l’Association dentaire canadienne, novembre 2001, page 579 :

 «Cet aspect des choses (les question éthiques concernant la fluoration de l’eau) touche au principe de sincérité qui veut que les professionnels de la santé soient obligés de dire la vérité à leurs patients, car personne n’a le droit d’influencer la manière des autres sans auparavant s’être mis en accord avec leurs convictions.»  

Je souligne : «Les professionnels sont obligés de dire la vérité à leurs patients,...».  

La Direction de la santé publique a-t-elle manqué à ce devoir?  À la lumière des faits énumérés ci-haut, c’est à vous, lecteurs, d’évaluer cet état de chose.  Moi, je n’ai fait que mon devoir de professionnel de la santé en apportant quelques éléments de la recherche scientifique que tant les élus que la population sont en droit de savoir pour faire un choix éclairé.

Gilles Parent, n.d.

Danville

Coauteur de «La fluoration, autopsie d’une erreur scientifique»

Porte-parole en matière de fluorure pour l’Association de médecine dentaire holistique du Québec  

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Des centaines d'études scientifiques révisées par les pairs, qui soulèvent des questionnements, qui remettent en question ou qui sont carrément défavorables à la fluoration de l'eau peuvent facilement être consultées par tous : Cliquez ici.