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Correspondance avec M. Trudel, ancien conseiller à la Ville de Beauport et militant de la fluoration

''Peu importe le pourcentage de réussite, il demeure que la mesure est
reconnue internationalement comme bénéfique pour combattre la carie
...'' Fernand Trudel

Vous trouverez ici les échanges entre M. Gilles Parent et M. Fernand Trudel, un ancien conseiller municipal de Beauport qui est aussi un ardent promoteur de la fluoration de l’eau à Québec.  Un tel échange nous offre un aperçu des arguments des partisans de la fluoration. D’après lui, les détracteurs de la fluoration ne sont pas crédibles, n’étant pas des experts, mais cette règle ne semble pas s’appliquer à lui, et ce bien qu'il admette ne pas en être un.

On voit que son discours est représentatif des partisans de la fluoration lorsque, ne pouvant répondre aux questions de M. Parent, il s’en tient à l’argument d’autorité, s’en remettant aux ''experts'' de la Direction de santé publique (INSQ): ''Ce sont eux les experts, pas moi''.  Il assure: ''Je ne demande pas mieux que d'avoir des avis d'experts de diverses positions sur le sujet'', mais se contredit plus loin: ''Je ne veux pas discuter de la véracité de vos documents mais de leur pertinence sur le fait qu'on ne respecte pas la démocratie dans cette ville'' et ''Je répète le débat est futile et académique sans audiences publiques''

Fait étonnant, M. Trudel affirme que le taux de réduction de la carie attribué à la fluoration de l'eau est sans importance: ''Peu importe le pourcentage de réussite, il demeure que la mesure est reconnue internationalement comme bénéfique pour combattre la carie...''.  Pourtant, le pourcentage de réduction de la carie de 20% à 50% est l’argument vedette de la DSP. Cela ne l'empêche cependant pas de militer pour l’imposition de la fluoration à toute la population.

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Lettre de Monsieur Fernand Trudel, Dimanche le 30 mars 2008

Monsieur Pearson,
 
Je n'ai jamais l'occasion de vous rencontrer comme l'on fait les opposants qui n'ont donné que leur son de cloche qui est loin d'être réel. Désolé pour vous mais je prends mes informations de sources vérifiées et crédibles  et je n'ai jamais pu vous exposer notre point de vue sur la question comme eux car vous ne m'avez jamais donné l"occasion. Je ne vais pas aux états Unis pour étayer mon dossier mais sur ce qui se passe à Québec et au Québec.  La norme américaine est de 4 mg/l soit plus de 5 fois la nôtre qui est de 0,7 mg/l.

Je ne fais pas de l'écoterrorisme comme les Amis de la terre qui ne savaient même pas que le ministre de la santé en vertu de la loi 36 avait édicté un  règlement en juin 2004 pour abaisser la norme de 1,2 mg/l à 0,7 mg/l pour justement répondre aux interrogations de nos écolos en herbe. Encore aujourd'hui, ces écolos ont des positions qui datent de 1970 et se sont promenés dans les conseils de quartier du réseau desservi par le Lac St-Charles avec les mêmes rengaines y compris qu'on va polluer le fleuve. Or, il y a 9 réseaux d'eau potable encore enregistrés au Ministre de l'Environnement.à Québec et même si la votre dessert 50% de la population, la résolution menotte les 8 autres réseaux y compris les deux villes défusionnées qui n'ont jamais décidé rien car le RMQ l'a fait à leur place  sans leur en parler. Elles aussi vont embarquer dans le bal tantôt car ce n'est pas fini cà commence. Or, ces gens oublient que l'eau rejeté au fleuve est traitée et je pense que l'on a construit des usines dans les années 80 pour éviter de le polluer davantage et elles sont efficaces à 90%. Donc, il ne reste que 10% de rejet au fleuve. Quand je multiplie ce 10% par la norme de 0,7 mg/l, ca doit donner une concentration inférieure à l'eau non fluorée du Lac St-Charles. Alors encore là un mensonge. Je peux prouver mes dires car l'eau de l'usine de Ste-Foy est puisée au fleuve et j'ai la concentration de fluor pour 5 ans depuis la fusion (2002-2006).

Je regrette votre point de vue surtout dans un quartier où les gens ont besoin de support gouvernemental constamment pour joindre les deux bouts. Après plus de 30 ans de fluoration vous n'êtes même pas capable de trouver une expérience négative à ce sujet. Si vous en avez une, produisez la pour justifier votre position irréaliste et injustifiable. Au contraire une  étude  du DSP conclue que les écoliers fréquentant votre quartier ont 40% moins de  carie.
 
Mais en même temps que vous décidez pour votre réseau vous empêchez les usagers des 8 autres réseaux qui eux ont droit de décider eux-même de la qualité de leur réseau d'eau potable. Refuser de les consulter et les empêcher d'agir, ce n'est pas démocratique.
 
Je défend nos deux usines à Beauport et Charlesbourg où l'on dépense 40 millions pour les mettre aux normes gouvernementales. Ca ne desservira pas St-Roch, seulement à nos arrondissements respectifs. Je vous informe que 7 conseillers sur 10 dans Beauport et Charlesbourg ont voté en faveur de la fluoration et malgré tout nos nouvelles usines vont entrer en fonction sans que nos citoyens usagers de ces deux réseaux puisent avoir le droit d'être consultés.. L'an prochain ce sera au tour de Ste-Foy de remettre à niveau l'usine pour se conformer aux normes. Eux vont le faire le débat et déjà certains pensent à ressasser les cendres de la défusion. J'ai un sondage majoritaire en main et je vais l'utiliser à bon escient car on est tannés de se faire dicter notre conduite pas la vieille ville qui n'a rien a voir avec nos sources d'eau.

 Veuilelz agréer mes salutations
 
   Fernand Trudel
   conseiller municipal à Beauport (1996-2001)


 
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Réponse de Gilles Parent, ND.A. à M. Fernand Trudel , Mardi, le 1 avril, 2008  7H10

Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Monsieur Fernand Trudel,

Il faut vous donner raison, Monsieur Trudel, le débat de la fluoration dérape souvent hors des chemins de la science et les jeunes bénévoles des groupes écologiques, aussi bien intentionnés qu'ils peuvent l'être, non pas toutes les connaissances nécessaires, mais je tenterai de voir aussi à leur éducation.  Je voudrais aussi souligner votre grand soucis pour la santé dentaire des enfants de Québec, cela vous honore, j'en suis avec vous et je suis certain que vous avez un soucis tout aussi semblable à vous appuyer sur une science bien factuelle pour défendre votre croyance de la fluoration.

Comme vous n'êtes pas un scientifique, on ne peut vous reprocher les quelques inexactitudes dans votre missive adressée à M. Jean Pearson, datée du 30 mars dernier.  Alors sans vouloir vous offenser, j'ai noté quelques erreurs dans votre propos. Je vous offre toute ma collaboration pour que dans le futur vous évitiez ces pièges. La controverse scientifique est fort utile pour faire avancer la recherche lorsque le débat est honnête, et vous avez bien raison là-dessus.  Permettez moi, et je le ferai avec toute la délicatesse que vous méritez, de les corriger.

Premièrement, la concentration maximale de fluorure permise dans l'eau naturellement fluorée au Canada et au Québec est de 1,5 ppm et elle est de 4,0 ppm aux États-Unis.  Toutefois cette norme n'a rien à faire avec le débat de la fluoration artificielle de l'eau.  Dans la fluoration artificielle, le taux optimal de fluorure utilisé aux États-Unis est de 0,8 ppm dans le sud (exemple Californie) et de 1,0 ppm dans les états du Nord (New York).  Alors la différence est relativement minime entre les deux pays, soit 0,1 à 0,3 entre le Québec et réciproquement pour les états du sud ou du nord des État-Unis.  Si quelqu'un vous a induit en erreur sur ce point important, ce n'était pas éthique de sa part.

Deuxièmement, ce ne sont pas les écologistes, ni même les éco-terroristes qui ont poussé le Gouvernement de l'Ontario et le Gouvernement du Québec à réduire les taux à 0,6 et à 0,7 ppm respectivement, mais l'observation par les autorité de la santé qui ont observé une incidence trop élevée et trop grave de la fluorose dentaire.  Les taux étaient tellement élevés à Toronto que certaines cliniques dentaires se sont spécialisées dans les traitements, très dispendieux d'ailleurs, de la fluorose dentaire.  Il a fallu réduire les taux de près de 50 % parce que les autorités de la santé avaient sous-estimé l'apport total des fluorures provenant de l'eau, des aliments et des dentifrices.  Si plusieurs éco-terroristes n'ont pas su que le Gouvernement avait réduit la concentration, c'est que le Gouvernement a évité de l'ébruiter, en incorporant ce rajustement dans une loi fourre-tout qui est passé inaperçue, de peur que les opposants lui soulignent qu'il s'était trompé pendant 30 ans en recommandant une concentration excessive et nuisible pour la santé dentaire.  En 1975, les experts du Ministère de la santé avaient pourtant affirmé que seul une concentration de 1,2 ppm pouvait être efficace et qu'à cette concentration il était virtuellement impossible d'observer des cas de fluorose dentaire.  (Voir les procès verbaux de la commission parlementaire sur la loi 88). Je cherche depuis, intensément, mais sans succès, les études scientifique qui démontrent l'efficacité des fluorures à réduire la carie dentaire, en climat froid, à cette concentration.

Il y a deux revues de la littérature scientifique fondamentalement importantes que je vous inviterait franchement à lire «Systematic review of water fluoridation». McDonagh MS, Whiting PF, Wilson PM,  Sutton AJ, Chesnutt, Cooper, J, Misso, K, Bradley M, Treasure E, Kleijnen J BMJ, Oct 7;321(7265), 2000, p. 855-859 (The York Review) et le rapport Fluoride in drinking Water, du National Research Council, 2006.  La lecture de notre livre «La fluoration : autopsie d'une erreur scientifique» novembre 2005, vous apporterait une lumière nouvelle et dans le cas où ce livre ne changerait pas votre vision de la fluoration, au moins sa lecture vous donnerait des armes pour critiquer les opposants, en connaissance de cause. (connaître son ennemi est le nerf de la guerre d'après ce qu'il est dit)  Vous aurez beaucoup de difficultés à trouver des recherches antérieures à 1985, à part les rappels historiques. 

Sur l'inefficacité des fluorures à réduire la carie dentaire, vous pourrez jeter un coup d’œil en passant sur l'étude de Hong, I., Levy, S. M., Warren, J.et B. Broffitt. «Dental caries and fluorosis in relation to water fluoride levels» AADR 35th Annual Meeting in Orlando: Abstract # 0153, avril, 2005, (http://snipurl.com/n8hg), celle de Pizzo et al. (2007) ou celle encore plus près de nous, l'Ontario, du Dr David Locker, DDS, 1999. Si les fluorures ne réduisent, suivant l'organisation mondiale de la santé, la carie dentaire que de 15 %, ou de 0,9 % suivant Hong et al, alors comment pourrait-elle permettre de réduire les inégalités sociales?  Je veux bien, mais la logique scientifique, elle, résiste. 

Troisièmement, j'aimerais bien que vous me nommiez quels sont les opposants à la fluoration qui sont assez stupides pour utiliser des études antérieures à 1970 comme arguments, pour qu'avec vous, nous les fassions taire. Je veille activement à apporter aux opposants et à l'opposition de la ville les études les plus sérieuses et les plus récentes.  Je suis prêt à vous les partager.  

Quatrièmement, j'aimerais beaucoup, pour compléter les connaissances des experts de l'Université York et ceux du National Research Council (deux des membres du panel sont de mes bonnes connaissances, dont le Dr Hardy Limeback, DDS, doyen du Département de dentisterie préventive de l'Université de Toronto, qui est, par hasard, l'auteur de la préface de notre livre) et surtout mes propres connaissances, que vous nous fournissiez la liste (simplement une liste) des 27 000 études scientifiques qui d'après la Direction de la santé publique du Québec supporteraient la fluoration de l'eau.  Il y a trois ans que j'en ai fait la demande à la Direction de la santé publique et j'attends encore. Je vous en serez gré de m'en faire part.  Vous serez peut-être plus chanceux que moi, mais le Dr Christopher Clark, DDS, doyen du Département de dentisterie de l'Université de Colombie Britannique et expert pour la fluoration m'a fait comprendre de ne pas les attendre. La réponse se trouve, d'après le DR Clark, «dans la revue de York»... J'ai une copie de la cette révision récente, au cas où le Dr Poirier de la Direction de la santé publique aurait égaré la sienne.

On vous considère comme un conseiller très sympathique et honnête, je vous sait très occupé alors je ne vous garde pas plus longtemps.  Je pourrai vous être très utile, ne fusse que pour remettre les pendules à l'heure et vous éviter de faire des affirmations sans fondement que les éco-terroristes pourraient vous reprocher. J'attends donc avec impatience vos commentaires et je vous prie d'accepter mes salutations les plus distinguées,

   Gilles Parent, ND.A.,

   coauteur de «La fluoration: autopsie d'une erreur scientifique»

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Réponse de M. Fernand Trudel à Gilles Parent, ND.A.

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Mercredi, le 2 avril, 2008, 13H10

Bonjour Monsieur Parent,

loin d'être un expert mais étant un conseiller municipal de 1996 à 2001 qui a défendu la valeur d'une eau potable de qualité au coté du candidat maire Michel Rivard (je m'était présenté en 1980).  À la lecture de l'historique que je vais faire, vous comprendrez que la gestion municipale de l'eau potable, je m'en suis préoccupé depuis 1980 et que je continue encore à m'en préoccuper malgré que je ne suis plus un élu. Ca doit être mon sens civique auprès de mon milieu qui l'emporte sur mes intérêts personnels et j'affectionne les débats rationnels et même cartésiens. Je ne demande pas mieux que d'avoir des avis d'experts de diverses positions sur le sujet mais force m'est de constater que les opposants ont joué avec les sentiments plus que sur la valeur scientifique de leurs arguments et je vais en relever avec documents à l'appui dans  ma réponse à votre demande. Il me semble que dès le début de ce dossier on a dévié de la consultation et du débat d'experts préférant éiter une décision à prendre. On a poussé le bucket au Ministre qui leur a renvoyé et pour cause car depuis 2002, les municipalités sont considéreés par le gouvernement comme des partenaires dans la gestion de l'eau potable.

À cette époque, nous avons milité et fait le thème central de notre campagne de 1980 sur l'eau potable et en particulier sur le projet de construction d'une usine de pompage par captation souterraine sous le lit de la rivière Montmorency et des bassins de décantation au coût de 13 millions (on parlait de 10 millions en 80). Notre équipe a été portée au pouvoir et nous l'avons réalisé même si le principal bailleur de fond du maire Marcel Bédard était la famille Welch propriétaire à l'époque de Eau de Source Boischatel qui desservait pratiquement tous nos concitoyens.

Je suis un de ceux qui à la faveur des travaux sur la rue d'Estimauville een 1984 pour y installer des bornes-fontaines dans le but de protéger contre un incendie l'Hôpital St-Michel Archange, suis intervenu à l'assemblée de consultation pour qu'on fasse l'interconnexion coin La Canardière er D'estimauville avec le réseau de Québec de façon à pouvoir utiliser  une réserve supplémentaire pour lutter contre un incendie majeur et ca s'est produit plusieurs années plus tard où les deux réseaux ont été mis à contribution. C'est vrai que l'expérience du feu de La Bastogne en décembre 1971 m'a permis d'être plus conscient du danger potentiel car je suis arrivé à Beauport quelques mois auparavant.

En 1996, je fut élu et encore là, J'ai eu à travailler dans le dossier du Lac des Roches situé sur notre territoire et alimentant Charlesbourg en partie, l'ex municipalité de l'Hopital St-Michel Archange et l'ancienne Ville de Giffard. Ces deux dernières miunicipalitées ayant été fusionnée en 1976 avec Beauport. 80% de l'eau du lac des Roches est utilisé par Charlesbourg et nous avions une structure appellée "aqueduc régional"qui nous forcait à faire le bilan annuel des opérations et à se partager la facture. Cette source d'eau et celle de Beauport sont lews deux premières touchées par la mise aux normes entreprise par la ville de Québec en 2006. Lews usines seront en opération à l'automne 2008. Nous avons aussi eté participant aux consultations publiques du BAPE sur la gestion de l'eau en 1999 et y avons présenté un mémoire.

À ce moment, l'eau prenant son émissaire au Lac St-Charles était fluorée et à notre connaissance, elle ne faisait pas problème. Je relisais récemment le mémoire de Vivre en Ville présenté par Mme Bourget appuyé par le Conseil Régional de l'Environnement dirigé par son ami de toujours, Alexandre Turgeon. Surprise dans 56 pages aucune ligne sur la fluoration.

J'ai relevé dans les archives de Radio-Canada le débat entre le ministre Claude Castonguay et le maire Jean Drapeau dans les années 1970. Étonnant le même genre d'arguments ont sorti des assemblées du conseil de Ville de Québec lors du vote sur la question en avril 2007. Les écolos disaient que c'était néfaste pour le fleuve alors que depuis les usines d'épurations des eaux ont été construites dans la décennie 80 et ici à Québec, mon ami le président de la CUQ, Michel Rivard, avait construit deux usines tributaires des bassins versants de l'est et de l'ouest de la rivière St-Charles. J'ai produit un mémoire lors des audiences publiques du BAPE sur le sujet.

Surprenant que les craintes de rejet au fleuve invoqué par les Amis de la Terre soit silencieux sur le fait que ces usines réussissent à 90% à purifier les eaux usées  laissant qu'une partie infime de la pollution qui se dilue dans l'immensité du fleuve. D'ailleurs une étude commandée en 1989 par la Ville de Montréal démontre que les rejets ne sont pas dommageables pour le fleuve. Elle vient d'être citée lors des consultations surt la fluoration de l'eau à Gatineau qui eux ont décidé d'aller de l'avant (coipe de clipper de presse).

J'étais présent lors de la décision du conseil de ville en avril 2007 et j'ai entendu toutes les critiques et tous les arguments de part et d'autres et il n'y avait rien de scientifique, ni rationnel là dedans. On a fait ressortir que le fluor étaitr un poisin toxique sans se soucier de mettre de bémols sur le niveau de concentration. Encore le 26 mars 2008, dans l'opinion du lecteur, un citoyen disait ceci: ma mère me disait que c'était pouison alors je suis content qu'on ait décidé d'enlever ce poison toxique de notre eau. Si ce n'est pas de l'écoterrorisme , ce genre d'argument qui circule de façon irrationnelle, eh bien j'en perd mon latin. C'est ce genre de discussion auquel on a eu droit au moment du vote oubliant complètement les avis du Ministre de la Santé, de la DSP et de sa présentation power-point, tous deux gardiens de la santé publique au Québec, et de l'assentiment du Ministère de l'Environnement. On a été même jusqu'a`écrire dans la résolution que le gouvernement n'avait pas de directives claires alors que le règlement sur la concentration maximum de fluor dans l'eau potable est présent et que la Loi sur la santé publique adoptée le 19 décembre 2001 consacre un chapitre à la fluoration de l'eau (articles 57 à 60). Cette résolution nous fait revenir aux discussions entre Drapeau et Castonguay.

Le coté légal de la chose est que la loi sur la protection de la santé publique adoptée en 1997 avait un article clair obligeant les municipalités à fluorer leurs eaux et celles-ci  ont contrevenu à la loi de façon délibérée. (voir copie de l'article 26 de la loi 88). Or, quand on lit le verbatim de la commission permanente sur la santé le 28 novembre 2001 (voir débat sur l'article 54 et suivant qui sont devenus les article 57 à 60 de la loi) étudiant article par article le projet de loi 36 (Loi sur la santé publique). on s'apercoit que l'obligation de fluorer devient une incitation sans plus. On ne forçait plus les municipalités, on respectait leur autonomie et on les faisait partenaire de la gestion de l'eau en marge de la Politique Nationale qui suivit et qui donna naissance aux conseils de bassin versant.

Ce que je débat est le droit de consulter les gens qui sont touchés par la résolution CV-2007-0313 car ce débat ne s'est pas fait sur les vertus ou non des 30 quelques années de fluoration de l'eau à Québec, il doit y avoir des données sur une telle expérience et on ne la prend pas aux États Unis mais dans les statistiques du DSP, dans les laboratoires d'analyse du Ministère de l'Environnement qui analyse continuellement les prélèvement d'échantillons d'eau et à la Société Canadienne du Cancer qui possède des statistiques sur cette facette du débat. Non, silence là dessus de la part des opposants et les élus n'avaient pas ces données en main. Pourtant c'est la règle de l'art d'un décideur municipal d'avoir un portrait complet du dossier pour prendre une décision éclairée. Je N'auarias jamais toléré d'étudier un dossier si peu documenté.

Je ne veux pas discuter de la véracité de vos documents mais de leur pertinence sur le fait qu'on ne respecte pas la démocratie dans cette ville. Il s'agit qu'un groupe organisé les Ami(e) s de la terre qui ont orchestré la manipulation de l'opinion d'un groupe restreint de gens liés tous au RMQ. D'ailleurs j'ai relevé sur leur site leur plan de match  (Les AmiEs de la Terre de Québec vous souhaitent la bienvenue) . Ainsi certains conseils de quartiers ont eu droit à des visites de la part de ceux-ci et de connaître un seul point de vue pour se faire une idée. Vous ne me direz pas que c'est une consultation crédible. Quant à leur dentiste Louis Gauthier qu'ils promènent sur toutes les tribunes, il fait partie de l'association dentaire holistique et sur le site de son association, j'ai trouvé un docement de 1979 de fonctionnaires du Ministère de l'environnement qu'il appellent le livre rouge sur la fluoration. C'est le document de base de l'argumentation du seul spécialiste de la santé qu'ils ont amené au micro du conseil en avril 2007. Il en est de même d'un autre huluberlu qui est venu dire qu'il y avait deux jugements de la cour suprême sur la fluoration qui la condamnait. Or dans ce rapport de 1979, un chapitre est consacrée à la jurisprudence et on a encore dit une énormité devant les élus. Voilà de la désinformation que l'on a colporté ad nauséam.

J'ai retracé un article d'un journaliste de Québec-Hebdo, Jean-Pascal Lavoie qui parle de la soirée du conseil de Ville d'avril 2007 et dont ma réaction sur  leur site explicite ma position dans le débat. Je trouve que la population est en otage d'un groupe restreint et que la polpulation n'est pas consciente de ce déni de démocratie évident. Je dirai en passant que les élus de Charlesbourg et Beauport, où se construisent les deux usines pour se conformer aux normes édictées par les deux réglements en annexe et la politiiquer de gestion de l'eau adopté suite à des audiences publiques ont votés 6 sur 10 econtre la résolution en evril 2007 et que Gilles marcotte devenu indépendant en 2008 a voté le 25 mars dernier en faveur de consultations puibliques. Interrogé au FM93.3 quelques jours après, il se disait en faveur de la fluoration, ce qui place les élus à 7 surt 10 en faveur dse la fluoiration. Bien sûr je suis pour un débat sur la question. C'est ce que je réclame depuis le début, d'ailleurs j'ai personnellement interpellé les candidats à la mairie lors des élections de décembre 2007 (copie jointe).

Je vous remercie de votre intérêt dans le dossier et je souhaite vous entendre lors de consultations publiques qui seront amorcées dans nos arrondissements prochainement. On sait tous que la mise à niveau aux normes gouvernementales de l'usine de Ste-Foy qui puise son eau au fleuve est prévue se faire en 2009 en pleine année électorale. Je crains qu'une autre dimension entre dans le débat pour le faire déraper davantage, et là le scientifique va prendre le bord, ce sont les frustrations de banlieue face à la  ville centre qui lui impose une harmonisation pas toujours selon leur souhait. De quoi relever de ses cendres des débats révolus de défusion et là l'émotif va prendre le pas sur le rationel. Faudrait pas à en arriver là et c'est pourquoi la consultation sur la fluoration doit se faire au plus tôt et sur une base rationelle et respectueusement des gens. Mais permettez moi de constater que le RMQ a manqué de vision le 25 mars dernier en refusant de faire les consultations publiques surtout quand on sait pertinemment l'ignorance du public sur la question et ce n'est pas d'hier (voir ci-joint: Ni bu Ni connu ). Enfin je vous donne une de mes source scientifique, une publication de INSPQ sur la question dans laquelle j'ai puisé la norme américaine de 4 mg/l.

Je suis sincère et entier dans ma démarche qui est de permettre aux citoyens de mon arrondissement et de l'arrondissement de Charlesbourg qui seront les uniques utilisateurs de l'émissaire des Ilets et de la montagne des Roches (nommé: aqueduc régional). C'est à eux que je défend le droit d'être informés et consultés car c'est chez eux que l'on construit des usines pour se conformer aux nouvelles normes gouvernementales. J'ai gardé la même attitude de servir le citoyen que quand j'étais conseiller, il semble que je ne changerais pas à mon âge.

Je vous remercie de lrelever le débat sur des bases plus sérieuses et veuillez croire que je l'apprécie au plus haut point.

Veuillez agréer mes salutations distinguées

   Fernand Trudel

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Réponse de Gilles Parent, ND.A. à M. Fernand Trudel

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Mercredi, le 2 avril, 2008, 22H11

Bonsoir Monsieur Fernand Trudel,

Merci de votre réponse aussi rapide, cela m'honore.  Je vois que vous êtes très impliqué dans la question de l'eau.  Je vous remercie pour votre documentation, je me demandais si vous les aviez lus, alors j'étais sur le point de vous les faire parvenir.

Il y a plusieurs points que j'ai soulevé hier et j'espérais avoir vos commentaires sur ces éléments.

La science qui soutient la fluoration de l'eau doit être comme toute science, universelle, ne croyez-vous pas?

Ce qui est vrai dans un pays, devrait l'être dans un autre.  Pouvez-vous me donner des explications sur le fait que les taux de réduction de la carie attribués à la fluoration varient sans cesse?  La revue systématique de McDonagh et al.  (la plus complète et la plus rigoureuse jamais effectuée) n'attribue à la fluoration qu'une réduction de 15 % tout au plus, en fondant cette conclusion sur les 22 études scientifiques acceptables selon les critère scientifique.  L'Organisation mondiale de la santé, en ayant analysé cette révision n'accorde elle aussi qu'un maigre 15 %.  Cela fait une demi carie de moins avec la fluoration, dans toute le bouche, ce n'est pas une panacée!  Maintenant les Centers for Disease Control des États-Unis, lui sans explication pour sa discordance, élève cette réduction à 18 %.  Alors que pour Pizzo et al. (2007), il n'y a pas de différence significative du taux de carie dentaire, ville  fluorée ou pas.  Pour Hong, L, Levy S. M. et al.1 (2005), 0,9 % de différence en faveur de la fluoration, ce qui n'est pas significatif.  Pour Locker et al, 1999, pas de différence.  Pourquoi alors en 1975, on parlait d'une substance miraculeuse qui réduisait la carie dentaire de 75 %?  Le Dr Stephane Schwartz, DDS, de la Coalition pour des dents en santé, parlait en 2005, de 65 % de réduction de la carie avec la fluoration.  Deux ans plus tard, cela avait fondu, c'était entre 20 à 40 %.  Dites moi qui dois-je croire?  

Si Santé Canada me répond que les suppléments de fluorure, suppléments à prendre absolument  là où l'eau n'est pas fluorée, pour remplacer la fluoration, ne sont plus efficaces, dois-je comprendre que les autorités se sont trompés pendant 50 ans sur les suppléments?  Ou que je suis trop stupide pour comprendre?  Comment puis-je croire que si les suppléments de fluorure ne sont plus efficaces, car l'effet topique est le principal mécanisme d'action des fluorures, qu'une fois le supplément est dilué dans l'eau, il devient miraculeusement efficace?  Est-ce de la sorcellerie ou de la science?

Il y a là un peu trop de contradictions à mon goût et je compte sur vous pour résoudre mon dilemme.  Pouvez-vous m'aider?  Le rapport de l'Institut national de santé publique a peut-être évité de poser les vrais questions.  Plus je fais une investigation scientifique sur ces questions, plus je trouve des contradictions graves.  Je souhaiterais que vous m'accompagniez dans cette investigation.  Aurez-vous ce courage? 

Au plaisir,

   Gilles Parent, ND.A.

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Réponse de M. Fernand Trudel à Gilles Parent, ND.A.

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Jeudi, le 3 avril, 2008, 9H55

Rebonjour Monsieur Parent,


Peu importe le pourcentage de réussite, il demeure que la mesure est reconnue internationalement comme bénéfique pour combattre la carie. 


Tout est question de dosage et dans les interventions et dans l'application. L'europe qui ne boit pas d'eau a choisi une autre méthode, le sel fluoré.  Il demeure que les experts du ministère ont analysé toutes les dobnnées et sont à l'affût de toutes nouvelles recherches. Ce sont eux les experts, pas moi. 


Il demeure qu'un groupe restreint de 7% de la population appuyé sur un parti en déclin prend en otage toute la population. Ca c,est le drame que nous vivons.


Tant et aussi longtemps que nous serons baillonnés par des gens qui se vantent d'être démocrates, nous parlons pour rien dire.


J'ai très bien saisi vos arguments et je répondrai avec documents à l'appui à chacun de vos points lors de consultation publique où je serai en mesure de déposer un mémoire complet. D'ici là on perd notre temps dans des discussions oiseuses. Convainquezx vos alliés d'aller en consultation et on verra qui sera le plus convaincant. Sinon je resoterai sur mes positions que les opposants ont semé un doute qu'il ne peuvent prouver de façon concrète. Moi je parle d'une expérince de 36 ans sur une population de 250,000 personnes. Que les opposants amènent des fait sur l'expérience de la Ville de Québec. Quand un élu est responsable il tente de savoir qu'est-ce que ca fait sur la population ou si l'expérience passé a été négative. Ca lesopposants n'ont aucune donnée. 

 

De toute façon, mes réponses ne sévirons qu'à étoffer l'opposition à la fluoration pour laquelle vous avez été nolisé.
                
Merci de votre attention. Et on se verra lors de consultation publique.

 

   Fernand Trudel

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Réponse de Gilles Parent, ND.A. à M. Fernand Trudel,

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Jeudi, le 3 avril, 2008, 11H11

Rebonjour Monsieur Trudel,

Une chose que l'on m'a appris dans mes études, c'est de remettre tous mes enseignements en doute, de vérifier tout.  C'est la rigueur scientifique qui l'exige... L'histoire est rempli d'erreurs.  Il n'y a pas si longtemps, le mercure était utilisé dans les pommades contre l'eczéma et la Croix Rouge a contaminé des milliers de personnes avec du sang porteur de virus!

Vous avez votre opinion et je la respecte, toutefois j'ai de la difficulté à accepter que l'on utilise l'argument de la citation d'une autorité sans l'appui de recherches scientifiques. Vous êtes un homme intelligent et vous n'accepteriez pas que je vous induise en erreur. J'aime les gens sceptiques et je ne vous en veux pas de ne pas me croire. Si je vous disais qu'il y avait 20 000 études qui démontrent que les fluorures sont toxiques à l'être humain à 0,7 ppm, vous me demanderiez de fournir ces recherches et vous auriez 100 % raison d'exiger les preuves.  Il y en a plusieurs centaines, ce qui est loin de 20 000 études, et le dépôt de ces recherches a fait renverser la décision de la ville de Montréal de fluorer l'eau en 1988.  Le site de la Direction de la Santé publique affirme qu'il y a 27 000 études qui supportent la fluoration, affirmation reprise par plusieurs autorités de la Santé publique, dont le Dr Michel Lévy, DDS, et comme vous le feriez, j'exige de voir les preuves.

Si vous persistez à croire en la fluoration, sans vérifier l'existence de ces 27 000 études scientifiques, alors j'aurai de sérieux doutes, soit sur votre objectivité ou soit sur votre intelligence.  C'est certain qu'en commission, nous exigerons le dépôt de la liste des 27 000 études scientifiques publiées qui supportent la fluoration.  Cela risque d'être très drôle.

La question que j'ai souligné hier sur l'efficacité est une question fondamentale.  Si, par hasard, la fluoration n'est pas efficace, pourquoi, démocratiquement, l'ajouterions nous à l'eau?  Je suis pour la démocratie, à la condition que les électeurs reçoivent une information honnête de façon égale, pour les deux côtés, comme cela devait survenir au dernier référendum.

Il ne devrait pas y avoir de crainte de dévoiler vos arguments, s'ils sont véridiques vous pourriez démolir les arguments de l'opposition.

Passez une agréable journée dans le respect,

   Gilles Parent, ND.A.

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Réponse de Gilles Parent, ND.A.

À M. Fernand Trudel,

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Jeudi, le 3 avril, 2008, 11H41

Rebonjour Monsieur Trudel,

Ne vous inquiétez plus, cela sera ma dernière intervention.

Il y aura des audiences publiques au Gouvernement fédéral et au Gouvernement ontarien, et soyez certain que je vous appuierai pour des audiences au Québec, ce qui ne saurait tarder. Quand vous aurez vérifié le 27 000 études, promettez moi de me faire part de votre surprenante découverte... 

L'abaissement de la norme, nous l'avions demandé en 1975, 30 ans plus tard, ils se sont avisés. C'est lent, mais mieux vaut tard que jamais.

Merci de votre courtoisie,

   Gilles Parent, ND.A.

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Deuxième envoie de Gilles Parent, ND.A.

À M. Fernand Trudel,

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Jeudi, le 3 avril, 2008, 12H03

Monsieur Trudel,

Excusez-moi encore, contre ma promesse, mais je viens de recevoir un article du Droit d'Ottawa.

(Note d'AFQ, l'article en question est disponible ici : Cliquez ici.)

Pardonnez mon intrusion,

   Gilles Parent, ND.A.

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Réponse de M. Fernand Trudel

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Jeudi, le 3 avril, 2008, 12 :26

On oublie de dire que ces exoperts se remettent toujours en question et quand il le faurt ils revisent leurs normes ou leur recomandations. N'ont-  il pas abaissé la concentration maximun de 1,2 à 0,7 . Il y a une raison pour ca...

Je répète le débat est futile et académique sans audiences publiques. Faites comme moi réclamez les...

Quand au doute je sais que la science n'est pas un consensus permanent sauf pour le GIEC et les écolos qui eux ont la pemnsée unique.

Bonne journée

   Fernand Trudel

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Réponse de M. Fernand Trudel

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Jeudi, le 3 avril, 2008, 16:41


 Je vois que les argumentrs des ecoterroristes ressemblkent à ceux qui luttent contre l'hystérie collective de respecter Kyoto, cette arnaque onusienne.  Omn doute pas qu'il y ait réchauffement mais nous croyons que la cause du réchauffement n'est pas humaine. 

Voyez vous érick Moreault du Le Soleil lui en a fait le parallèle en vous disant que les écolos comme vous enfourchent le mauvais cheval de bataille.

Excusez moi mais votre insistance va remettre en question l'existence et la crédibilité même des groupes écolocos qui vous supportent. Et je ne me gênerai pas car je suis un sceptique de la cause kyotiste et non pas du réchauffement. Je parles d'hystérie collective et d'écoterrorisme tout comme dans le fluor. Moi aussi je doute quand le GIEC un organisme onusien donc politique, publie et médiatise à outrance un résumé pour décideurs  9 mois avant de déposer les études. On l'a su pourquoi un tekl décalage car des scientifiques ont refusé de signer le rapport. Ua diable le consensus comme vous le dites si bien la science évolue par le doute. Le réchauffement médiatique est  orchestré par les adeptes du film d'un politicien dans lequel il commet 9 mensonges prouvés par une cour de justice. Alors comment trouvez vous ca que dans le dossier du réchauffement principal gagne pain des écolos , je sème le doute comme vous le faites?

Le temps est en notre faveur dans les deux cas.  En tout cas c'est difficile de parler de réchauffement à Québec cet hiver, hein!!!

Bonne Journée

   Fernand Trudel


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Réponse de Fernand Trudel

Re: Pour un débat scientifique et factuel sur la fluoration

Vendredi, le 4  avril, 2008, 18H31



Climate facts to warm to  The Australian

C'est formidable ca vient de tirer dans les jambes d'Al Gore qui crie à tout vent que le point de non retour arrive...

    Fernand

 

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