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Arrêt de la fluoration : une décision éclairée

À partir du 1er avril 2008, la ville de Québec se joint à 94% des villes de la province et à 98% des collectivités européennes qui ne fluorent pas l'eau potable.  Québec n'est pas seule. Voyez la liste des villes qui ont dit non à la fluoration : Cliquez ici.  Dans le monde entier, il n'y a que six pays qui fluorent leur population à plus de 50%. 

 

Arrêt de la fluoration : une décision éclairée

Article publié dans Droit de parole, mars 2008

Suite au vote municipal du 18 mars, la fluoration de l'eau à Québec doit cesser le 1er avril. Dorénavant, seulement 3% de la population du Québec boira de l'eau fluorée (6% avant le vote).

Cette décision fait grincer des dents, on crie même à l’« écoterrorisme ». Il importe de remettre les choses en perspective.

Plusieurs réclament une consultation populaire, cependant personne n’a été consulté lorsque la fluoration a commencé à Québec en 1972.

Selon les critiques, la décision du RMQ serait anti-démocratique, incompréhensible.  Pourtant, cela n’a pas été décidé sur un coup de tête. Dès 2004, la Ville de Québec tenait une table de consultation à laquelle les pro et les anti étaient invités à débattre. Les pro fluoration n’ont pas réussi à convaincre les représentants municipaux. Le chimiste en chef de la Ville, qui penchait pourtant en faveur de la fluoration, n’a pas été convaincu et son rapport recommandait la fin de la fluoration, en attendant plus d’études. Ses recommandations n’ont toutefois jamais été appliquées.

En 2007, les élus votent pour mettre fin à la fluoration dès avril 2008, à moins que le ministère de la santé, si convaincu des bienfaits de la fluoration, ne l’impose à toute la province.

Le RMQ a pris le temps de s'informer, de soupeser la question et a eu le courage de dire non, en raison de la controverse. Il faut savoir que : 

1) Montréal, Vancouver et 98% de l’Europe ont rejeté la fluoration et contrairement à ce qu’affirme la direction de la santé publique (DSP), l’Allemagne et la Suède l’ont interdit !  

2) la DSP affirme que la fluoration réduit la carie de jusqu’à 60%. L’OMS dit 15%, le CDC dit 18% et le rapport ontarien Locker (1999) dit 0%.  Qui a raison ? 

3) Les données de l’OMS montrent que la carie a diminué pareillement dans tous les pays industrialisés, fluorés ou non. Une autre étude de l’association dentaire canadienne montre que la Colombie-britannique, la province la moins fluorée, affiche le plus faible taux de carie au pays.  

4) Le rapport du Conseil national de recherche (NRC, 2006), l’autorité scientifique suprême aux Etats-Unis, établit de nombreux liens entre fluoration et divers troubles de santé. D’autre part, selon l’expert de la DSP, le Dr Lévy, les risques pour la santé « concernent plutôt les très jeunes enfants de trois ans et moins, qui peuvent développer de la fluorose. Ce sont des taches blanches qui apparaissent sur les dents, par exemple lorsque ces enfants avalent du dentifrice » Or, le ministre Couillard affirme qu'« il n'est pas exact de dire qu'il existe des risques associés ».  Qui a raison?

Faisant fi du principe de précaution et même si cette pratique soulève des questions éthiques et contrevient à la Charte des droits et libertés, la DSP fait pression sur les villes pour fluorer 50% de la province d’ici cinq ans. D’autres défendent le droit à une eau saine pour tous.

Pour en savoir plus:
www.qvq.ca/afq

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