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Une étude publiée dans Cancer Causes and Control établit une forte corrélation entre l'eau fluorée et le cancer des os chez les garçons

 

 

Un article publié dans le journal scientifique Cancer Causes and Control vient finalement publier les résultats issus de l'étude de Harvard : Les Garçons qui boivent de l'eau fluorée (à des niveaux dits 'sécuritaires' par les autorités dentaires) sont de 3 à 7 fois plus souvent atteints du cancer des os.  Ces découvertes suscitent de nouveaux appels en faveur de l'abolition de la fluoration de l'eau.  Source : AFN et EWG.  

Adaptation Française : Action Fluor Québec.  

(WASHINGTON, 5 avril 2006) — Les Garçons qui boivent de l'eau fluorée, à des taux de fluorure considérés sécuritaires par les autorités dentaires, sont de 3 à 7 fois plus souvent frappés d'ostéosarcome, une forme rare mais mortelle de cancer des os.  Cette constatation ressort d'une étude menée par l'Université Harvard et qui vient d'être publiée dans le journal scientifique Cancer Causes and Control, dont les résultats sont révisés par les pairs.  Ce périodique est le journal officiel du Centre de prévention du cancer de l'Université Harvard (Harvard Center for Cancer Prevention).

L'étude, menée par une équipe de scientifiques de Harvard et dirigée par le Dr. Elise Bassin, a trouvé une forte corrélation entre la consommation d'eau fluoré et l'ostéosarcome chez les garçons âgés de 6, 7 et 8 ans.  Cette étude vient confirmer les résultats d'études menées préalablement, chez les animaux et chez les êtres humains, par le National Institutes of Health (NIH) et le New Jersey Health Department, qui ont également conclu que l'on retrouve un taux plus élevé de cancer des os chez les les garçons buvant de l'eau fluorée.

 

Selon Chris Neurath, directeur de la recherche scientifique du réseau international FAN, “L'approche analytique privilégiée par Bassin est révolutionnaire, car elle examine le risque de contracter un ostéosarcome en fonction de l'âge d'exposition des enfants, ce qui permet d'isoler et de comprendre comment le fluorure peut déclencher le cancer des os. Bassin explique que si les études se bornant à examiner l'exposition ou l'accumulation osseuse relative au fluorure, toute la vie durant, étaient réexaminées en utilisant cette méthode, elles aussi pourraient mener aux mêmes résultats.

L'étude du Dr. Bassin suit de près le rapport de l'Académie américaine nationale des sciences (National Academy of Sciences-NAS) qui concluait que la limite ''sécuritaire'' de fluorure dans l'eau fluorée ne protège pas les enfants de la fluorose dentaire, ni d'une susceptibilité plus élevée aux fractures des os.  Voilà pourquoi la NAS vient tout juste de recommander une réduction immédiate de la limite de fluorure dans l'eau potable.  Aux États-Unis, la NAS est un organe du prestigieux Conseil national de la recherche scientifique.  

L'étude de Bassin se trouve au centre d'une enquête menée sur le comportement éthique du Dr. Chester Douglass à l'école de Médecine dentaire de l'Université Harvard (Harvard Dental School).  Douglass aurait menti au sujet des résultats défavorables trouvés par Bassin, qui était alors sous la direction de Douglass.  Ce dernier aurait délibérément omis de rapporter les résultats devant le National Institute of Environmental Health Sciences (NIEHS) qui avait subventionné la recherche.  De plus, Douglass, qui était chargé d'étudier la relation entre la consommation d'eau fluorée et le cancer des os, se retrouve en conflit d'intérêt, puisque ses propres recherches sont en partie subventionnées par Colgate, le géant de l'industrie de la pâte dentifrice.

Au sujet de la recherche de Bassin, Douglass reconnaît pourtant que : "Elle (Bassin) a fait du bon travail. Elle avait avec elle un bon groupe de conseillers. Et c'est bien—c'est une bonne analyse. Il n'y a rien a redire au sujet de cette analyse."

 

Selon le Dr. William Mass, Directeur de la santé orale au CDC ( Centers for Disease Control), un organisme américain éminemment pro-fluoration, Bassin "a fait un excellent travail épidémiologique de base.

EWG, un groupe environnemental américain très en vue, demande maintenant au communautés d'éviter d'ajouter du fluorure dans l'eau potable et recommande aux parents d'éviter que les enfants boivent de l'eau fluorée, en visant spécialement les bébés nourris au biberon.  

 

Selon Richard Wiles, vice président d' EWG :

 "Cette étude soulève de très sérieuses préoccupations au sujet de la sécurité du fluorure, mais aussi relativement au potentiel de cette substance à causer le cancer chez les garçons.  Ces résultats justifient que l'on pose la question suivante : est-il sage d'ajouter du fluorure dans l'eau potable ?''

 

Wiles ajoute : "Le fluorure est acceptable dans la pâte dentifrice, où il est appliqué directement sur les dents, mais offre peu d'avantage dans l'eau, tout en créant de risques sérieux pour la santé, spécialement chez les garçons.''

 

D'après le Dr. Paul Connett :  "Augmenter le risque qu'un enfant contracte le cancer des os, une maladie généralement mortelle, constitue un prix à payer beaucoup trop élevé en comparaison à une toute petite réduction de la carie dentaire. L'idée selon laquelle le fluorure pourrait protéger l'émail, sans endommager les autres tissus, constitue depuis 60 un pari risqué, et il est maintenant clair que nous avons affaire à un mauvais pari.

 

Cette semaine, le directeur britannique d'un centre de recherche réputé sur le cancer rapportait avoir découvert des facteurs de risques spécifiques à l'âge, et ce, chez les adolescents frappés de divers types de cancer, incluant l'ostéosarcome.  Le Dr. Jillian Birch, directeur du groupe de recherche (UK Pediatric and Familial Cancer Research Group), expliquait que les poussées de croissances et les variations hormonales chez les enfants pouvaient en partie favoriser le déclenchement du cancer, ce qui vient renforcer les découvertes issues de l'étude menée par le Dr. Bassin.

Le Dr. Connett conclue : "Les découvertes de Bassin viennent asséner un autre coup sur le programme de fluoration au États-Unis.  Ce rapport scientifique arrive pile, deux semaines après un important rapport publié par le Conseil national de la recherche scientifique (National Research Council) sur la fluoration de l'eau, qui soulève, lui aussi, de très sérieuses questions relativement aux dangers de l'exposition au fluorure.  Nous appuyons fermement le récent appel au moratoire énoncé par une coalition de onze syndicats regroupant les professionnels de l'EPA, qui exige l'arrêt immédiat de la fluoration de l'eau, ainsi qu'une enquête approfondie sur cette mesure obsolète et risqué; cette enquête doit être menée par le Congrès.

 

 


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Résumé scientifique publié sur le site de Cancer Causes and Control


Age-specific Fluoride Exposure in Drinking Water and Osteosarcoma (United States) 


Authors: Bassin, Elise1; Wypij, David; Davis, Roger; Mittleman, Murray
Source: Cancer Causes and Control, Volume 17, Number 4, May 2006, pp. 421-428(8)


Abstract:
We explored age-specific and gender-specific effects of fluoride level in drinking water and the incidence of osteosarcoma.

We used data from a matched case–control study conducted through 11 hospitals in the United States that included a complete residential history for each patient and type of drinking water (public, private well, bottled) used at each address. Our analysis was limited to cases less than 20 years old. We standardized fluoride exposure estimates based on CDC-recommended target levels that take climate into account. We categorized exposure into three groups (<30%, 30–99%, >99% of target) and used conditional logistic regression to estimate odds ratios.

Analysis is based on 103 cases under the age of 20 and 215 matched controls. For males, the unadjusted odds ratios for higher exposures were greater than 1.0 at each exposure age, reaching a peak of 4.07 (95% CI 1.43, 11.56) at age 7 years for the highest exposure. Adjusting for potential confounders produced similar results with an adjusted odds ratio for males of 5.46 (95% CI 1.50, 19.90) at age 7 years. This association was not apparent among females.

Our exploratory analysis found an association between fluoride exposure in drinking water during childhood and the incidence of osteosarcoma among males but not consistently among females. Further research is required to confirm or refute this observation. 

Keywords: Osteosarcoma; Fluoride; Fluoridation; Case–control 

Document Type: Research article 
DOI: 10.1007/s10552-005-0500-6
Affiliations: 1: Email: elise_bassin@post.harvard.edu