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L'étude de York sur la fluoration

 

 et la lettre du Dr Sheldon à la Chambre des Lords

 

 

 

Vous trouverez ici la lettre du Professeur Trevor Sheldon, qui était le président du Groupe consultatif pour la révision systématique sur les effets de la fluoration menée par le NHS Centre for Reviews and Dissemination, groupe de l’Université de York dont la spécialité est la révision rigoureuse et systématique de la littérature scientifique. Le professeur Sheldon est aussi l'instigateur de la lettre officielle adressée à la Chambre des Lords, en Angleterre, suite à la parution du rapport de York (McDonagh et Al, 2000) et aux commentaires dithyrambiques des promoteurs de la fluoration qui ont suivi.

Le rapport de York, commandé par le gouvernement britannique, se devait d'être le point final en matière de fluoration, établissant et confirmant une fois pour toutes que la fluoration est très efficace à réduire la carie et les inégalités sociales, et qu'elle est sans aucun danger pour la santé humaine.  Cependant, après avoir fait une révision exhaustive de la littérature scientifique, les experts du groupe de York n'ont pu que conclure que :

1.  Il n'y avait en l'an 2000 aucune étude de qualité A, bref aucune étude d'excellente qualité. 

2.  Dans le monde entier, il y avait 3 246 études sur la fluoration, dont seulement 214 études (pour et contre la fluoration) de qualité acceptable, soit de qualité scientifique suffisante pour être retenues et considérées valables. Cela, en dépit du fait que l'on fluore l'eau potable depuis déjà soixante années.

3.  En raison de la ''pauvreté des preuves fiables'', ces études ne permettent pas d'établir ni de conclure que la fluoration est efficace à réduire la carie (au mieux 15 % de réduction) et les inégalités sociales, ni qu'elle est sans danger pour la santé humaine.

Fait notable, suite à la publication des résultats très modérée de l'étude de York, les ténors de la fluoration ont tout de même clamé à l'unisson que cette étude démontrait effectivement l'efficacité et l'innocuité de cette pratique !  À un point tel que le Professeur Sheldon s'est vu forcé de remettre les pendules à l'heure en envoyant une lettre officielle à la Chambre des Lords britannique.

Adaptation Française: Action Fluor Québec

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Conclusion de l'étude de York sur la fluoration

«Conclusions:   Étant donné le niveau d'intérêt entourant la question de la fluoration de l'eau potable, il est surprenant de découvrir que si peu d'études de haute qualité aient été menées. Par conséquent, cette révision devrait fournir aux chercheurs et aux commissionnaires de la recherche un aperçu des limites méthodologiques de la recherche antérieure.»  Réf.: McDonagh M.S., Whiting P.F., Wilson P.M.,  Sutton A.J., Chesnutt, Cooper, J, Misso, K., Bradley M., Treasure E., et J. Kleijnen. «Systematic review of water fluoridation», BMJ, Oct 7;321(7265), 2000, p. 855 à 859.  

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Lettre du Dr Sheldon à la Chambre des Lords (2001)

 

Department of health studies,

Innovative Center, York Science Park,

University road, 

YORK, YO10 5DG

 

              3/1/2001

 

 

À titre de président du Groupe Consultatif pour la révision systématique sur les effets de la fluoration récemment menée par le NHS Centre for Reviews and Dissemination de l’Université York et en tant que directeur fondateur, je suis préoccupé par le fait que les résultats de la revue ont été largement déformés.  La révision était exceptionnelle sur ce sujet par le fait qu’elle était conduite par un groupe indépendant ayant les standards scientifiques internationaux les plus élevés et qu’un résumé a été publié dans le British Medical Journal.  Il est alors particulièrement inquiétant que les déclarations qui ont trompé le public au sujet des conclusions de la révision aient été faites dans des communiqués et notes de presse par l'Association dentaire britannique, l'Association médicale britannique, l'Alliance nationale pour l'équité en santé dentaire et  la Société britannique pour la fluoration.  J’aimerais rectifier certaines de ces erreurs.

1    Quoiqu’il y ait lieu de croire que la fluoration est efficace à réduire la carie dentaire, la qualité des études était généralement moyenne et l’ampleur du bénéfice, seulement de l’ordre de 15 %, est loin d’être «énorme».

2    La révision a trouvé que la fluoration de l’eau était fortement associée à des taux élevés de fluorose dentaire, problème qui ne peut pas être qualifié que de «purement esthétique».

3    La révision n’a pas démontré que la fluoration est sans danger.  La qualité de la recherche était trop pauvre pour établir avec confiance s’il y a de effets nuisibles potentiels importants, en plus des taux élevés de fluorose dentaire.  Le rapport recommande que davantage de recherches soient menées.

4    Il y avait peu de preuves démontrant que la fluoration de l’eau réduit les inégalités sociale en santé dentaire.

5     La révision n’est pas parvenu à une conclusion relativement au rapport coût-efficacité de la fluoration et relativement à des effets distincts entre la fluoration naturelle et artificielle.

6    En raison de la rigueur avec laquelle cette révision a été menée, les résultats de cette recherche sont plus prudents et moins concluants que ceux de la plupart des révisions antérieures.

7    L’équipe de la révision a été surprise qu’en dépit du grand nombre d’études menés durant plusieurs décennies, il y a une pauvreté de preuves fiables à partir desquelles on peut établir une politique.  Jusqu’à ce que des études de bonne qualité soient effectuées, fournissant des preuves plus évidentes, une controverse scientifique légitime persistera sur les effets potentiels et les coûts réels de la fluoration de l’eau.

   (Signé) T.A. Sheldon,

               Professeur Trevor Sheldon, MSc, MSc, DSc, FMedSci.

 

 

Version originale anglaise

 

De plus, vous pouvez lire ce que les auteurs de l'étude de York ont pris la peine d'écrire sur leur propre site web en présentant des propos quasi identiques: http://www.york.ac.uk/inst/crd/fluoridnew.htm

Ce que l' 'Étude de York' sur la fluoration de l'eau a réellement trouvé

What the 'York Review' on the fluoridation of drinking water really found

Originally released : 28 October 2003

A statement from the Centre for Reviews and Dissemination (CRD).

In 1999, the Department of Health commissioned CRD to conduct a systematic review into the efficacy and safety of the fluoridation of drinking water. The review specifically looked at the effects on dental caries/decay, social inequalities and any harmful effects. The review was published on the CRD Fluoridation Review website and in the BMJ in October 2000.

We are concerned about the continuing misinterpretations of the evidence and think it is important that decision makers are aware of what the review really found. As such, we urge interested parties to read the review conclusions in full.

We were unable to discover any reliable good-quality evidence in the fluoridation literature world-wide.

What evidence we found suggested that water fluoridation was likely to have a beneficial effect, but that the range could be anywhere from a substantial benefit to a slight disbenefit to children's teeth.

This beneficial effect comes at the expense of an increase in the prevalence of fluorosis (mottled teeth). The quality of this evidence was poor.

An association with water fluoride and other adverse effects such as cancer, bone fracture and Down's syndrome was not found. However, we felt that not enough was known because the quality of the evidence was poor.

The evidence about reducing inequalities in dental health was of poor quality, contradictory and unreliable.

Since the report was published in October 2000 there has been no other scientifically defensible review that would alter the findings of the York review. As emphasised in the report, only high-quality studies can fill in the gaps in knowledge about these and other aspects of fluoridation. Recourse to other evidence of a similar or lower level than that included in the York review, no matter how copious, cannot do this.

The full report is available via the CRD Fluoridation Review website. For more information, please contact Paul Wilson.