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L’humanité comme un animal de laboratoire

 

 

'' En essence, une démocratie c’est une manière de vivre qui aspire à protéger les droits fondamentaux de chaque individu.  L’un de ces droits consiste à pouvoir prendre soin de son propre corps. Par conséquent, c’est précisément au moment où l’État vous force à avaler un médicament sans vous demander votre permission et sans vous offrir d’alternative, que la démocratie a cessé d’exister.'' - Dr Hans Moolenburgh

Ce texte est tiré du préambule du livre Fluoride. The Freedom Fight (Fluor: le combat pour la liberté) écrit par le Dr Hans Moolenburgh.

 

Adaptation Française: Action Fluor Québec

 

 

 

L’humanité comme un animal de laboratoire

 

L’intention de ce texte n’est pas d’expliquer les mérites (selon le lobby pro-fluoration) ou les dangers de la fluoration de l’eau.  Toute personne désirant en savoir plus sur ces aspects de la fluoration peut se procurer l’un des nombreux livres qui ont été publiés sur ces sujets.

Ici nous décrivons l’enjeu de la bataille.  En effet, la fluoration de l’eau a donné naissance à une bataille de portée mondiale, qui est devenue l’une des controverses médicales les plus importantes du vingtième siècle.

Raconter toute l’histoire de cette bataille serait impossible. Pour ce faire, il faudrait écrire une encyclopédie plutôt qu’un livre.  Il y a eu tellement d’arguments, d’improvisation, de mauvaises intentions, d’acrobaties mentales et de batailles ouvertes, que l’histoire des Pays-Bas à elle seule pourrait servir à écrire plusieurs livres.  Ce que je tenterai de démontrer, c’est que par une suite d’évènements, un citoyen médiocre et ordinaire peut être aspiré dans un maelström – un tourbillon d’une puissance surprenante.  Je tenterai également de montrer que lorsque ce citoyen parvient à garder la tête hors de l’eau, il en sort transformé, plus conscient de ses responsabilités en tant que membre de la société. 

Mais débutons par le commencement.  Le 1er octobre 1952, un article surprenant fut publié simultanément dans les journaux locaux des deux villes de Tiel et Culemborg.  Le titre de l’article était: ‘’Grande expérience menée à Tiel et Culemborg dans l’intérêt de la santé dentaire publique.’’ On venait d'informer le public qu’à la fin de la même année, l’une de ces deux villes (l’article ne mentionne pas laquelle) verrait son eau potable additionnée de fluorure.  Je ne vais pas développer d’avantage sur le ton généralement mielleux et les attentes pleines d’espoir générées par cet article, mais je vais en citer un extrait:

‘’Dès que les maires des conseils municipaux des deux collectivités ont mentionné être en accord avec cette importante expérience et que, par principe, ils acceptèrent de coopérer, on a pu faire les premiers pas en vue de réaliser ce plan.  Le dentistes et les médecins de Tiel et Culemborg ont également promis de collaborer alors que les directeurs d’école ont démontré de l’intérêt.  L’inspecteur en chef, le ministères de la santé et la division pharmacologique n’ont soulevé aucune objection au déroulement de cette expérience.’’

Globalement, on pouvait assumer que l’article disait la vérité.  Mais c’est à partir de ce moment que nous avons été projetés au centre de la controverse, qui dura plusieurs années et qui allait mener à une violente bataille émotionnelle jusqu’à une situation tragi-comique durant laquelle le ministre de la santé, Irene Vorrink, allait éclater en sanglots. Vingt-quatre années allaient s’écouler jusqu’à cet événement.

En fait, le problème peut-être posé comme suit : un petit groupe sélect, composé d’autorités médicales, d’administrateurs municipaux, de médecins et de dentistes, avait décidé de mener une expérience médicale sur toute la population d’une ville et sans son consentement. Par population, nous faisons référence aux représentants de cette dernière dans le sens le plus littéral, soit tous ceux qui devront boire cette eau altérée.

Il y a au moins deux aspects intéressants dans cet article. Premièrement, parmi les  personnes en position d’autorité, personne n’avaient apparemment compris qu’une expérience massive menée sur une population entière et qui utilise une substance vitale et absolument nécessaire, l’eau potable, ne peut pas être tolérée dans une véritable démocratie. En essence, une démocratie c’est une manière de vivre qui aspire à protéger les droits fondamentaux de chaque individu.  L’un de ces droits consiste à pouvoir prendre soin de son propre corps. Par conséquent, c’est précisément au moment où l’État vous force à avaler un médicament sans vous demander votre permission et sans vous offrir d’alternative, que la démocratie a cessé d’exister.  Dans ce cas, vous vivez dans un État totalitaire. Ce régime totalitaire est alors dirigé par un petit groupe non-élu qui exerce un pouvoir absolu sur la population. C’est un pouvoir qui s’ingère dans chaque détail de la vie quotidienne, même dans les plus intimes, comme: l’éducation des enfants; ce qu’il est permis de croire; combien d’enfants on peut avoir (en Chine!); et comment on doit prendre soin de son propre corps.

Deuxièmement, il est incroyable de constater que tous les citoyens de Tiel et de Culemborg ayant lu cet article l’ont apparemment considéré comme juste une nouvelle de plus. Les gens ne sont pas descendu dans la rue; ils n’ont pas manifesté - rien. Les autorités venaient juste de démontrer qu’elles considèrent la population comme du bétail dont la nourriture peut être altérée. Et le bétail de tolérer ce traitement d’une manière totalement passive. Sans aucune réaction, le bétail venait de cautionner les agissement de l’élite.  

Comment cela est-il possible?  

On pourrait argumenter que les citoyens de ces communautés venaient d’être confrontés à un phénomène entièrement nouveau et qu’ils ne savaient pas encore comment réagir.  La même chose a déjà été observée lorsqu’une population fait face à un nouvelle variante du virus de la grippe. Puisque le corps n’a pas encore appris à gérer le nouveau virus, un grand nombre de gens en sont victime.  On voit également une telle absence de réaction lorsqu’une énorme catastrophe frappe une population, comme lorsque la bombe atomique explosa à Hiroshima.  Les survivants étaient comme des robots; ils parlaient difficilement de leur expérience parce qu’elle se situait bien au-delà de leur compréhension.  À répétition, j’ai vu cette absence de réaction chez des victimes des camps de concentration de Hitler.  Ces personnes évitent de parler de leur expérience parce qu’elles ne parviennent pas à la décrire en des termes de la vie quotidienne.  Il arrive fréquemment que les victimes attendent de 25 à 30 années avant de soudainement s’écrouler.  Tout à coup, toute leur expérience surgit comme un volcan longtemps endormi qui explose dans un feu brûlant.

Mais si une population ne parvient pas à réagir face à un événement imprévisible, qu’en est-il de ce petit groupe de gens, les autorités et les scientifiques, qui sont mis au courant dès le début de l’expérience?  N’y avait-il aucun d’entre eux qui se soit posé la question: ‘’Suis-je moralement justifié d’agir de la sorte’’?  Ne réalisent-ils pas que certaines choses ne sont tout simplement pas permises?

Dans ce cas-ci, il apparaît que cette élite est dépourvue de l’organe qui lui permettrait de pleinement discerner l’importance de cette mesure.

Je viens de diviser les gens en deux groupes, le petit groupe actif et la grande majorité passive, mais cette division est un peu artificielle. On pourrait argumenter et dire que tous ces gens sont frappés d’inconscience.  En effet, personne n’a compris qu’en fluorant l’eau potable, l’un des piliers fragiles de la démocratie a été arraché à sa base.  Qu’en fluorant l’eau, on a régressé vers une forme ancienne de gouvernement, celle du Roi-Prêtre, l’image paternelle toute puissante qui avec une main sévère et pleine de compassion dirigeait la vie de ses enfants.  Cependant, dans ce cas-ci, les technocrates tout puissants ne possèdent ni les qualités ni la sagesse du Roi-Prêtre de l’antiquité. Par conséquent, ils travaillent aveuglément.  Comment ont-ils pu en arriver là?

Ici, nous touchons à un aspect central de la misère qui sévit au vingtième siècle. Durant le dix-neuvième siècle, un nouvel esprit a commencé à s’incarner en l’humanité.  Les êtres humains ont alors commencé à être considérés comme des objets parmi d’autres objets; des choses parmi d’autres choses.  Des machines dont on ne connaît pas tout, mais qui peuvent être étudiées et qui avec le temps peuvent être programmées.  L’être humain a été rétrogradé, de fils de Dieu à animal parmi les animaux.  Et plus tard, grâce au chien salivant de Pavlov, il fut rabaissé au stade d’automate.

Même s’il est vrai que certains n’ont jamais entendu parler de Darwin (qui réduisit l’être humain à un animal) ou de Pavlov (qui rabaissa l’homme-animal à une machine-automate), chaque membre de la société humaine du vingtième siècle porte en son âme cette image née au dix-neuvième siècle, soit celle d’un homme réduit à un stade animal et se comportant comme une machine.  Cette image est présentée dès la maternelle et est ensuite renforcée à l’école primaire, dans les livres de science-fiction et dans les bandes dessinées.  L’éducation secondaire complète cette image et la polit à un point tel qu’elle en devient éblouissante et aveuglante, parfaitement adaptée pour fabriquer les futurs dirigeants de notre société.  On peut même dire que plus le niveau de scolarité est élevé, plus l’image de l’homme-animal-automate tient l’âme serrée dans ses griffes.  Et lorsque l’on considère l’homme seulement comme une machine et que la machine ne fonctionne pas correctement (comme avec la carie dentaire), pourquoi ne pas tout simplement graisser la machine!?  

La fluoration de l’eau potable est donc le résultat direct et logique d’une telle conception de l’humanité, tout comme la destruction massive des bébés pas encore nés– parce que l’homme-machine a perdu son unicité et est devenu un autre objet utilitaire que l’on peut jeter après usage. Il n’est qu’une machine dont on peut changer les pièces (transplantations cardiaques), entièrement jetable au terme d’une vie consacrée à la production.  Si par accident, un brin d’idéalisme subsiste au cœur de la machine, une image glorieuse de réconfort lui sera projetée sur sa destinée: ‘’Le fumier dispersé dans les champs de l’avenir’’, tel qu’énoncé par les communistes.   

Voilà pourquoi la bataille contre la fluoration de l’eau potable nous donne un aperçu emblématique des problèmes de notre temps.  Tant que l’on se fait porter par le courant on ne le remarque pas.  Mais essayons juste un instant de nager à contre-courant et alors toute la décadence et le péril mortel de notre époque se dévoilent, même aux yeux de ceux qui sont les moins enclins à la philosophie et qui prennent la vie comme allant de soi.

Pour beaucoup de gens, la bataille contre la fluoration de l’eau se déploie de manière inattendue, jusqu’à devenir une expérience unique d’éveil de conscience. Cependant, nous n’en étions pas encore là en 1952 – pas avant longtemps.  À cette époque-là, un toute petite graine venait d’être semée par une main insouciante: l’expérience de Tiel et de Culemborg.  On espérait y améliorer la santé dentaire.  Personne n’avait réalisé que le dragon venait de montrer ses dents.

    Dr Hans Moolenburgh, Pays-Bas