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La révision de Santé Canada sur le fluorure dans l’eau potable est inexacte et scientifiquement inacceptable

 

En septembre 2009, Santé Canada a publié un rapport sur la fluoration de l'eau qui se veut une révision de la littérature scientifique sur la fluoration.  Comme plusieurs autres documents gouvernementaux, ce rapport comporte de nombreuses lacunes et conclut que l'eau fluorée est sûre et efficace.  Voir le rapport de Santé Canada Le fluorure dans l'eau potable: Cliquez ici. 

 

En fait, ce rapport diffère peu des rapports similaires publiés par plusieurs gouvernements pro-fluorure: américain (DHHS, 1991), irlandais (Fluoridation Forum, 2000), britannique (MRC, 2002; South Central SHA, 2009), australien (NHMRC, 1991, 1999, 2007) et néo-zélandais.  Le rapport de Santé Canada est basé sur un énoncé antérieur et peu convaincant d'à peine 5 pages écrit par un 'comité d'experts' en 2008.  Voir le rapport de 5 pages: Cliquez ici.

 

Les citoyens ont jusqu'au 27 novembre pour envoyer leurs commentaires à Santé Canada au secrétariat du Comité fédéral-provincial-territorial sur l'eau potable, les auteurs du rapport: water_eau@hc-sc.gc.ca 

 

Vous pouvez lire ici la lettre de Carole Clinch, coordinatrice de recherche pour People for Safe Drinking Water, une organisation basée en Ontario, en réponse à révision de Santé Canada.  

- Vous pouvez aussi lire la réponse plus complète de C. Clinch : Cliquez ici.

et la liste des omissions qu'elle a recensé (anglais) : Cliquez ici

- Lisez la réponse du Dr Connett, directeur du réseau FAN: Cliquez ici.

 

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La révision de Santé Canada sur le fluorure dans l’eau potable est inexacte et scientifiquement inacceptable

Par Carole Clinch BA, BPHE, Safe Dinking water
Adaptation française: Action Fluor Québec

La méthode scientifique à la base de la recherche présuppose la volonté de continuellement réexaminer les données probantes et les hypothèses scientifiques. On suppose également que des critères rigoureusement scientifiques sont utilisés lors de l’évaluation de toutes les études. On s’attend à ce que toute organisation responsable et en position d’autorité travaillant dans le domaine des règlements sanitaires se conforme à ces principes fondamentaux de la science. Or, la révision récente de Santé Canada sur la fluoration de l’eau démontre que soit cette organisation est incapable ou bien n’a pas la volonté de respecter ces principes fondamentaux.

Les points suivants détaillent brièvement ce constat:

1. Santé Canada dénature la position de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En fait, l’OMS n’a pas de position officielle ni aucun document de critères à cet effet.

2. À répétition, Santé Canada déforme les résultats de la révision du Conseil national de la recherche scientifique des États-Unis (NRC) de 2006 sur les fluorures dans l’eau potable.

3. Le panel de Santé Canada n’a pas l’expertise requise pour évaluer correctement les risques associés à l’ajout des produits chimiques fluorés dans l’eau et qui se répercutent sur les plantes, animaux et êtres humains. Quatre des six membres du panel sont des dentistes dont le champ d’expertise se limite à la cavité orale. Les deux autres membres n’ont jamais publié de recherche sur les fluorures, ce qui dénote un manque d’expertise en la matière.

4. Dans l’évaluation du risque, Santé Canada assume erronément que les conditions de vie et le régime alimentaire sont les mêmes aujourd’hui que durant les années 1930 et 1940.

5. À plusieurs reprises, Santé Canada évite d’appuyer ses affirmations avec des données probantes issues de la recherche scientifique. Cela est scientifiquement inacceptable et rend ces affirmations invalides.

6. Une véritable révision basée sur les données probantes n’omet pas des pans entiers de la recherche scientifique (ex: la recherche sur les glandes thyroïde et pinéale), et cela sans aucune justification. Des omissions aussi grossières dans le cadre de cette révision rendent les conclusions de Santé Canada invalides.

7. Une révision véritablement basée sur les données probantes n’omet pas une étude réalisée par l’un des membres de son panel. De telles omissions sont inexplicables, excepté si l’étude en question n’appuie pas les conclusions du panel.

8. D’un côté, la révision accepte sans émettre aucune critique la mauvaise qualité des données concernant l’efficacité de la fluoration artificielle de l’eau, tel que cela a été souligné par le comité de révision de York dès l’an 2000. D’un autre côté, on exige une certitude de 100% concernant les données sur les risques associés à la fluoration. Ceci dénote l’utilisation de deux poids deux mesures dans la révision de Santé Canada, et cela est scientifiquement inacceptable.

9. Santé Canada ignore l’épidémie actuelle de la fluorose dentaire qui sévit en réaffirmant la concentration maximale admissible (MCA) de 1.5 mg/L de fluorure dans l’eau potable et en affirmant que la concentration recommandée de 0.7 mg/L est sécuritaire. Tout comme le “liséré de Burton” sur les gencives, qui est un biomarqueur visible d’empoisonnement au plomb, la fluorose dentaire est le signe visible d’une intoxication au fluorure.

• On observe 70.9% de fluorose dentaire à 0.7-1.2 mg/L de fluorure, Réf.: J Public Health Dent, 2006;66(2):92-61

• On observe de 25 à 70% de fluorose dentaire dans les collectivités fluorées, Réf.: Ontario Ministry of Health & Long Term Care Review 1999

10.Santé Canada n’explique pas pourquoi les Recommandations pour la qualité des eaux au Canada précisent que la concentration de fluorure dans l’eau doit être limitée à 0.12 mg/L pour protéger les espèces aquatiques. Pourtant les Normes pour l'eau potable au Canada sont plus de dix fois supérieures à cette limite environnementale, soit de 1.5mg/L.

11. Santé Canada a admis que certaines de ses réponses, données suite à la demande présentée au Vérificateur général du Canada, sont erronées 

Conclusions

Nous exigeons que Santé Canada réexamine la révision ainsi que tout le processus de révision:

- en mettant sur pied un comité non biaisé constitué d’experts qualifiés qui ont publié des études sur le fluorure et la fluoration de l’eau dans des périodiques scientifiques;

- en mettant sur pied un comité équilibré constitué de scientifiques à la fois pour et contre la fluoration.

- en s’assurant que la révision tienne compte de toutes les études scientifiques valides publiées et de toutes les révisions d’importance, en particulier les plus récentes, car elles tiennent mieux compte des conditions environnementales et du régime alimentaire actuels ;

- en établissant des critères scientifiques clairs concernant l’évaluation des études et en expliquant pourquoi une étude examinée est retenue ou rejeté;

- en incluant l’apport de fluorure issu de toutes les sources: aliments, tous les produits d’hygiène dentaire, les suppléments utilisés en dentisterie et pédiatrie, les médicaments fluorés (au moins 300 médicaments contiennent du fluorure), le sel (le sel de Windsor et des mines Sifto contient 200 ppm de fluorure), les insecticides et pesticides, les résidus des pesticides de fumigation, la pollution environnementale, incluant les données complètes d’écart type pour les sources d’exposition qui présentent le risque le plus élevé ;

- en évaluant avec précision la dose thérapeutique requise à la prévention de la carie dentaire (en mg/kg/jour) et la dose susceptible de causer les premier signes d’un apport excessif en fluorure et un niveau de fluorose discutable, tel que mentionné par Warren, Levy et al. 2008, dont l’un d'eux est auteur de cette révision. S’il advenait qu’il y a un chevauchement entre la dose thérapeutique et la dose toxique, l’utilisation du fluorure comme agent thérapeutique devrait être rejetée pour des raisons médicales et morales.

- en incluant l’évaluation du risque pour la santé des enfants, des aînés, des grands buveurs d’eau (dont les travailleurs, les athlètes et les malades), des malades du rein (qui ne peuvent facilement éliminer le fluorure) et de ceux qui sont déjà affectés par l’intoxication au fluorure (dont les immigrants en provenance des régions de fluorose endémique: Inde, Irak, Turquie, Algérie, Chine, etc., puisque l’immigration fait partie de la réalité canadienne).

- en incluant la révision complète des impacts environnementaux et de l’accumulation du fluorure en plus de la pollution industrielle au fluorure, en particulier dans les zones industrielles qui posent problème.

- en incluant les considérations légales et éthiques qui naissent de l’imposition de la fluoration à des populations entières, tel que discuté par le Nuffield Council on Bioethics et en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, et en tenant compte du fait que le fluorure n’est pas un élément nutritif essentiel et qu’il s’agit donc nécessairement d’un médicament, tel que spécifié dans la législation canadienne relative aux produits pharmaceutiques.

Sans ces mesures correctives, la révision de Santé Canada manque d’intégrité scientifique, rendant ses conclusions invalides.