Action Fluor Québec 

           Les enjeux du fluor

 

   Accueil

 


                     

? ? ?

Deux ou trois questions pour la Société canadienne du cancer

 

Même si plusieurs études ont montré que le fluorure est un agent cancérigène, la dernière en liste étant  l'étude du Dr Bassin de Harvard qui a pourtant mené l'étude la plus exhaustive à ce jour, et que le fluoration de l'eau est de plus en plus remise en question à travers le monde, la Société canadienne du cancer approuve sans retenue la fluoration de l'eau.

 

Madame Mélanie Champagne,

Vous êtes recherchiste-analyste aux Affaires publiques de la Société canadienne du cancer et en tant que telle j'espère que vous puissiez me répondre à mes préoccupations concernant l'intégrité des professionnels qui y travaillent quand ils expriment la position de la Société canadienne du cancer sur la fluoration de l'eau en tant que mesure de santé publique.  J'attends des réponses claires, factuelles et honnêtes, incluant les références scientifiques qui supportent la position de la Société.   L'appui d'un organisme ou de plusieurs organismes professionnels à une théorie ou une affirmation ne constitue pas une preuve scientifique, rigueur scientifique oblige.

Dans un premier temps, je souhaiterais une réponse rapide au points suivant:

1- La Société canadienne du cancer a-t-elle le devoir moral et éthique de faire des déclarations publiques ou des communications avec le public en s'appuyant sur une information factuelle, exacte et vérifiable?

2- En exposant des opinions médicales ou scientifiques par la voie de quelque média d’information que ce soit ou en s’adressant directement à des membres de ce public, croyez-vous que la Société canadienne du cancer doive informer la population des opinions conformes aux données actuelles de la science médicale sur le sujet et éviter toute publicité intempestive en faveur d’un médicament, d’un produit ou d’une méthode d’investigation ou de traitement?

3- Croyez-vous que la Société canadienne du cancer a le devoir moral et éthique de rapporter à l'attention du public et des autorités responsables toutes malveillances ou déclarations frauduleuses visant à tromper le public ou les autorités gouvernementales en matière de santé?

4- Croyez-vous que la Société canadienne du cancer respecte en tout point l'éthique et la probité quand elle exprime son opinion face à la fluoration de l'eau?

5- Légalement, une correspondance courriel d'un membre responsable de la communication de la Société canadienne du cancer avec un membre du public qui s'enquiert auprès de la Société canadienne du cancer au sujet de la politique de la Société face à la fluoration constitue-t-elle une dissémination d'une information entérinée ou en accord avec la position de la Société?  Reflétez-vous dans votre travail de communication avec le public la position de la Société canadienne du cancer?

Est-ce que tous les membres professionnels et les conseillers professionnels, membres d'associations professionnelles, de la Société canadienne du Cancer sont soumis au code de déontologie de leur association ou à un code semblable à celui de la Corporation des médecins du Québec ci-après cité?

Extraits des règlements du Code de déontologie de la Corporation des médecins du Québec:

«84. Le médecin doit s’abstenir d’inscrire, de produire ou d’utiliser des
données qu’il sait erronées dans tout document, notamment tout rapport
ou dossier médical ou de recherche.

88. Le médecin qui utilise un média d'information s'adressant au public doit communiquer une information factuelle, exacte et vérifiable.
Cette information ne doit contenir:
1o aucune déclaration de nature comparative ou superlative reliée
à la qualité des produits, des professionnels ou des services
mentionnés dans cette information;
2o aucun témoignage d'appui ou de reconnaissance le concernant ou concernant son exercice professionnel

Le médecin exposant des opinions médicales par la voie de quelque média d’information que ce soit s’adressant au public doit informer la population des opinions conformes aux données actuelles de la science médicale sur le sujet et éviter toute publicité intempestive en faveur d’un médicament, d’un produit ou d’une méthode d’investigation ou de traitement.

90. Le médecin qui informe le public d’un procédé nouveau de diagnostic, d’investigation ou de traitement insuffisamment éprouvé doit mentionner les réserves appropriées qui s’imposent
»

Pour la crédibilité et la confiance dont jouit la Société canadienne du cancer dans la population canadienne, je souhaiterais, et cela serait certainement essentiel, que vous répondriez par l'affirmation à toutes ses questions ci-dessus.

6- Dans une missive courriel adressée à Monsieur Maxime Maguire avec copie conforme à Madame Lise Lafantaisie et Véronique St-Laurent, datée du 12 février 2009, vous écrivez et je cite textuellement:

«Un comité américain sur la santé environnementale qui a examiné plusieurs de ces études a conclu qu'il n'existe aucun lien entre le cancer chez les humains et les taux de fluorure. Fait important à noter, la principale étude américaine ayant semé le doute quand aux dangers d'ostéosarcome (forme rare de cancer des os) chez de jeunes garçons n'a jamais été révisée par des pairs. C'était en fait la thèse de doctorat d'une étudiante qui a par la suite été recalée. Pourtant, le tapage médiatique a forcé l'Agence de santé américaine à réévaluer sa position, et celle-ci a maintenu son support à la fluoration.»

Pouvez-vous prouver que la revue «Cancer Causes Control» dans laquelle Madame Elise Bassin, DDS, PhD a publié sa thèse n'a pas de comité de révision de pairs?

7 -Pouvez démontrer que Madame Elise Bassin, DDS, PHD n'a pas reçu son diplôme de doctorat de l'Université Harvard?

8- Pouvez-vous démontrer que Madame Elise Bassin, DDS, PhD n'a pas été un instructeur à l'Université Harvard en politique de santé dentaire et en épidémiologie, responsabilité qu'une université comme celle d'Harvard n'accorderait certainement pas à une étudiante déchue?

9- Pouvez-vous fournir une seule étude scientifique dûment publiée dans une revue scientifique évaluée par des pairs qui réfute l'hypothèse du Dr Bassin?

10- Pouvez-vous affirmer que vos affirmations citée ci-dessus sont factuelles en tenant compte des faits présentés subséquemment?

   Cancer Causes Control. 2006 May;17(4):421-8.
   Age-specific fluoride exposure in drinking water and osteosarcoma (United States).
   
Bassin EB, Wypij D, Davis RB, Mittleman MA.
   
Department of Oral Health Policy and Epidemiology, Harvard School of Dental Medicine, and Clinical Research Program, Children's Hospital, USA. elise_bassin@post.harvard.edu


    OBJECTIVE: We explored age-specific and gender-specific effects of fluoride level in drinking water and the incidence of osteosarcoma. METHODS: We used data from a matched case-control study conducted through 11 hospitals in the United States that included a complete residential history for each patient and type of drinking water (public, private well, bottled) used at each address. Our analysis was limited to cases less than 20 years old. We standardized fluoride exposure estimates based on CDC-recommended target levels that take climate into account. We categorized exposure into three groups (<30%, 30-99%, >99% of target) and used conditional logistic regression to estimate odds ratios. RESULTS: Analysis is based on 103 cases under the age of 20 and 215 matched controls. For males, the unadjusted odds ratios for higher exposures were greater than 1.0 at each exposure age, reaching a peak of 4.07 (95% CI 1.43, 11.56) at age 7 years for the highest exposure. Adjusting for potential confounders produced similar results with an adjusted odds ratio for males of 5.46 (95% CI 1.50, 19.90) at age 7 years. This association was not apparent among females. CONCLUSIONS: Our exploratory analysis found an association between fluoride exposure in drinking water during childhood and the incidence of osteosarcoma among males but not consistently among females. Further research is required to confirm or refute this observation.


Description de a revue Cancer Causes and Control


Cancer Causes & Control is an international refereed journal that both reports and stimulates new avenues of investigation into the causes, control, and subsequent prevention of cancer. Its multidisciplinary and multinational approach draws together information published in a diverse range of journals.

Coverage extends to variation in cancer distribution within and between populations; factors associated with cancer risk; preventive and therapeutic interventions on a population scale; economic, demographic, and health-policy implications of cancer; and related methodological issues.
Cancer Causes & Control publishes original and review articles, hypotheses, comments, opinions, and letters which have direct relevance to researchers and practitioners working in epidemiology, medical statistics, cancer biology, health education, medical economics and related fields. The journal also provides significant information for government agencies concerned with cancer research, control and policy.


«Elise Bassin, DDS, completed the study in 2001 for her doctoral
dissertation at Harvard, where she now is clinical instructor in oral
health policy and epidemiology. The study finally was published in the
May issue of Cancer Causes and Control
»

http://sci.tech-archive.net/Archive/sci.med.nutrition/2006-04/msg00137.html


11- Maintenant, ayant pris note de ces faits, considérez-vous vos affirmations fallacieuses? 
Comment expliquez-vous votre réponse à Monsieur Maguire?

12- Si vos affirmations sont fausses, comment qualifiez-vous vos affirmations relativement aux qualifications du Dr Elise Bassin, DDS, PhD et à son étude que vous avez présenté à Monsieur Maguire?

Je continue l'analyse de votre correspondance adressée à M. Maguire et je cite:

«Les Centres de lutte contre la maladie des É.-U. ont récemment qualifié la fluoruration de l'eau potable comme une des dix mesures de protection de la santé publique les plus efficaces du siècle. La DSP de Montréal, l'Institut national de santé publique, le ministère de la Santé du Québec, Santé Canada et l'Organisation mondiale de la santé, pour n'en nommer que quelques uns, ont analysé les milliers d'études sur le sujet et recommandent la fluoration.» ... «Partout où cela a été fait la carie a reculé de 40%.»

Je suppose qu'une mesure de santé publique comme la fluoruration de l'eau doit avoir une certaine efficacité pour être qualifiée d'une des dix mesures les plus efficaces du siècle?  Quel serait ce pourcentage de réduction de la carie requise pour obtenir cette qualification? Croyez-vous que 40 % de réduction de la carie serait acceptable?  De quel pourcentage exactement cette mesure qu'est la fluoration réduit-elle la carie dentaire d'après la révision de l'Université York (Angleterre) (2000) qui est la référence par excellence, d'après le U.S. CDC qui est un organisme respectable, d’après l'Organisation mondiale de la santé (suite à la révision York qu'elle considère des plus valable), d'après la révision du Dr David Locker et son équipe (1999), d'après Brunelle and Carlos (1990), d'après Armfield et Spencer (2004), Hong, L, Levy S. M. et al. (Annual Meeting in Orlando: Abstract # 0153, avril, 2005http://snipurl.com/n8hg (2005) ou d'après Pizzo et al. (2007)? Pouvez-vous me donner le taux exact de réduction de la carie tel que rapporté par ces ouvrages?

13- Vous avez bien dit «Partout où cela a été fait la carie a reculé de 40%.», alors laquelle de ces révisions complètes ou études récentes a trouvé un taux de réduction moyen de 40 %?

14- Si aucune de ces recherches ne peut soutenir votre affirmation, expliquez-moi sur quel fondement scientifique factuel récent et publié dans une revue sérieuse votre affirmation s'appuie-t-elle?

15- Si vous ne pouvez soutenir votre affirmation, comment qualifiez-vous une telle affirmation?

16- Maintenant, laquelle de ces études précitées a été effectuées à des concentrations en fluorure inférieure à 1,0 ppm ou à un taux fixé universellement en concordance à la température?

17- Pouvez-vous fournir une liste complète de toutes les études publiées dans une revue scientifique et effectuées sur une population donnée pour un climat froid qui démontrent que la fluoration est efficace à la concentration de 0,7 ppm?  L'extrapolation d'Eklund et al, 1980 ne peut se qualifier d'étude effectuée sur une population.  Fournissez-en le taux de réduction de la carie observé dans chacune de ces études.

18- Si vous ne trouvez pas d'étude à une concentration de 0,7 ppm, comment motivez-vous une réduction de 40 % de l'incidence de la carie à une telle concentration?

19- Pouvez-vous me fournir une liste complète de toutes les études publiées dans une revue scientifique et effectuées sur une population donnée pour un climat froid qui démontrent que la fluoration est efficace à la concentration de 0,7 ppm et, dans ce cas-ci, qui réduit la carie dentaire de 40 %?

20- Si vous êtes dans l'incapacité de fournir une preuve factuelle, comment qualifieriez-vous votre affirmation «Partout où cela a été fait la carie a reculé de 40%.»?

21- Vous avez affirmé que «La DSP de Montréal, l'Institut national de santé publique, le ministère de la Santé du Québec, Santé Canada et l'Organisation mondiale de la santé, pour n'en nommer que quelques uns, ont analysé les milliers d'études sur le sujet et recommandent la fluoration.»  La DSP de Montréal, l'Institut national de santé publique, dont le Dr Michel Lévy et le ministère de la Santé du Québec ont affirmé qu'il y avait 27 000 études scientifiques qui supportent la fluoration mais n'ont pu, à ce jour, m'en fournir une liste même partiel. Pourriez-vous, étant donné votre fonction, me faire parvenir la liste des 27 000 études scientifiques (pas des articles mais des études scientifiques)?

22- Pouvez-vous, en vous référant à la révision la plus complète, celle de l'Université York ou encore celle du National Research Council des États-Unis, m'indiquer exactement combien ces chercheurs émérites ont trouvé d'études scientifiques effectuées sur des humains qui démontrent spécifiquement que la fluoration est efficace à réduire la carie dentaire?

23- Combien d'entre elles étaient de qualité scientifique A?

24- Combien d'entre elles étaient de qualité scientifique acceptable?

25- Avez-vous pris le temps de vérifier vos affirmations avant de les disséminer?

26- Est-ce le devoir d'un professionnel de vérifier la validité scientifique d'une affirmation?

27- Si vous êtes dans l'impossibilité de fournir une liste des quelques milliers d'études qui supportent l'efficacité de la fluoration, comment qualifieriez-vous votre affirmation «La DSP de Montréal, l'Institut national de santé publique, le ministère de la Santé du Québec, Santé Canada et l'Organisation mondiale de la santé, pour n'en nommer que quelques uns, ont analysé les milliers d'études sur le sujet et recommandent la fluoration.»?

28- Si la DSP de Montréal, l'Institut national de santé publique, le ministère de la Santé du Québec sont dans l'impossibilité de soutenir d'une façon factuelle leur affirmation  qui dit que «Les avantages de la fluoration ont été bien documentés grâce à plus de 27 000 études s’étendant sur plus de 75 ans.» (citation textuelle, site web de la Direction de la santé publique du Québec depuis le 12 septembre, 2005) Voir à: http://www.santépub-mtl.qc.ca/fluoration/index.htlm ainsi que dans les journaux de l'époque) comment qualifieriez-vous leur affirmation?

29- Si vous aviez une preuve claire qu'un organisme gouvernemental faisait des déclaration fausses, fallacieuses et trompeuse au sujet de l'efficacité ou de l'innocuité de la fluoration, serait-il de votre devoir moral et de votre éthique professionnelle en tant que professionnelle et porte-parole d'un organisme voué à la protection de la santé publique serait-il de votre devoir de les dénoncer?

30- Si une preuve claire était faite qu'un organisme gouvernemental faisait des déclaration fausses, fallacieuses et trompeuse au sujet de l'efficacité ou de l'innocuité de la fluoration, serait-il du devoir moral de la Société canadienne du cancer de les dénoncer?

31-  Dans un tel cas, l'omission de dénoncer un tel acte ferait-il de la Société canadienne du cancer un complice après le fait d'un acte répréhensible?

32- Vous avez affirmé dans votre missives que «La fluoruration des eaux représente encore aujourd'hui le moyen le plus économique de protéger efficacement les dents avec du fluorure. Là où les eaux municipales sont fluorées, on a constaté une chute des taux de carie dentaire. Les enfants ont besoin du fluorure pour protéger leurs dents en pleine croissance.»  Comment pouvez-vous soutenir une telle affirmation alors que Pizzo et al. (2007) ont affirmé qu'il est maintenant reconnu que le fluorure systémique joue un rôle limité dans la prévention de la carie.  Plusieurs études épidémiologiques menées dans des villes fluorées et non fluorées indiquent que la fluoration de l’eau pourrait bien être inutile pour la prévention de la carie particulièrement, dans les pays où les taux de carie sont devenus faibles.» et alors que le Comité de nutrition de la Société canadienne de pédiatrie (SCP) a affirmé que «Le mode d’action du fluor
  Le fluor prévient surtout la carie grâce à son effet topique. (... )
 
Le principal mécanisme d’action du fluor pour prévenir la carie dentaire est topique.» Réf.Comité de nutrition. Société canadienne de pédiatrie(SCP), Paedriatrics & Child Health 2002; 7 (8), p. 579-582 et dans Canadian Consensus Conference on the appropriate use of fluoride supplements for the prevention of dental caries in children. J Can Dent Assoc. 1998 Oct;64(9):636-9?

33- Pouvez-vous m'expliquer comment la fluoruration de l'eau peut être le moyen le plus économique de protéger efficacement les dents si la concentration dans l'eau n'est pas assez élevée pour avoir un effet topique, et si, par retour dans la salive, elle ne peut l'être qu'encore moins?

34- La Société canadienne du cancer est-elle réellement au fait de la recherche scientifique sur l'action topique des fluorures ou fait-elle partie du lot inquiétant des organismes tristement mal informés?  Un enquête récente menée en Indiana et en Illinois a montré qu’environ 75 % des dentistes et des professionnels de la santé dentaire ignorent que l’action primordiale du fluor est essentiellement topique. Le taux d'ignorance serait-il encore plus élevé chez les autres professionnels de la santé?

Réf.: Yoder et al. Knowledge and use of fluoride among Indiana dental professionals. J Public Health Dent. 2007, vol. 67,no 3, p.140-7.

35- La Société canadienne du Cancer accepte-t-elle de faire la promotion d'un médicament qu'est le fluosilicate de sodium ou l'acide fluosilicique sans que tests de  toxicologie, c'est-à-dire la caractérisation chimique et toxicologique incluant la toxicologie chronique, la cancérogénicité, la neurotoxicité et la toxicocinétique de la substance n'aient été effectués, de plus sans aucun contrôle de la dose administrée?  Le mandat d’évaluer la fonctionnalité et la caractérisation toxicologique des agents de fluoration devrait être théoriquement du ressort des agences gouvernementales comme Santé Canada, Environnement Canada et le Service de la santé publique des États-Unis.  Aussi étrange et surprenant que cela puisse paraître, ni le Centers for Disease Control (CDC), ni la Food and Drug Administration (FDA), ni la U.S.Environmental Protection Agency (EPA), ni la Drug Enforcement Administration (DEA), ni le Washington Departement of Health ou ni le Public Utility District et ni les agences gouvernementales canadiennes comme Santé Canada, Environnement Canada ne sont responsables de déterminer l’innocuité des agents chimiques utilisés pour la fluoration.  Santé Canada n’a pas encore effectué d’études toxicologiques sur les fluosilicates non plus et affirme qu'il n’avait pas la responsabilité de tester l’innocuité des fluosilicates. Ni la National Sanitation Foundation et ni l’American Water Works Association garantissent l’innocuité ou l’efficacité des fluosilicates, elles n’en fixent que les normes de qualité.  La National Sanitation Foundation est un organisme créé et mandaté par les manufacturiers de produits chimiques pour le traitement de l’eau afin de certifier la qualité et la pureté des produits qui sont offerts par l’industrie.  Elle assure la qualité et la conformité des produits mais elle n’est ni mandatée pour garantir l’innocuité  des fluosilicates ou leur efficacité à réduire la carie dentaire.  Elle n’est pas responsable de leur toxicité ni pour la santé humaine et ni pour l’environnement.  La responsabilité de la National Sanitation Foundation se limite à assurer que les produits offerts par les manufacturiers correspondent à certaines normes par rapport à leur nature, à leur qualité et à leur contamination par d’autres constituants comme les métaux lourds.  Elle n’assure pas, non plus, que le produit soit de qualité alimentaire ou pharmaceutique.  Il ne l’est pas d’ailleurs.

36- Pouvez-vous fournir une étude sur la toxicologie des fluosilicates?

36- Pouvez-vous m'indiquer un organisme qui est légalement responsable du potentiel toxicologique des fluosilicates utilisés pour la fluoruration à l'eau potable.

37- La Société canadienne du Cancer est-elle prête à porter la responsabilité de faire la promotion d'un produit dont les tests toxicologique non jamais été effectués et de porter la responsabilité légale de son activité promotionnelle de la fluoration?

38-  Entre 25 et 75 % des enfants demeurant dans une ville où l'eau est fluorée et y ayant vécu pendant les premières années de leur vie, souffriront de fluorose dentaire, dont environ 12 % sera modérée selon la révision York, considérez-vous qu'il est acceptable, selon l'éthique, d'affecter pour la vie la santé dentaire de ces enfants, qui autrement auraient des dents parfaitement saines?

39- L'Organisation mondiale de la santé recommande de ne pas procéder à la fluoration de l'eau dans une municipalité sans en avoir fait auparavant l'évaluation de l'incidence de la fluorose dentaire et de ne pas procéder si elle dépasse déjà les 10 %.  Pouvez-vous me nommer une ville fluorée au Québec où une telle évaluation a été effectuée avant l'implantation de la fluoruration?

En terminant, je souhaiterais que la Société canadienne du cancer soit comme toujours extrêmement prudente dans ses prises de position, ce qui signifie que toutes les connaissances disponibles à ce sujet devraient auparavant avoir été évaluées. Si vous avez vraiment très à cœur votre mission de protection de la santé des populations, il me semble que ces données scientifiques valables auraient dû semer un petit doute raisonnable quant aux bienfaits de la fluoration.  Je comprends très mal les opinions aussi contradictoires mêmes dans les théories de la fluoration chez les organismes qui en font la promotion, ceci d'un pays à l'autre et d'un organisme à l'autre.

J'attends donc avec impatience vos réponses factuelles et je vous invite à éviter minutieusement les réponses basées sur des opinions corporatives approximatives et sans fondement.

Acceptez mes salutations des plus distinguées en espérant que la Société canadienne du cancer fasse preuve d'une rigueur scientifique à la hauteur de sa grande réputation.

  Gilles Parent, ND.A.

----------------------------------

Courriel envoyé à M. Maguire par la Société canadienne du cancer en réponse à son interrogation sur la position de cette organisation sur la fluoration de l'eau.  La Société canadienne du cancer approuve la fluoration

 From: Champagne Melanie <mchampagne@quebec.cancer.ca>
Date: 2009/2/12
Subject: RE: Position de la SCC sur la fluoration
To: M. Maguire  (courriel non publié)
Cc: Lafantaisie Line <llafantaisie@quebec.cancer.ca>, St-Laurent Véronique <vstlaurent@quebec.cancer.ca>


Bonjour,

J'espère répondre aujourd'hui à une partie de vos préoccupations concernant notre position sur la fluoration de l'eau en tant que mesure de santé publique.

On ajoute du fluor dans l'eau parce que c'est le meilleur moyen de protéger un grand nombre de gens par le fluorure, à un coût moindre. C'est pourquoi beaucoup de villes ajoutent des quantités contrôlées de fluorure aux eaux municipales. Les Centres de lutte contre la maladie des É.-U. ont récemment qualifié la fluoruration de l'eau potable comme une des dix mesures de protection de la santé publique les plus efficaces du siècle. La DSP de Montréal, l'Institut national de santé publique, le ministère de la Santé du Québec, Santé Canada et l'Organisation mondiale de la santé, pour n'en nommer que quelques uns, ont analysé les milliers d'études sur le sujet et recommandent la fluoration. Des milliers de villes fluorent l'eau en Amérique du Nord. L'eau a été fluorée pendant cinquante ans dans l'ouest de Montréal. Partout où cela a été fait la carie a reculé de 40%. Dans plusieurs quartiers de Montréal, l'une des rares grande ville d'Amérique du Nord à ne pas fluorer son eau, de 25 à 47 % des enfants d'âge maternel ont en moyenne 14 caries. À Dorval, le nombre d'enfants ayant 14 caries en moyenne a doublé depuis l'arrêt de la fluoration, en 2003. La fluoruration des eaux représente encore aujourd'hui le moyen le plus économique de protéger efficacement les dents avec du fluorure. Là où les eaux municipales sont fluorées, on a constaté une chute des taux de carie dentaire. Les enfants ont besoin du fluorure pour protéger leurs dents en pleine croissance. Les adultes en ont aussi besoin puisque le risque de carie radiculaire (carie aux racines des dents) s'accentue avec l'âge. En gros, la fluoration est une importante mesure d'égalité sociale, puisque  de nombreuses familles démunies ne donnent pas à leurs enfants suffisamment de produits laitiers et négligent de les amener chez le dentiste.

Santé Canada, par l'intermédiaire d'un comité conjoint des gouvernements fédéral et provinciaux, est chargé de surveiller le taux de fluoruration des eaux. Ces dernières années, le comité a recommandé que les taux de fluorure optimaux se situent entre 0,8 et 1,0 milligramme par litre. Les arguments des lobbys anti-fluoration (nourris par des intérêts économiques parce qu'il coûte cher de défluorer l'eau pour produire certains produits de consommation) utilisent de vieilles valeurs de14 parties par million, alors que le taux recommandé est actuellement de 7 parties par million (une goutte dans un bain plein).

Bien que certaines études suggèrent qu'une exposition à des taux élevés augmente la fragilité des os, la multitude des facteurs devant être considérés rend difficile l'interprétation de ces résultats. Aussi, nombre d'études se sont penchées sur la question du lien possible entre fluoration et cancer. Un comité américain sur la santé environnementale qui a examiné plusieurs de ces études a conclu qu'il n'existe aucun lien entre le cancer chez les humains et les taux de fluorure. Fait important à noter, la principale étude américaine ayant semé le doute quand aux dangers d'ostéosarcome (forme rare de cancer des os) chez de jeunes garçons n'a jamais été révisée par des pairs. C'était en fait la thèse de doctorat d'une étudiante qui a par la suite été recalée. Pourtant, le tapage médiatique a forcé l'Agence de santé américaine à réévaluer sa position, et celle-ci a maintenu son support à la fluoration. Comme beaucoup de substances naturelles, le fluorure peut être nocif s'il est pris en quantité excessive. Mais il en va de même pour le sel de table, ainsi que pour une multitude d'autres substances qui, en quantité raisonnable, ne sont pas nocives.

Bien qu'il n'existe pas de définition universellement admise du Principe de Précaution, on peut tenter d'en exprimer l'idée générale comme suit: « Des mesures doivent être prises lorsqu'il existe des raisons suffisantes de croire qu'une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l'environnement. Ces mesures peuvent consister, s'il s'agit d'une activité, à réduire ou à mettre un terme à cette activité ou, s'il s'agit d'un produit, à interdire ce produit, même si la preuve formelle d'un lien de cause à effet entre cette activité ou ce produit et les conséquences redoutées n'a pu être établie de manière irréfutable. »

En aucun cas la fluoration de l'eau n'a été soupçonnée de «causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l'environnement».

Au Québec, voici les organisations qui appuient la fluoration de l'eau, via les demandes de la Coalition pour des dents en santé :

• Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec,
• l'Ordre des dentistes du Québec,
• l'Ordre des hygiénistes dentaires du Québec,
• le Collège des médecins du Québec,
• l'Ordre des pharmaciens du Québec,
• la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec,
• L'Hôpital de Montréal pour enfants du Centre universitaire de santé McGill,
• L'Association des pédiatres du Québec,
• La Coalition des médecins pour la justice sociale,
• La Direction de santé publique de Montréal,
• La Faculté de médecine dentaire de l'Université McGill,
• L'Association des dentistes spécialistes en santé communautaire du Québec,
• Le Conseil des pédiatres communautaires de l'Hôpital pour enfants de Montréal,
• Le Programme de développement de l'enfance de l'Hôpital pour enfants de Montréal,
• L'Académie dentaire du Québec,
• Le Département de pédiatrie de l'Université de Montréal et de l'Hôpital Ste-Justine,
• Le CHU Mère-Enfant de l'Hôpital Ste-Justine,
• La Table de concertation des hygiénistes dentaires en santé communautaire des régions Montréal, Laval, Laurentides et Lanaudière,
• L'Observatoire montréalais des inégalités sociales et de la santé,
• Le département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal,
• L'Association médicale canadienne,
• La Société canadienne de pédiatrie,
• L'Organisation mondiale de la santé,
• Le Center for Disease Control.

En terminant, la Société canadienne du cancer est comme toujours extrêmement prudente dans ses prises de position, ce qui signifie que toutes les connaissances disponibles à ce sujet ont auparavant été évaluées. Nous avons très à cœur notre mission de protection de la santé des populations, et soyez certain que si de nouvelles données scientifiques valables permettaient de semer un doute raisonnable quant aux bienfaits de la fluoration, nous réviserions immédiatement notre position en ce sens.

Bien à vous,

  Mélanie Champagne