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 La fluoration reçoit peu d'appuis dans la région

 

 

 

 

Abitibi-Témiscamingue

La fluoration reçoit peu d'appuis dans la région

Source: Radio-Canada

Mise à jour le jeudi 15 septembre 2011 à 11 h 15 HAE

La proposition de l'Institut national de santé publique du Québec d'obliger les municipalités de plus de 5000 habitants à ajouter du fluorure dans l'eau potable est reçue froidement par les maires d'Amos et de Rouyn-Noranda.

À Amos, Ulrick Chérubin affirme que sa municipalité luttera avec véhémence contre une réglementation sur la fluoration. M. Chérubin rappelle que la ville puise son eau dans une nappe souterraine. Il affirme que l'eau de ce réservoir a déjà été filtrée et qu'elle n'a pas besoin d'être traitée. « Quand on met un autre ingrédient, ce n'est plus une eau pure et naturelle à 100 % », souligne le maire d'Amos.

De son côté, le maire de Rouyn-Noranda, Mario Provencher, doute de l'efficacité de la fluoration de l'eau pour lutter contre la carie dentaire. « La consommation qu'ils vont boire est minime par rapport à l'utilisation et tout ce que ça fait, c'est que ça augmente les coûts », déplore-t-il.

La présidente de la Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau Eau Secours!, Martine Ouellet, soutient que l'ingestion de fluorure peut avoir des conséquences néfastes pour la santé. « Ça va donner des fluoroses faibles à modérées, explique-t-elle. Ce sont des taches blanches qui apparaissent sur les dents. »

Même si l'Organisation mondiale de la santé affirme que la marge est mince entre la dose bénéfique et la dose néfaste de fluorure, l'Institut national de santé publique du Québec est d'avis que les effets positifs du fluorure dans l'eau seront plus importants que les effets négatifs.