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Fluorure vs cerveau : une 24e étude publiée 

Le fluor dans le sang infantile lié à la réduction de l'intelligence

 

 

Fluorure vs cerveau : une 24e étude publiée 

Le fluor dans le sang infantile lié à la réduction de l'intelligence

 Paul Connett, FAN, 19 décembre 2010


 

Une étude très importante, intitulée Serum Fluoride Level and Children's Intelligence Quotient in Two Villages in China, vient d’être pré-publiée par EHP (Environmental Health Perspectives) le  17 déc. 2010. EHP est publié par l’Institut américain des sciences de la santé environnementale (U.S. National Institute of Environmental Health Sciences).

 

Dans cette étude, Xiang et al. ont trouvé en Chine une relation inverse entre le taux de fluorure dans le sang des enfants et leur QI. Plus précisément, Xiang et al. montrent que dans un village où sévit la fluorose endémique, plus la concentration de fluorure est élevée dans le sang, plus le QI est faible chez les enfants. De plus, le taux de fluorure sanguin était fortement lié à la concentration naturelle de fluorure dans l’eau. 

 

Notez que dans le village étudié (Wamiao, province de Jiangsu, Chine) les concentrations de fluorure sont peu élevées; elles se situent entre 0.57 et 4.50 ppm (soit 2.47 +/- 0.79 ppm). Ces concentrations sont en fait inférieures à la concentration limite soi-disant ‘sécuritaire’ établie par l’EPA pour l’eau potable, soit 4 ppm de fluorure.

 

Auparavant, Xiang avait rapporté qu’une régression linéaire des données indique que la diminution du QI se produit à une concentration aussi faible que 1.9 ppm de fluorure (Xiang, 2003a,b). Avec cette étude impliquant près de 200 enfants, on voit que ceci ne laisse aucune marge sécuritaire adéquate pour protéger les millions d’enfants buvant une eau fluorée à 1 ppm. Cette nouvelle corrélation entre le fluorure mesuré directement dans le sang et l’intelligence vient renforcer les découvertes antérieures de Xiang.

 

De plus, cette étude ne sort pas de nulle part. Elle est la 24e étude montrant un lien entre le fluorure dans l’eau et une intelligence réduite chez les enfants. La majorité des études proviennent de Chine, mais d’autres ont été publiées au Mexique, en Inde et en Iran.

 

Ceci s’ajoute aux plus de 100 études démontrant que le fluorure crée des dommages au cerveau chez les animaux. Elle s’ajoute à celles montrant que les fœtus avortés présentent des lésions au cerveau dans les régions où la fluorose est endémique en Chine. La liste complète de ces études est disponible dans l’annexe 1 du livre "The Case Against Fluoride...",  disponible en ligne, avec la permission de l’éditeur.

 

L’une des premières études animales sur les impacts du fluorure sur le cerveau, publiée aux Etats-Unis, est celle de Mullenix et al. (1995). Cela a mené au renvoi de Mullenix, l’auteur principal de l’étude, par le Centre dentaire Forsyth. Les détails de cette histoire sont relatés dans le livre de Chris Bryson: The Fluoride Deception. Ce traitement expéditif lançait un message très clair aux autres chercheurs américains: étudier les effets sur la santé du fluorure n’est pas bon pour votre carrière – en particulier les effets sur le cerveau!

 

Lorsque le NRC (National Research Council) a mené sa révision de la littérature scientifique, publiée dans son rapport de 507 pages intitulé "Fluoride in Drinking Water: A Review of EPA's Standards" et publié en 2006, seulement cinq études sur le QI étaient disponibles en anglais. Et pourtant, le panel a estimé que le lien entre l’exposition au fluorure et la réduction QI est à la fois cohérent et "plausible". Depuis, 19 autres études similaires on été publiées ou rendues disponibles grâce à leur traduction en anglais.

 

Analyse risques-bénéfices

 

Plaçons deux études importantes dans la balance d’une analyse risques-bénéfices. Sur le plateau gauche, plaçons l’étude la plus importante en étendue de toute l’histoire, conduite aux États-Unis et dont le but était de démontrer les bénéfices du fluorure (Brunelle et Carlos,1990). Sur le plateau droit, plaçons l’étude de Xiang, et voyons vers où penche la balance d’une politique de santé sensée.

 

Sur le plateau gauche

L’étude de Brunelle et Carlos compare la carie dentaire chez les enfants ayant vécu toute leur vie dans les collectivités fluorées, versus non-fluorées (39 000+ enfants, 84 collectivités). Le résultat de cette étude indique qu’on observe une réduction d’à peine 0.6 surfaces cariées (dents permanentes) dans les collectivités fluorées. Au total, il y a plus de 100 de ces surfaces dentaires dans la bouche d’un enfant. Cette réduction minuscule est statistiquement non significative. Pire, elle disparaît totalement en tenant compte du retard d'un an de l’éruption des dents infantiles dans les communautés fluorées. Des données probantes confirment ce retard d’éruption des dents.

 

Sur le plateau droit

L’étude de Xiang (2003 a,b) indique qu’une diminution de l’intelligence (QI)  est plausible à concentration de 1.9 ppm. Ceci signifie qu’il n’existe aucune marge sécuritaire adéquate pour protéger le cerveau des enfants buvant des quantités non contrôlées d’eau fluorée à 1 ppm (au Québec 0.7 ppm), et qui ingèrent simultanément du fluorure issu de diverses autres sources, également non contrôlées. Et maintenant, l’étude de Xiang et al. (2010) vient renforcer la découverte originelle en montrant le lien existant entre la réduction du QI et la concentration de fluorure sanguin. Nous en sommes arrivés à mesurer directement l’exposition individuelle au fluorure.

 

Questions

 

Comment un parent ou un décideur en arrive-t-il à justifier une pratique (la fluoration) qui peut éventuellement réduire la carie d’un taux minuscule (0.6 surfaces de dent), tout en sachant qu’elle peut éventuellement affecter le cerveau et altérer le développement des enfants?

 

Dans cette analyse, n’est-il pas évident que le plateau droit de la balance devrait faire contrepoids au plateau gauche?