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FLUORATION DE L'EAU 

 

RÉPONSE À LA POSITION DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC

Selon la Direction de la santé publique (DSP), la fluoration de l'eau potable est le moyen le plus efficace de prévenir la carie dentaire.  La DSP soutient également que tous les effets négatifs du fluorure sur la santé, à part la fluorose dentaire, seraient purement 'théoriques'.

Qu'en est-il réellement ?  Les études scientifiques arrivent-elles aux même conclusions ?  Lisez ici la réplique aux affirmation de la DSP, écrite par le Dr. Pierre Jean Morin, Ph.D. en médecine expérimentale, ancien directeur de la recherche scientifique à l'hôpital Laval et expert de réputation internationale en matière de fluoruration de l'eau.  Le Dr. Morin est coauteur du livre «La fluoration : autopsie d’une erreur scientifique», paru aux Éditions Berger en 2005.

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À qui de droit,


RÉPONSE À LA POSITION DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC

La position de la direction de la Santé publique concernant la fluoration est résumée dans une lettre du directeur régional de Santé publique adressée au directeur du Service de l’environnement de la ville de Québec le 11 mai 2004 et dont nous avons obtenu copie grâce à la Loi l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.

Au deuxième paragraphe on y retrouve le texte suivant qui résume la position du ministère de la Santé dans ce dossier :

"Le DSP considère que la fluoration des eaux de consommation demeure le moyen le plus efficace de prévenir la carie dentaire et ce particulièrement pour les populations les plus vulnérables. Aucune autre mesure ne s’est avérée aussi efficace sur ce plan alors que tous les effets négatifs allégués, outre la fluorose dentaire, demeurent d’ordre théorique."

La position du ministère de la Santé du Québec peut donc être résumée dans les affirmations suivantes :

1. La fluoration de l’eau réduit la carie dentaire de façon significative dans la population en général et tout particulièrement chez les familles de niveau socioéconomique faible.

2. Tous les effets négatifs allégués, outre la fluorose dentaire, demeurent d’ordre théorique.

Il m’est absolument impossible de concorder avec ces croyances. Je vais donc procéder à un examen de la preuve scientifique à l’égard de ces affirmations.


1. LA FLUORATION RÉDUIT LA CARIE DENTAIRE DE FAÇON SIGNIFICATIVE.

Lorsque les services de Santé publique des États-Unis ont décidé de promouvoir la fluoration des eaux de consommation afin de prévenir la carie dentaire dans la population, aucune étude scientifique effectuée en laboratoire n’en démontrait l’efficacité. Les seules autres données disponibles à ce moment étaient celles colligées par Dean et ses collègues afin de déterminer à la fois la cause d’une pathologie de la dent appelée fluorose dentaire et la concentration de celle-ci qui ne causerait pas de déformation disgracieuse des dents des enfants. 

Au cours de leurs études, Dean et ses collègues avaient remarqué que les enfants affligés par la fluorose dentaire ne présentaient pas, contrairement à l’attente, un taux élevé de caries dentaires. Au cours de leur études effectuées sur des populations humaines, Dean et ses collègues déterminèrent seulement le niveau de fluorures dans l’eau des municipalités visitées. Or, il est bien connu qu’en général les eaux ayant un niveau de fluorures élevé contiennent aussi des quantités élevées de minéraux et que ceux-ci sont généralement liés au fluor de façon stable, ce qui limite leur degré d’absorption dans le corps humain. Cette erreur expérimentale empêche toute possibilité d’interprétation ultérieure de leurs résultats. De plus, Dean et ses collègues n’ont pas tenu compte du fait que les eaux naturellement fluorées contenaient fréquemment du strontium et du bore, deux substances reconnues pour les effets anti-cariogéniques. La fluoration a donc été adoptée comme mesure de santé publique sans la moindre justification scientifique.

Un grand nombre d’études relativement récentes démontrent que la fluoration de l’eau ne réduit pas la carie dentaire. Je n’en citerai que deux tout en recommandant au lecteur de consulter notre livre : La fluoration. Autopsie d’une erreur scientifique (pp.177-210) afin d’y trouver une analyse scientifique exhaustive sur ce sujet.

En 1999, D. Locker et ses collègues de la faculté d’art dentaire de l’université de Toronto (une institution ayant fait la promotion de la fluoration au cours des 50 dernières années) ont effectué une étude bibliographique de toutes les recherches effectuées entre 1994 et 1999 (268 publications) sur les effets de la fluoration dans la réduction de la carie dentaire. Cette recherche a été commanditée par le gouvernement de l’Ontario et les premières nations. 

Suite à leur étude, ils stipulent que : la fluoration ne réduit pas la carie dentaire et que l’interruption de la fluoration ne provoque pas d’augmentation de caries chez les enfants. De plus, ils notent que le niveau de fluorose dentaire (un signe d’intoxication chronique aux fluorures) a atteint un niveau alarmant aussi bien dans les villes fluorées que dans les villes non fluorées ; le niveau de fluorose dentaire atteignant 70 % dans les premières et 50 % dans les autres. Ces données sont alarmantes puisqu’elles démontrent qu’un pourcentage élevé de la population souffre d’intoxication chronique aux fluorures.

Mais une question demeure toujours sans réponse : "Vu la grande différence d’incidence de caries dentaires dans différentes populations, quel est le facteur qui a le plus d’importance dans la réduction de la carie dentaire ?"

Déjà en 1985, J. Colquhoun, le directeur des Services de santé dentaire de Nouvelle Zélande apportait une réponse à cette interrogation. Il y a lieu de mentionner ici, que dans ce pays, les services de Santé dentaire visitent les écoles régulièrement et procèdent à l’inspection et à l’obturation des dents cariées. Ceci permet un suivi de chaque enfant sur une longue période de temps. Or, Colquhoun réalisa, lors d’une étude statistique des résultats compilés par ses services, que ceux-ci ne démontraient pas de concordance entre le niveau de carie dentaire et la fluoration de l’eau ou son absence. Par contre, lorsqu’il compara la carie dentaire moyenne avec le niveau socioéconomique moyen des parents des enfants, il nota qu’il y avait concordance. Plus le niveau de scolarité et le revenu moyen des parents était élevé, le moins de caries dentaires observées chez leurs enfants.

Il publia ses résultats dans la revue Oral Epidemiology en 1985, 13, 37-41

Nous sommes donc confronté à un dilemme majeur ; qui croire ? Les universitaires de Toronto et Colquhoun ou le directeur régional de Santé publique. Notre étude exhaustive du sujet au cours de la rédaction de notre livre nous a démontré que la position officielle du ministère de la Santé du Québec ne concorde pas avec la preuve scientifique récente ; d’où notre opposition à cette mesure.  

Voici quelques informations additionnelles qui portent à réfléchir :

1. En 1966, la Food and Drug Administration des États-Unis interdisait  l’administration de suppléments de fluorures (1 mg/jour) aux femmes enceintes à cause de la possibilité que cette mesure n’entraîne une augmentation du nombre de nouveaux nés souffrant de maladies congénitales. Or, dans une ville fluorant ses eaux de consommation, une femme enceinte absorbe beaucoup plus de fluorures qu’un milligramme par jour à partir de sa consommation journalière d’eau potable ; ce qui a pour effet d’annuler les effets de l’interdiction originale.

2. Tout récemment, l’association dentaire américaine recommandait à toute la population américaine de ne plus préparer de lait maternisé avec de l’eau fluorée afin de réduire les risques de fluorose dentaire chez leurs enfants.

3. Finalement, en 2005, le Center for Disease Control (CDC) américain formulait l’hypothèse selon laquelle les fluorures exerceraient leur action préventive de la carie dentaire à la surface des dents (action topique) et non grâce à son incorporation graduelle lors de la croissance de celles-ci. Il découle donc de cette hypothèse que la fluoration serait une mesure complètement inutile.

Ainsi que le lecteur a été en mesure de constater, la fluoration de l’eau ne consiste pas en une mesure fiable de santé publique. On peut même observer que les promoteurs d’antan se contredisent aujourd’hui entre eux ; ce qui incite à la plus grande prudence vis-à-vis des fluorures en général.


2. TOUS LES EFFETS NÉGATIFS ALLÉGUÉS, OUTRE LA FLUOROSE DENTAIRE, DEMEURENT D’ORDRE
THÉORIQUE.

Les services de Santé publique canadiens et américains ont toujours nié que les fluorures puissent provoquer des maladies ou aggraver sensiblement des maladies existantes. Cette position est contraire à la réalité telle que démontrée dans le très nombreux ouvrages et publications scientifiques. En 1937, K. Roholm publiait un livre intitulé Clinical Hygienic Study With a Review on the Literature and Some Experimental Investigations, Ed. H.K. Lewis and Co., London. Dans son livre, Roholm mentionne divers symptômes liés à une exposition aux fluorures d’origine industrielle. Il signale la présence d’une plus grande opacité du tissu osseux à l’examen radiologique, la formation d’excroissances osseuses, appelées exostoses aplaties, à la surface des côtes et la calcification des ligaments intervertébraux. Il a aussi noté que les individus exposés aux fluorures souffraient de fluorose dentaire sévère, et de dépression.

En 1952, alors que les autorités de Santé publique des États-Unis d’Amérique entreprenaient de promouvoir la fluoration des eaux de consommation des villes comme mesure de prévention de la carie dentaire, le Dr. Alfred Taylor, un chercheur du Clayton Biochemical Institute de l’Université du Texas publia les résultats de ses recherches dans le Congressional Record 82th Congress, p. 1529. Au cours de ses expériences effectuées sur des souris, Taylor a noté que du fluorure de sodium administré dans l’eau à des concentrations de 1 et de 10 mg par litre abrégeait sensiblement la durée de vie de ses animaux et que les femelles développaient plus d’adenocarcinomes que celles du groupe témoin.  (Note de AFQ: un adenocarcinome est une tumeur cancéreuse maligne dont la structure reproduit de façon plus ou moins fidèle et reconnaissable celle d'un épithéIium glandulaire) 

Les critiques de l’époque firent remarquer à Taylor que la nourriture de ses souris contenait des fluorures sous forme de poudre d’os. Taylor répéta alors ses études avec de la nourriture dont la teneur en fluorures était extrêmement basse. Ses résultats ne firent que confirmer ses observations initiales et ils furent publiés dans le Dental Digest no. 60, 1954, p. 170, une revue publiée par et pour la profession dentaire. 

En 1965, Taylor publia une série d’expériences effectuées en laboratoire qui démontrent que les fluorures accélèrent la croissance des tissus cancéreux (Ref.: A. Taylor et N.C. Taylor, Effect of Sodium Fluoride on Tumor Growth, Proc. Soc. Exp. Biol. Med. no. 119, 1965, p. 252). Pour de plus amples renseignements à ce sujet voir aux pages 211 à 252 de notre livre intitulé : La fluoration. Autopsie d’une erreur scientifique.

Voici quelques commentaires d’une grande importance avant de poursuivre.

1. Tout d’abord, les travaux de Taylor publiés en 1952 étaient en tout point conformes aux règles de l’art dans le domaine de la recherche utilisant des animaux de laboratoire. Tous les animaux étaient nourris avec la même nourriture sèche. La seule variable utilisée n’était présente que dans l’eau de boisson ; le groupe témoin buvant de l’eau distillée et les groupes traités de l’eau contenant du fluorure de sodium à des concentrations de 1 mg/; et 10 mg/l. Il n’est donc pas surprenant que la deuxième série d’expériences aient donné des résultats identiques à la première.

2. Les travaux de Taylor auraient dû être suffisants afin d’obliger les Services de santé publique américains à suspendre les études de fluoration des eaux de consommation en cours sur des populations humaines. Ils ont plutôt choisi d’en nier l’existence. 

Ainsi que me le disait si bien le Dr. Dean Burk au cours d’une conversation en marge du procès tenu à Houston au Texas : "La fluoration, ce n’est pas de la science, c’est autre chose" et "Cet autre chose" a été abondamment documenté par Christopher Bryson dans son livre intitulé : The Fluoride Deception, Ed. Seven Stories Press, publié récemment.  (Note de AFQ : Visionnez le vidéo de l'entrevue avec l'auteur du livre The Fluoride deception (Le mensonge du fluor): Cliquez ici.)

Voici un dernier exemple de l’attitude des Services de santé publique lorsque des publications scientifiques contredisent leurs affirmations.

En 1977, le ministre de l’Environnement demandait aux scientifiques oeuvrant au sein de son ministère ainsi qu’à son conseiller scientifique d’effectuer une revue exhaustive de la littérature scientifique concernant les fluorures et ses effets sur l’environnement, les animaux et chez l’homme.

Un comité aviseur formé de dix personnes fut mis sur pied et, en novembre 1979, il complétait ses travaux. Le rapport fut rendu public en mars 1980.

Dans le chapitre 4, pp. 99 à 119, du rapport intitulé : "Les fluorures, la fluoration et la qualité de l’environnement" les auteurs mettent en doute l’affirmation des Services de santé publique selon laquelle la fluoration réduit la carie dentaire chez les enfants. De plus, ils y mentionnent toute une série d’effets secondaires liés à la présence des fluorures dans l’eau de boisson et dans l’environnement. On peut en citer quelques-uns comme l’ostéosclérose, l’ostéomalacie, la calcification des jointures, tendons et de la colonne vertébrale, déformations du squelette, augmentation de l’incidence des maladies congénitales et des décès dus au cancer, etc. En page 199 de leur rapport, les membres du comité recommandent de suspendre indéfiniment l’application de la loi 88...

Cette conclusion devait être discréditée à tout prix. En 1983, le ministère publiait une brochure dont l’objectif principal était de discréditer le "Québec Report" en attaquant la réputation de certains auteurs de publications scientifiques très importantes comme celle publiée par les Dr. Burk et Yiamouyaninis et intitulée : Cancer From our Drinking Water, Congressional Record, U.S. House of Repr. 94th Congress 1st Session, 1975, p. 12371, ou même en tentant de discréditer le rapport du ministère de l’Environnement du Québec ; un rapport officiel d’un autre ministère du même gouvernement. La brochure en question est intitulée "Examen de certains aspects de la fluoration", B. Lafontaine, 1983. 

Le rapport du MENVIQ n’a cependant jamais été discrédité ; bien au contraire !  En janvier 1982, la Safe Water Foundation of Texas intentait une poursuite contre la ville de Houston afin de faire interdire la fluoration de l’eau de consommation. Il porte les désignations suivantes :

Nº 80-52271 

Safe Water Foundation 

of Texas et al.

         vs 

City of Houston

In the discrict Court of Harris County, Texas 152st Judicial District 

Anhony J.P. Farris
Judge Presiding
Februrary 22 1982

En janvier 1982, la présidente de la Safe Water Foundation communiquait avec le cabinet du ministre de l’Environnement afin de s’enquérir de la possibilité qu’un des scientifiques du ministère puisse se rendre à Houston afin de présenter le rapport du Québec (The Quebec Report) à la cour, lors du procès.

Le responsable du dossier au ministère de l’Environnement me fit part de cette demande et il me pria d’y agréer ; ce que je fis. Le rapport du ministère de l’Environnement du Québec fut présenté et expliqué à la cour pendant deux jours et demi ; ce qui en fait le document principal déposé en preuve. Mon témoignage fut à ce point convaincant que le juge a retenu toutes les grandes conclusions du rapport dans son jugement :

"La fluoration de l’eau par des moyens artificiels, telle que contemplée à la suite de la directive nº 80-2530 de la ville de Houston peut causer ou contribuer à causer le cancer, les maladies congénitales, peut provoquer des réactions d’intolérance vis-àvis du fluorure et des réactions pathologiques causées par la toxicité chronique incluant la fluorose dentaire chez l’homme ; la fluoration artificielle de l’eau peut aggraver les malaises résultant de la malnutrition et d’autres maladies déjà existantes dans la population ; de plus la valeur de cette mesure pour prévenir la carie dentaire peut être mise en doute".

Voilà un jugement éclairé dicté par la preuve scientifique présentée et expliquée en détail devant lui. Ce jugement aurait dû être plus écouté par les agences de réglementation et les services de santé publique ; malheureusement ce n’est pas le cas !


CONSIDÉRATIONS D’ORDRE LÉGAL

La fluoration des eaux de consommation consiste à ajouter un produit chimique à l’eau d’aqueduc des villes. Ici, au Québec, le produit chimique ajouté est l’acide hydrofluosilicique : un déchet industriel non traité. Or, ce produit n’a jamais été homologué à titre d’additif alimentaire ou de médicament. Il est par conséquent illégal de l’utiliser pour la fluoration de l’eau.

Un deuxième point très important mérite aussi d’être soulevé. La fluoration de l’eau n’est pas une mesure qui vise à rendre l’eau potable. L’Objectif avoué est celui de traiter des individus et non l’eau. Or, les chartes des droits et libertés du Québec et du Canada consacrent le droit à l’inviolabilité de sa personne et le droit absolu de protéger sa santé. La fluoration de l’eau qui est une mesure de médication forcée est donc une entrave à la jouissance de ces droits et constitue alors une mesure illégale.

Il est très difficile de comprendre l’attitude des services de santé publique qui s’arrogent le droit de bafouer les droits les plus élémentaires des citoyens en leur imposant une mesure comme la fluoration qui va à l’encontre des lois, qui est inefficace et nocive pour la santé des citoyens qu’ils sont supposés protéger. 

Il serait grand temps que les tribunaux obligent les services de santé publique à expliquer leur position dans le domaine de la fluoration.
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Pierre J. Morin, Ph.D.
médecine expérimentale