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Réponse à la révision de Santé Canada sur la fluoration de l'eau (nov. 2009), par Paul Connett

 

Commentaires du Dr Paul Connett sur le rapport préliminaire de Santé Canada sur la fluoration de l’eau (nov. 2009). Notez que le rapport final de Santé Canada (déc. 2010) a ignoré la quasi totalité de ces préoccupations.

 

En septembre 2009, Santé Canada a publié un rapport préliminaire sur la fluoration de l'eau qui se veut une révision de la littérature scientifique sur la fluoration.  Comme plusieurs autres documents gouvernementaux, ce rapport comporte de nombreuses lacunes et conclut que l'eau fluorée est sûre et efficace.  Voir le rapport de Santé Canada Le fluorure dans l'eau potable: Cliquez ici. 

 

En fait, ce rapport diffère peu des rapports similaires publiés par plusieurs gouvernements pro-fluorure: américain (DHHS, 1991), irlandais (Fluoridation Forum, 2000), britannique (MRC, 2002; South Central SHA, 2009), australien (NHMRC, 1991, 1999, 2007) et néo-zélandais.  Le rapport de Santé Canada est basé sur un énoncé antérieur et peu convaincant d'à peine 5 pages écrit par un 'comité d'experts' en 2008.  Voir le rapport de 5 pages: Cliquez ici.

 

Les citoyens avaient été invités à envoyer leurs commentaires à Santé Canada.  Vous pouvez lire ici la réponse complète du Dr Connett, directeur du réseau FAN (anglais): Cliquez ici.

 

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Réponse au rapport préliminaire de Santé Canada sur la fluoration de l’eau (nov. 2009)

Notez que le rapport final de Santé Canada (déc. 2010) a ignoré la quasi totalité de ces préoccupations.

Par Paul Connett Ph. D.
Adaptation française: Action Fluor Québec

 

Études sur l’intelligence (QI)

Dans cette partie, je me concentrerai sur la problématique de la réduction du QI chez les enfants, un problème de santé abordé dans le rapport de Santé Canada, mais en se basant presque exclusivement sur le jugement du panel ou “groupe d’experts”.

Afin de placer cette discussion dans le contexte, mentionnons que 23 études publiées ont trouvé un lien entre la réduction du QI et l’exposition modérée au fluorure . (Voir: www.fluoridealert.org/brain)

Dans la section du rapport présentée par l’un des experts du panel, le Dr Robert Tardiff, toxicologue, seulement deux courts paragraphes discutent des études sur l’effet du fluorure sur l’intelligence. En fait, Tardiff se limite à seulement 2 études: Li et al. (1995) et Xiang et al (2003). Il se réfère également au rapport du NRC (2006), mais ignore le fait que le NRC a révisé 5 études (six en incluant l’étude de Lin et al. de 1991 sur la glande thyroïde).

Même avec une révision aussi limitée, Tardiff cite l’idée principale de Xiang: "Dans les zones de fluorose endémique, boire de l’eau fluorée à  concentration supérieure à 1.0 mg/L pourrait affecter négativement le développement de l’intelligence chez les enfants."

On pourrait croire que cette découverte est terriblement accablante, surtout si votre tâche consiste à réviser la sécurité d’une norme dont la concentration est de 1.5 ppm (idem à 1.5 mg/l). Comment Tardiff et les cinq autres membres du panel se tirent-ils de cette fâcheuse situation?

Nous l’avons déjà vu auparavant. Ils affirment que:

Les données probantes n'attestent pas non plus l'existence d'un lien entre le fluorure et un quotient intellectuel inférieur, les études disponibles comportant de grandes lacunes en termes de qualité, de crédibilité et de méthodologie."

De quelles "données probantes" parlons-nous ici au juste? Tardiff s’est limité à seulement deux études. Notez de plus qu’on n’a cité aucune étude ayant trouvé une absence de lien entre l’exposition au fluorure et la réduction du QI. Alors, à quoi ont-ils comparé ces deux études? Réponse: elles ont été comparées au soutien continu en faveur des programmes de fluoration!

Maintenant, tel qu’indiqué précédemment, 23 études ont déjà établi ce lien (une étude de l’Iran, une du Mexique, une de l’Inde et 20 de la Chine). De plus, 5 autres études chinoises seront bientôt traduites. Nous savons qu’une seule étude néo-zélandaise a trouvé une absence de lien. À 23 études contre 1, les “données probantes” en faveur de la poursuite du programme de fluoration font piètre figure.

De plus, 3 études ont découvert un lien entre le flurorure et des dommages au cerveau chez des foetus avortés dans les zones fluorées endémiques en Chine. Plus de 50 études animales ont établi que le fluorure crée des dommages au cerveau et qu’il altère le comportement, sans oublier l’étude du Dr Mullenix et al. (1995), à la suite de quoi elle a perdu son emploi!

Plusieurs citations tirées des études sur le cerveau sont disponibles ici: www.FluorideAlert.org/brain

Tardiff et les 5 autres panélistes ignorent-ils l’existence des autres études chez les êtres humains? Cela est difficile à croire puisque plusieurs d’entre elles ont été publiées bien avant janvier 2007. Peut-être n’ont-ils pas cherché avec grand enthousiasme?

Si le Dr Hardy Limeback avait siégé sur ce panel, il aurait certainement attiré leur attention sur ces autres études sur le QI. Cela explique probablement en partie pourquoi il n’a pas été invité à siéger sur ce panel. Il connaît trop bien la littérature scientifique!

Qu’en est-il de l’équipe de Santé Canada ? Ne sont-ils pas au courant de l’existence de ces études sur la réduction du QI ? J’en doute fort. Le réseau FAN (Fluoride Action Network) et la Société internationale pour la recherche sur le fluorure ont pourtant conjointement organisé une conférence publique à Toronto en août 2008, soit presque un an avant la publication du rapport de Santé Canada (2009). Mais bien entendu, Santé Canada n’a pas daigné envoyer un seul représentant à la conférence. Vous avez bien lu. Santé Canada n’a pas bougé le petit doigt pour envoyer quelqu’un à la conférence. Cela est inacceptable.

Le réseau FAN, avec l’aide de citoyens locaux a organisé à Toronto une conférence médiatisée où le Dr. Vyvyan Howard et moi avons discuté précisément de ces 23 études sur la réduction du QI. La conférence a reçu un bonne couverture médiatique, à la TV, à la radio et dans les journaux canadiens. FAN a également présenté les liens existants entre le fluorure et la réduction QI sur son site web : http://www.FluorideAlert.org

En d’autres termes, il était facile pour Santé Canada de trouver ces informations, si au moins ils s’étaient donné la peine de les chercher! De plus, le périodique Journal Fluoride a imprimé 19 études Chinoises sur le cerveau (non traduites par FAN), incluant quelques études sur le QI, deux études animales et trois études sur l’impact du fluorure sur le cerveau du foetus.

Donc, en septembre 2009, Santé Canada avait à sa disposition une quantité considérable d’études publiées, qui auraient pu servir à établir le poids des "données probantes", s’ils l’avaient bien voulu. Ceci inclut également trois méta-analyses, dont celle présentée par le Dr. Limeback à la séance d’affiches lors de la conférence de l’IADR (International Association for Dental Research) tenue à Toronto en avril 2008. Alors, qu’ont-ils écrit?

Santé Canada n’a considéré que 5 des 23 études sur le QI (p. 36):

"On a mesuré l'effet de l'exposition au fluorure sur le quotient intellectuel (QI) des enfants au cours de plusieurs études réalisées en Chine (X.S. Li et coll., 1995; Zhao et coll., 1996; Lu et coll., 2000; Xiang et coll., 2003; Wang et coll., 2007) [Note de P. Connett: Ils ont ignoré les études du Mexique, de l’Iran et de l’Inde, ainsi que les 15 autres études effectuées en Chine, sans compter les trois études sur le cerveau du fœtus et les trois méta-analyses] Comme on le verra plus loin dans cette section, ces études sont controversées et il faut donc en interpréter les résultats avec prudence."

Pourquoi pensez-vous que ces études sont considérées ‘’controversées’’? Serait-ce parce que reconnaître leur validité signifierait devoir mettre fin au programme de fluoration?

Chez Santé Canada, il est intéressant de comparer l’attention portée à ces études sur le QI à l’attention portée à l’appui continuel de cette pratique risquée, pratique qui consiste à surdoser le cerveaux des bébés canadiens à une concentration de fluorure près de 200 fois supérieures à celle du lait maternel (aussi faible que 0.004 ppm, NRC, 2006, p.40). Autrement dit, lorsque l’eau est fluorée, chaque biberon rempli de lait maternisé surdose les bébés avec 200 fois plus de fluorure que dans le lait maternel.

De plus, vous croyez sans doute que les grand experts de Santé Canada, qui savent détecter les lacunes méthodologiques des études, ont eux-même conçu et mené au Canada une étude rigoureuse sur le fluorure et le QI, n’est-ce pas? Est-le cas? AUCUNEMENT. Est-ce là faire usage de précaution? Pourtant, absence d’étude ne signifie pas absence de tort.

Tant que le Canada et les autres pays qui fluorent l’eau potable n’effectueront pas chez-eux des études sur l’effet du fluorure sur intelligence, les 23 études doivent être considérées sérieusement. Au moins, nous agitons un grand drapeau rouge. Mais pour toute réponse nous n’avons obtenu qu’un feu vert autorisant encore plus de fluoration et l’appui continuel de la norme de 1.5 ppm de fluorure.

Santé Canada continue:

"Ces études ont été incluses dans la revue effectuée par le groupe d'experts sur le fluorure convoqué par Santé Canada en 2007. Toutefois, en dépit de l'uniformité des résultats dont elles font état, le comité a convenu qu'il n'y avait pas suffisamment de données probantes appuyant l'existence d'un lien entre le fluorure et un QI inférieur (…) La majorité de ces études réalisées en Chine ont également été incluses dans des revues effectuées par d'autres organisations ou comités, qui ont également mis en doute leur valeur (PISSC, 2002; ATSDR, 2003; NRC, 2006)."

Veuillez noter que:

- En 2002, le PISSC (en fait l’OMS) n’a considéré que deux études: Li et al., 1995 and Zhao et al.,1996. Voir: http://www.inchem.org/documents/ehc/ehc/ehc227.htm

- En 2003, l’ATSDR, n’a examiné que trois études sur le QI (Li et al., 1995; Zhao et al, 1996; Lu et al., 2000), une étude béhaviorale (Morgan et al., 1998) et un résumé d’un article mexicain qui a trouvé une diminution de l’organisation visuo-spatiale (Calderon, et al., 2000). Voir: http://www.atsdr.cdc.gov/toxprofiles/tp11.pdf

- En 2006, la révision du NRC n’a examiné que cinq ou six études: Li et al, 1995; Zhao et al., 1996; Lu et al., 2000; Xiang et al., 2003 a and b et Lin et al., 1991 (considérée dans la section traitant de la fonction thyroïdienne déprimée). Voir : http://www.nap.edu/catalog.php?record_id=11571

Conclusion

On se serait attendu à une analyse honnête de la part de Santé Canada, particulièrement parce qu’ils utilisent le terme "données probantes". On se serait attendu également à ce qu’ils examinent des études plus récentes et en plus grand nombre que celles des "groupe d’experts" antérieurs, et non pas à ce qu’ils examinent des études plus anciennes et en faible nombre.

S’ils avaient avancé plutôt que reculé dans leur analyse, et s’ils s’étaient donné la peine de faire une simple recherche, ils auraient découvert l’existence des 18 autres études qu’ils ont réussi à "manquer", ce qui leur permet de protéger leur programme de fluoration. Comme c’est commode!

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Voir les commentaires complets envoyés par Paul Connett à Santé Canada en 2009, qui ont été largement ignorés (en anglais):

http://fluoridealert.org/re/connett.canada.11-11.09.pdf