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Fluoration de l'eau au Québec

Les tribunaux devront trancher 

Depuis juillet 2006, la Coalition de Montréal pour les dents en santé tente de relancer le projet de fluorer l’eau de Montréal.  On observe le même phénomène à Dorval et à Québec où deux études fort médiatisées viendraient démontrer que le taux de carie dentaire est alarmant dans les zones non fluorées.  Pourtant ces études n'ont jamais été publiées dans des magazines scientifiques reconnus et nul n'a pu en étudier la méthodologie (révision par les pairs), processus pourtant normalisé issu de la méthode scientifique élémentaire. 

Lisez ce qu'en disent P. J. Morin, Ph.D en médecine expérimentale, Me J. R. Graham, membre du barreau du Minnesota et G. Parent, n.d., auteurs du livre : La fluoration – Autopsie d’une erreur scientifique.

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La fluoration – Les tribunaux devront trancher

P. J. Morin, Ph.D en médecine expérimentale, Me J. R. Graham, membre du barreau du Minnesota et G. Parent, n.d

Depuis juillet, à Montréal, la Coalition de Montréal pour les dents en santé tente de relancer le projet de fluorer l’eau de Montréal avec une étude non publiée parlant d’une augmentation de la carie dentaire chez les enfants à Dorval, puis en août, ce fut la ville de Québec qui voulait étendre la fluoration à ses villes fusionnées et maintenant la ville de Richmond procédera à la fluoration au printemps prochain (Les Actualités, édition du 23 septembre).

Nous aimerions participer à ce débat en offrant plusieurs informations pertinentes énumérées ci-bas pour éclairer le grand public.

risque calculé de la fluoration

La fluoration artificielle de l’eau d’aqueduc d’une municipalité consiste à y ajouter une certaine quantité d’un produit chimique fluoré connu pour sa toxicité afin d’en ajuster la concentration à un niveau jugé efficace pour prévenir la carie dentaire mais sécuritaire pour la population. Au point de départ, il s’agit donc d’un risque calculé. Le niveau sécuritaire et efficace a été fixé dans les années 1950 à une concentration de 1 mg/L de fluorures. À ce niveau de concentration, on estimait qu’il y aurait une réduction de la carie dentaire de 60 % chez les enfants sans que le niveau de fluorose dentaire n’excède 10 %.

produits utilisés pour fluorer l’eau

En Amérique du Nord, deux produits chimiques fluorés sont utilisés dans 90 % des usines de traitement des eaux de consommation : l’acide fluosilicique et le fluosilicate de soude. Ces deux substances sont des déchets industriels non traités contenant des fluosiloxanes, du plomb, de l’arsenic, du mercure, du cadmium, du chrome et des radionucléotides. Elles n’ont jamais été homologuées ni à titre d’additif nutritionnel ni comme médicament, ce qu’ils sont de fait. Leur usage afin de fluorer l’eau des villes est donc illégal.

carie dentaire

La Coalition pour des dents en santé maintient qu’elle a des « preuves à l’appui » de sa position. Or, au cours de notre revue de la littérature, nous avons été en mesure de consulter un rapport préparé à l’intention des services de santé de l’Ontario et publié dès novembre 1999 par trois professeurs de médecine dentaire attachés à l’Université de Toronto, un organisme favorable à la fluoration de l’eau de consommation depuis le milieu des années 1950. Ce sont les Drs Herenia Laurence, Aleksandra Jokovic et David Locker.

Dans le rapport final intitulé : « Mise à jour du rapport publié en 1996 par le sous-comité fédéral provincial sur l’eau potable », les auteurs ont consulté quelque 268 recherches en langue anglaise publiées au cours des années 1994 à 1999.  À propos de la réduction de la carie et de la fluorose, les auteurs stipulent que :

« Les études canadiennes ne fournissent pas de données systématiques indiquant que la fluoration de l’eau permet de réduire les caries dans les populations actuelles d’enfants. D’après les quelques études portant sur les collectivités où on a cessé de fluorer l’eau, cette mesure n’aurait entraîné aucune augmentation importante des caries » (p. iii, parag. 3)

« Les études actuelles corroborent le point de vue selon lequel la fluorose dentaire a augmenté à la fois dans les collectivités où l’eau est fluorée et dans les autres. D’après des études nord-américaines, le taux d’augmentation atteindrait de 20 à 75 % dans le cas des premières contre 12 à 45 % dans celui des secondes. Bien que cette affection se présente principalement sous des formes très bénignes ou bénignes, la fluorose dentaire constitue un sujet de préoccupation dans la mesure où elle est apparente pour tout le monde et peut avoir une incidence sur les personnes atteintes. » (p. iv, parag. 3)

On se rappellera qu’à l’origine, le seuil maximal de fluorose jugé acceptable avait été fixé à 10 % et que ce seuil est maintenant largement dépassé.

Nous nous retrouvons donc devant une situation ou deux groupes de dentistes formulent des opinions diamétralement opposées au sujet de la fluoration. Qui croire ?

Au cours de notre revue exhaustive de la littérature concernant la fluoration et la carie dentaire publiée dans notre ouvrage au chapitre 5 (p. 177 à 210), nous sommes arrivés aux mêmes conclusions que le groupe de dentistes de l’Université de Toronto.

effets secondaires de la fluoration

M. Shields consacre 13 mots sur les effets secondaires de la fluoration : « Les adversaires de la fluoration redoutent toutefois les dangers liés à la santé ». C’est extraordinairement peu pour couvrir un aussi vaste domaine.

La fluoration de l’eau induit un long processus d’intoxication chronique aux fluorures lequel est lié au fait que la population exposée absorbe à chaque jour une quantité de fluorures plus grande que celle que l’organisme a la capacité d’éliminer. Les fluorures s’accumulent donc de façon graduelle dans les os et les dents mais aussi à différents degrés dans toutes les cellules qui composent le corps humain.

Vu que les fluorures sont des substances extrêmement réactives, elles entrent en réaction chimique avec diverses substances présentes dans notre corps et dont l’action est essentielle au bon fonctionnement de l’ensemble. On peut penser, par exemple, aux enzymes, substances essentielles pour la transformation des différents produits chimiques et dont l’action est soit ralentie, soit arrêtée, ou fortement accélérée sous l’effet des fluorures.

Au cours de nos recherches, il est devenu apparent que les fluorures ont pour effet général d’accélérer les processus de vieillissement dans la population humaine ainsi que chez les animaux.

Ces processus prennent la forme d’ostéosclérose ou d’ostéomalacie, de calcifications des jointures, des tendons et de la colonne vertébrale avec fusion des vertèbres et de déformations importantes de différentes parties du squelette et même des genoux. Chez certains individus, la glande thyroïde est atteinte alors que d’autres individus souffrent de troubles neurologiques graves. Enfin, chez certains individus, les fluorures provoquent une maladie des reins appelée diabète insipide (voir notre chapitre 3, Fluor, Cancer et maladies congénitales, p. 77 à 163).

En janvier 1982, la Safe Water Foundation of Texas intentait un procès contre la ville de Houston afin de l’empêcher de fluorer ses eaux de consommation.

Le ministère de l’Environnement du Québec a alors été sollicité comme expert à cause de la recherche qu’il avait commanditée à ce sujet et publiée en 1979 : Fluorides, Water Fluoridation and Environmental Quality.  Le Dr Morin, co-auteur et co-éditeur du rapport de recherche, est alors délégué par le Ministère afin d’y présenter les résultats de l’étude devant une cour de justice de l’État du Texas.

Son témoignage de trois jours a été très suivi par les médias et les organismes environnementaux et sociosanitaires nord-américains. Dans son analyse de la preuve, le juge Farris reprend toutes les grandes conclusions du rapport du ministère de l’Environnement du Québec qu’il qualifie de très crédibles.

Au cours du procès, différents experts, notamment Burk et Morin, ont démontré à la satisfaction de la cour : 1) que le fluor a la capacité d’entrer en réaction avec le matériel génétique des cellules et d’y causer des mutations permanentes ; 2) que les fluorures induisent des mutations dans des cellules végétales et animales ainsi que des tumeurs cancéreuses chez les animaux de laboratoire ; 3) que la fluoration de l’eau augmente de façon significative le taux de mortalité dû au cancer chez l’humain (voir le chapitre 6, p. 211 à 252).

Citons pour terminer l’analyse des données scientifiques effectuée par le juge Farris :

« La fluoration de l’eau par des moyens artificiels, tel que contemplé à la suite à l’ordonnance Nº 80-2530 de la ville de Houston, peut causer ou contribuer à causer le cancer et des maladies congénitales ; elle peut provoquer des réactions d’intolérance vis-à-vis du fluorure et des réactions pathologiques causées par sa toxicité chronique incluant la fluorose dentaire chez l’homme ; la fluoration artificielle de l’eau peut aggraver les malaises résultant de la malnutrition et d’autres maladies déjà existantes dans la population ; de plus, la valeur de cette mesure pour prévenir la carie dentaire peut être mise en doute. »

mesure de santé publique légale ?

Au cours du présent débat sur la fluoration, un point majeur a été complètement occulté : la légalité ou l’illégalité de la fluoration de l’eau. Pourtant, deux évidences s’imposent.

Premièrement, l’ajout de fluor dans l’eau potable ne vise pas à la rendre exempte de bactéries donc sécuritaire, mais bien à traiter des humains afin de prévenir la carie dentaire.

Deuxièmement, les villes qui fluorent leurs eaux ne fournissent pas d’approvisionnement alternatif à ceux qui ne veulent pas boire de l’eau fluorée. Ces deux constats font de la fluoration une mesure de médication forcée pour la population concernée, donc une mesure illégale au Canada.

conclusion

Au cours de notre très longue implication dans le domaine de la fluoration, nous avons été amenés à constater que toute tentative de tenir un débat scientifique sur ce sujet était vouée à l’échec. Les échanges deviennent rapidement émotifs, sinon carrément agressifs, et la réalité scientifique en est invariablement la première victime.

Dans de telles circonstances, la seule alternative devient donc un milieu très encadré comme une cour de justice où les règles de la preuve sont clairement établies et suivies.

Au cours des trente dernières années, plusieurs procès ont eu lieu dans différents pays sur le sujet de la fluoration et, dans tous les cas, les tribunaux ont été en mesure de rendre des verdicts justes et éclairés. C’est maintenant à notre tour de suivre cette voie afin de mettre un terme à ce débat futile (chapitre 7, p. 253 à 303).

Pour en savoir plus et pour avoir l'heure juste, lisez le livre : La fluoration – Autopsie d’une erreur scientifique.