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La fluoration de l’eau

Une révision de la recherche et des actions récentes


Joel M. Kauffman, Ph. D.
 

 

''La fluoration artificielle de l’eau potable à 1 ppm de l’ion fluor ne réduit probablement pas la carie dentaire, excepté l’effet mineur existant sur les dents de lait. Quant à l’acide hexafluosilicique et son sel de sodium, qui ne sont pas purifiés et qui contiennent d’autres substances toxiques, ils ne confèrent certainement aucun bénéfice.'' - J. M. Kauffman, Ph. D.

 

 

Publié dans: Journal of American Physicians and Surgeons Volume 10, No 2, Summer 2005

 


La fluoration de l’eau

Une révision de la recherche et des actions récentes


Joel M. Kauffman, Ph. D.

Adaptation française: Action Fluor Québec


Résumé

La fluoration de l’eau potable a débuté il y a 60 ans aux États-Unis et elle est actuellement déployée dans 60% des réserves d’eau potable du pays. Une grande partie de l’Australie, du Canada, de l’Irelande et de la Nouvelle-Zélande fluorent l’eau potable, mais la majorité des pays développés non anglophones ont rejeté cette mesure car elle est considérée non bénéfique et possiblement nocive. Les agents de fluoration actuels sont l’hexafluosilicate de sodium et l’acide hexafluosilicique, qui ont remplacé le fluorure de sodium durant les années 1980. Ces composés chimiques diffèrent du flurorure de calcium, qui lui est présent dans l’eau naturellement fluorée. C'est cette dernière substance qui était à la base des allégation de réduction de la carie dentaire des premières études épidémiologiques. Les études des 15 dernières années n’attribuent à l’eau fluorée que de légers avantages possibles pour les dents de lait des enfants âgés de 5 ans, même si d'autre part les applications topiques du fluorure pourraient être efficaces.

Les effets néfastes du fluorure pourraient inclure les fracture des os et des dents ainsi qu’un taux plus élevé de cancer.

Des manœuvres juridiques complexes ont été utilisées dans le but de mettre fin à la fluoration de l’eau. La cause contre la fluoration a été affaiblie par la posture des opposants consistant à condamner tous les composés de fluorure, incluant les composés organiques (Ndt: les fluorures de calcium et de magnésium). Il est possible d’enlever le fluorure de l’eau en utilisant diverses méthodes.


 

Extrait de la révision du Dr Kauffman:

C’est Gerald J. Cox, un biochimiste financé par la compagnie Alcoa, qui a le premier mené une expérience sur des rats de laboratoire et qui a conclu que le fluorure réduit la carie dentaire. Il écrivait: ‘’Ce cas doit désormais être considéré comme prouvé.’’ Le 29 septembre 1939, lors d’une réunion de l’American Water Works Association à Johnstown (Pennsylvanie), Cox proposa d’injecter du fluorure dans toutes les réserves d’eau potable des États-Unis.

Durant les années 1940, des mandarins du projet Manhattan et des industries productrices de déchets fluorés réussirent à utiliser à leur avantage quelques études épidémiologiques. Ces études, maintenant discréditées, on permis l’injection de fluorure de sodium dans les réserves d’eau potable pour prouver que 1 ppm de l’ion fluorure préviendrait la carie dentaire chez les enfants. À par les effets dentaires, aucune de ces études (incluant les études subséquentes) n’a fait le suivi des effets médicaux du fluorure sur la santé à long terme. C’est une faille mentionnée à maintes reprises dans plusieurs procès jusqu’à ce jour.

Initialement, Henry Trendley, dentiste et chercheur pour les Services de santé publique des États-Unis, s’était opposé à l’injection du fluorure dans l’eau potable, en raison de sa toxicité. Plus tard il changea d’avis, peut-être parce qu’il croyait que la fluorose dentaire était un petit prix à payer en échange d’une réduction du nombre de caries, peut-être pour d’autres raisons. Par la suite, il devint le premier directeur du NIDR (Institut national de recherche dentaire), puis en 1953 il occupa un poste important au sein de l’ADA (Association dentaire américaine), deux organisations excessivement favorables à la fluoration qui s’attribuent tout le mérite de la réduction de la carie aux États-Unis depuis cinquante ans.

Lorsque l’opposition parmi les professionnels fut contrôlée (en grande partie par l’entremise de l’ADA et du NIDR) l’acceptation de la fluoration auprès du public fut facilitée lorsque l’on engagea le père des relations publiques, Edward L. Bernays, qui avait auparavant travaillé pour l’industrie du tabac afin de persuader les femmes de commencer à fumer.

(…)

En 1945, la fluoration débuta aux États-Unis avec l’utilisation du fluorure de sodium (NaF). Aujourd’hui, on utilise presque exclusivement l’acide hexafluorosilicique (H SiF ) et son sel de sodium (Na SiF). Ces produits ne sont pas purs, ils sont récupérés sous forme brute à partir d’une solution de lavage tirée des émission gazeuses du minerai de phosphate traité avec de l’acide sulfurique. En fait, ils contiennent à degré variable une certaine quantité de plomb, d’arsenic, de béryllium, de vanadium, de cadmium et de mercure. Puisque l’on a changé les produits de fluoration en cours de route, les vielles études basées sur l’utilisation du fluorure de calcium naturel ou sur le fluorure de sodium chimiquement pur sont devenues obsolètes, même en supposant qu’elles avaient été menées correctement. En effet, le calcium est un antagoniste du fluor; il réduit sa concentration dans le plasma sanguin et il en inhibe l’absorption par l’intestin.

(…)

On rapporte que des études menées aux États-unis sur la toxicité des fluorures (pas nécessairement les fluorures injectés dans l’eau potable) auraient été cachées, classées secret, censurées et enlevées des Archives nationales. Ces activités remontent en partie jusqu’à Harold Carpenter Hodge, Ph.D., biochimiste et toxicologue de l’Université de Rochester, où il supervisa des expériences pour le projet Manhattan durant lesquelles des doses d’uranium et de plutonium furent injectées à des patients non consentants. Plus tard, il fut nommé président du Comité de toxicologie du NRC (Conseil national de la recherche des États-Unis) et devint le principal promoteur de la fluoration aux États-Unis pendant la Guerre froide.

En 1953, Hodge utilisa des données d’une étude européenne pour estimer qu’il faudrait ingérer de 20 à 80 mg/jour de fluorure pendant 10 à 20 ans pour souffrir de fluorose squelettique incapacitante. On découvrit plus tard qu’il avait confondu les unité mg/kg et mg/lb. Darlene Sherrel, une activiste américaine opposée à la fluoration, analysa les mêmes données européennes de 1937 et estima que la fluorose squelettique pourrait être évitée en ingérant moins de 10 à 25 mg/jour de fluorure.

(...)

En 1975, la FDA (Administration des drogues et aliments des États-Unis) désigna le fluorure comme ‘’généralement reconnu non sécuritaire’’ et interdit l’ajout d’une quelconque quantité de fluorure dans les aliments et les suppléments alimentaires. Cependant, le Ministère de la santé exempta l’ajout de fluorure dans l’eau potable, incluant l’eau fluorée utilisée dans les aliments transformés.

(...)

Présentement, l’eau n’est pas fluorée dans plusieurs pays: Autriche, Allemagne, Luxembourg, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Pays-Bas, Suisse, France, Italie, Belgique, Espagne, Hongrie, Portugal, Grèce, Japon et Chine. En fait, près de la moitié de ces pays ont fait l’essai de la fluoration, mais y ont mit fin, ne constatant aucun bénéfice.

(...)

Bien que l’ADA, le CDC (Centre de prévention des maladies) et le NIDR affilié au NIH (Institut national de la santé) continuent à appuyer la fluoration, quelque 17 organisations américaines ont retiré leur appui depuis 1990, incluant l’Académie américaine d’allergie et immunologie, l’Académie américaine pour la lutte contre le diabète, l’Association américaine du cancer, l’Association américaine des infirmières, l’Association américaine de psychiatrie, la Fondation nationale du rein et la Société de toxicologie.

(…)

Aucune donnée probante adéquate démontrant l’efficacité des suppléments, comprimés ou de l’application topique des dentifrices et rince bouche fluorés n’a jamais été présentée. Dans son étude, Colquhoun en est arrivé à la conclusion qu’il n’y a non plus aucun bénéfice à utiliser un dentifrice fluoré.

(…)

‘’Jusqu’à tout récemment, la logique de la majorité des programmes de prévention de la carie basés sur le fluorure était d’incorporer le fluorure dans l’émail dentaire. Le rôle joué par le fluorure dans l’émail est désormais de plus en plus remis en question. Selon des expériences menées avec des rats et la réévaluation des données humaines cliniques, il appert que son importance est mineure...’’ En fait, ‘’... la prévalence de la carie dentaire parmi la population n’est pas inversement proportionnelle au fluorure dans l’émail et une concentration plus élevée de fluorure dans l’émail n’est pas nécessairement plus efficace en terme de prévention de la carie.’’ En révisant la littérature, Limeback a découvert que l’effet topique du fluorure sur les nouvelles dents est probablement ce qui explique le mieux un quelconque bénéfice attribué au fluorure, plutôt que l’ingestion dans l’eau ou sous forme de comprimés. Les expériences in vitro ont montré que le fluorure topique pourrait protéger l’émail dentaire en inhibant le métabolisme des bactéries, limitant ainsi la production d’acide.

(...)

L’eau fluorée à concentration de 1 ppm n’est pas sécuritaire pour la population en général. Nous ne savons pas encore à quel point cette toxicité résulte de la contamination à l’arsenic et aux métaux lourds dans les agents de fluoration plus récents. En outre, certaines populations encourent un risque accru, par exemple les diabétiques et les malades rénaux, particulièrement ceux qui boivent plus d’eau que la moyenne.

(...)

En dépit des preuves indiquant des bénéfices négligeables et des risques considérables, l’ADA, l’AMA (l’Associations médicale américaine), le CDC, le NIDR, la Société britannique de fluoration, l’OMS et autres n’ont pas renoncé à appuyer la fluoration. Puisque les opposants on été marginalisés, principalement parce qu’on les a ignorés, la seule voie vers le changement semble être celle devant les tribunaux.

(...)

S’il n’y avait eu qu’une ou deux poursuites ayant échoué sur plusieurs années, on pourrait être tentés de conclure que la cause antifluoration est sans espoir. En fait, les poursuites légales ont connu un certain succès. Ces poursuites contre la fluoration furent dirigées par l’avocat John Remington Graham lors de plusieurs procès sans jury tenus à Pittsburgh (Pennsylvanie) en 1978, à Alton (Illinois) en 1980 et à Houston (Texas) en 1982. Dans tous les cas, les juges ont tranché en faveur des plaignants et ont émis des injonctions contre la fluoration au motif qu’elle cause le cancer ainsi que d’autres maladies chez les êtres humains. Suite à l’injonction de Pittsburgh, la province canadienne du Québec cessa la fluoration de l’eau (Ndt: Québec cessa seulement la fluoration obligatoire de l’eau). Cependant, les trois causes furent contestées en appel sur la base de technicalités juridiques triviales. En dépit de ces actions en appel, les décisions des tribunaux, basées sur le fait que la fluoration constitue un risque déraisonnable pour la santé publique, font jurisprudence et demeurent non contestées.

(...)

Il y a eu cinq poursuites légales résultant en jugements contre la fluoration: deux en Pennsylvanie et une en Indiana, en Ohio et au Missouri. Aucun des jugement ne fut décidé sur la base du mérite de la fluoration, mais plutôt sur la base de technicalités juridiques.

(…)

Puisque certaines études ont conclu que les fluorures font augmenter les risques de cancer, l’ajout de n’importe lequel de ces composés dans l’eau, peu importe la quantité, violait la clause Delaney de l’amendement 1958 de la Loi sur les aliments, drogues et cosmétiques de 1938. Cette clause a été abrogée en 1996 lors de l’adoption de la Loi sur la protection de la qualité alimentaire. Cependant, un argument relatif au cancer encore plus fort est que l’ajout de fluorure viole la norme de l’EPA chapeautée par la Loi sur l’eau potable sécuritaire (Safe Drinking Water Act). Selon cette disposition, la valeur MCLG (concentration maximale visée d’un contaminant - une norme basée uniquement sur des considérations sanitaires) d’une substance cancérogène est de zéro. Par conséquent, l’injection de n’importe quelle quantité de fluorure devrait être bannie.

(...)

La position de la FDA selon laquelle le fluorure n’est ni un élément essentiel ni un nutriment et que le fluorure n’est pas sécuritaire (peu importe sa quantité) est incohérente avec le fait que la FDA permette l’ajout de fluorure dans les aliments.

(...)

De plus, l’eau fluorée est également une médication forcée pour les gens qui n’en veulent pas. On peut soutenir que cela constitue une violation de la loi, parce qu’aux États-Unis il est interdit de médicamenter les gens sans leur consentement. La fluoration diffère de la chloration de l’eau puisque le chlore est ajouté pour tuer les microbes et non pour médicamenter les gens.

En Inde, suite aux travaux de Susheela sur la toxicité du fluorure, le gouvernement a construit des usines de défluoration et a tenté de mettre fin à la vente de dentifrices fluorés. Malheureusement, aux États-Unis, les recours collectifs pourraient être la seule manière d’influencer les municipalités qui opèrent sur la base d’informations dépassées et erronées, puisqu’il existe une jurisprudence à cet effet.

(...)

Conclusion

La fluoration artificielle de l’eau potable à 1 ppm de l’ion fluor ne réduit probablement pas la carie, excepté l’effet mineur existant sur les dents de lait. Quant à l’acide hexafluosilicique et son sel de sodium, qui ne sont pas purifiés et qui contiennent d’autres substances toxiques, ils ne confèrent certainement aucun bénéfice.

Les promoteurs de la fluoration ont censuré les médias, ignoré toute discussion intelligente sur la fluoration, diffamé la majorité des opposant de la fluoration et ont fait casser les jugements contre la fluoration, à tel point que cela démontre l’étendue de leur pouvoir politique. En outre, plusieurs études publiées en faveur de la fluoration ont par la suite été déclarées infondées lorsque leurs données brutes ont été réanalysées.

Des données probantes indiquent que la fluoration fait augmenter l’incidence du cancer, des fractures de la hanche et des problèmes articulatoires. D’autres données indiquent que la fluoration cause la fluorose, endommage les dents et les os, et que divers autres problèmes médicaux peuvent survenir, incluant des dommages neurologiques.

(...)

L’EPA devrait limiter le niveau MCL (concentration maximale permise d’un contaminant) à 0.4 ppm de fluorure dans l’eau potable.

La FDA devrait faire marche arrière et interdire la vente de produits fluorés qui comportent des allégations de bénéfices dentaires, sans preuve de sûreté ni d’efficacité.

La fluoration municipale de l’eau devrait cesser. La défluoration de l’eau naturellement fluorée devrait être obligatoire jusqu’à concentration de 0.4 ppm de fluorure. Si la fluoration de ne peut pas être arrêtée, les individus devraient l’enlever par eux-même de l’eau courante.


 

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Voir la version anglaise complète de la révision de Kauffman: http://www.jpands.org/vol10no2/kauffman.pdf