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La fluoration pourrait être peu efficace contre la carie

Ontario vs Québec: 

Moins d'une demie carie de différence!

 

 
Un article récent publié par le Globe & Mail du 15 avril 2010, qui se targue d'être le journal le plus important du Canada, remet en question l'efficacité de la fluoration de l'eau. Visiblement, l'auteur de l'article croit encore que le fluorure ''renforce l'extérieur des dents pour les rendre plus résistantes aux bactéries'', mais pose aussi des questions fort pertinentes.

L'article révèle que lorsque comparé, le taux de carie varie très peu chez les enfants ontariens et québécois (données de Statistiques Canada, 5000 Canadiens examinés):

Dans le groupe le plus vulnérable des 6 à 19 ans, il y a moins d'une demie carie de moins chez les enfants ontariens comparativement aux enfants du Québec.

- dans le groupe des  6 à 11 ans, les enfants ontariens n'ont que 3.5 % moins de caries que ceux du Québec: 1.7 caries contre 1.76 au Québec.

 - dans le groupe des 12 à 19, les jeunes ontariens n'ont que 15.8 % moins de caries que ceux du Québec: 2.35 caries contre 2.79 au Québec.

Ces données arrivent à point, alors que la DSP et l'Ordre des dentistes du Québec veulent nous faire croire que la santé dentaire des enfants québécois est catastrophique comparativement à celle de l'Ontario.  Ils sont catégoriques. Selon eux, le Québec est très en retard comparativement à l'Ontario et aux États-Unis (fluorés à près de 70%).

Ces nouvelles données viennent une fois de plus renforcer les preuves déjà disponibles qui indiquent que la fluoration de l'eau est loin d'être une mesure efficace, en plus d'être controversée, risquée, polluante et liberticide.

La réalité est que sur ce continent, le Québec (fluoré à seulement 3%) est en avance sur l'Ontario, tout comme la vaste majorité des pays européens (fluorés à 2%). Et devinez quoi: les Européens ont des dents aussi bonnes que celle des Nord-Américains, sinon meilleures! (données de l'OMS)


 

La fluoration pourrait être peu efficace contre la carie

La fluoration,  très répandue dans la province, semble offrir peu d'avantages comparativement au Québec, qui se méfie de cette mesure.

Adaptation française: Action Fluor Québec

Lorsque vient le temps de fluorer l'eau potable, l'Ontario et le Québec pourraient difficilement être plus aux antipodes. Au Canada, l'Ontario détient le taux le plus élevé de fluoration, une pratique qui consiste à jouter à l'eau de consommation un produit chimique qui renforce l'émail des dents. Au Québec le taux est au plus bas; pratiquement personne n'y boit d'eau fluorée.

Ce qui surprend, c'est que les deux provinces présentent une très petite différence dans le taux de carie dentaire, une découverte qui va probablement intensifier la controverse actuelle entourant la fluoration de l'eau en tant que mesure de santé publique.

Le Québécois ont plus de caries que les Ontariens, mais la différence est minime. Chez les jeunes de 6 à 19 ans, considéré le groupe le plus à risque de carie parmi la population, le taux ontarien n'est inférieur que de moins d'une demie carie par enfant.

Dans le groupe des 6 à 11 ans, les enfants ontariens ont 3.5 % moins de caries que ceux du Québec: 1.7 caries comparativement à 1.76 au Québec.

Dans le groupe des 12 à 19 ans, les enfants ontariens ont 15.8 % moins de caries que ceux du Québec: 2.35 caries comparativement à 2.79 au Québec.

Figure: Les avantages de la fluoration ne sont pas clairs

Les données sur le taux de carie dans les deux provinces ont été compilées par Statistiques Canada lors d'une étude récente sur le portrait de santé des Canadiens. Les experts ont examiné les bouches de plus de 5 000 Canadiens entre 2007 et 2009, établissant des concordances entre le nombre de caries et de dents obturées, de manière à obtenir une image de l'état de la santé orale de la nation.

Suite à une requête émanant du Globe & Mail visant à obtenir la répartition du taux de carie par province, Statistiques Canada a présenté les chiffres de l' Ontario et du Québec sous forme de tableau, en indiquant que l'échantillonage des gens est suffisamment grand pour être représentatif.

Statistiques Canada a expliqué ne pas être en mesure de compiler des données probantes pour la Colombie britannique et l'Alberta, qui se retrouvent dans une situation similaire. En Colombie britannique pratiquement personne ne boit d'eau fluorée, alors que près des trois quarts des albertains s'abreuvent à des eaux municipales additionnées de fluorure.

Le journal désirait obtenir ces informations pour voir si l'on peut faire la lumière sur l'efficacité de la fluoration, mesure qui a été vantée par le Centre de contrôle des maladies des États-Unis (U.S. CDC) comme l'une des 10 plus grandes réalisations en matière de santé publique au 20ième siècle, et qui est appuyée par toutes les associations dentaires du pays ainsi que par Santé Canada.

Cependant, les résultats montrent que bien que le taux de fluoration soit la principale différence entre les deux provinces, ce produit chimique ne prévient la carie que de moins d'une demie carie par enfant en Ontario.

Santé Canada a ensuite minimisé ces constats.

“Bien que précises”, les données sur les enfants présentent “une image incomplète de la situation de la carie dentaire.... [et] ne doivent pas être utilisées pour tirer des conclusions concernant l'efficacité de la fluoration de l'eau”, commentait Santé Canada.

Le ministère fédéral soutient que des conclusion fermes ne peuvent être tirées de l'étude de Statistiques Canada parce qu'on n'a pas colligé les évaluations de l'apport individuel du produit chimique. Pour faire une évaluation appropriée, Santé Canada dit avoir besoin d'une information détaillée pour déterminer si l'apport des suppléments de fluorure, l'ingestion d'eau fluorée du robinet et embouteillée, et l'utilisation de dentifrice varient entre les deux provinces.

Pourtant, la fluoration est l'une des différences les plus évidentes entre les deux provinces. Plus des trois quarts des résidents de l'Ontario vivent dans des localités où l'eau est fluorée. Au Québec, 94 % boivent de l'eau sans cet additif, selon les chiffres publiés par Santé Canada en 2007.

Depuis, la ville de Québec a voté l'arrêt de la fluoration, ce qui nous indique que l'écart entre les deux provinces est encore plus marqué.

Certains critiques de la fluoration affirment que cette l'étude remet en question cette mesure.

“La fluoration n'est plus une mesure efficace,” soutient Hardy Limeback, directeur du département de médecine dentaire préventive à  l'Université de Toronto, qui explique que l'ajout du produit chimique dans l'eau est “plus nocif que bénéfique.”

Bien que la fluoration soit présentée comme un bénéfice incontestable par les agences de santé publique, qui estiment que cela réduit les caries de 20 à 40 %, plusieurs groupes communautaires dispersés au  Canada font du lobbyisme pour faire cesser cette pratique, sujette à être rejetée par référendum local. Certains professionnels de la santé sont préoccupés de fait que la fluoration pourrait comporter des risques sous-estimés.

Bien que le fluorure renforce l'extérieur des dents pour les rendre plus résistantes aux bactéries cariogènes, plusieurs d'études publiées dans des périodiques médicaux ont établi un lien entre l'exposition au fluorure et une réduction de la fonction de la glande thyroïde et du QI chez les enfants, quoique que la réduction de l'intelligence ait été observée à des concentrations beaucoup plus élevées que celles ajoutées à l'eau potable.

L'étude la plus troublante est celle de l'Université Harvard, publié en 2006 dans le périodique Cancer Causes and Control, qui a trouvé que les enfants de  7 ans exposés à des niveaux élevés d'eau fluorée sont quatre fois plus à risque d'être atteints d'ostéosarcome infantile, un cancer des os rare qui a frappé l'idole canadienne Terry Fox, et qui résulte pratiquement toujours par l'amputation d'un membre.

On a également observé la réduction mondiale de la carie dentaire, peu importe si les pays utilisent le fluorure ou non, ce qui suggère que d'autre facteurs entrent également en compte.

L'une des théories veut que la majorité des gens s'exposent déjà suffisamment via les dentifrices fluorés, donc la quantité de fluor dans l'eau affecte peu le taux de carie.

“La réduction simultanée de la carie dans les pays qui fluorent beaucoup et ceux qui fluorent peu est assez dramatique”, dit Warren Bell, ancien directeur de l'Association des médecins pour l'environnement, un groupe qui remet en question cette pratique.

Selon le Dr. Limeback, les facteurs pouvant prévenir la carie incluent une exposition accrue à la vitamine D, une meilleure hygiène orale, la consommation réduite de sucre et même les antibiotiques.

Lorsque la fluoration a débuté il y a 60 ans, les médecins croyaient qu'il fallait avaler le produit chimique pour renforcer les dents de l'intérieur. Le Dr. Limeback affirme que les études plus récentes montrent que si le bénéfice existe, il est de nature topique (application sur la surface des dents), ce qui suggère que le brossage des dents avec un dentifrice fluoré est plus efficace que de boire de l'eau contenant le produit chimique (le fluorure).