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LE FLUOR EST-IL UN NUTRIMENT ?

Positions de Santé Canada et de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA)

FRAUDE À L'ACADÉMIE NATIONALE DES SCIENCES des États-Unis (ANS) ?

Adaptation française : Action Fluor Québec      Page originale :  FRAUD AT THE NATIONAL ACADEMY OF SCIENCES? - IS FLUORIDE A NUTRIENT ?

Voir aussi : Le fluor n'est pas un nutriment essentiel.


À faire lire à tous les nutritionnistes qui utilisent sans vérifier le terme ''nutriment'' en se référant au fluor.

 

Santé Canada

Santé Canada reconnaît que le fluor n'est pas un élément essentiel dans la nutrition humaine, bien que cet organisme utilise maintenant le terme ''élément bénéfique'', une toute nouvelle catégorie inventée par l'Académie nationale des États-Unis (voir plus bas) lorsqu'elle a dû reconnaître que le fluor ne joue aucun rôle physiologique connu dans le développement des êtres humains. Le nouveau statut d' ''élément bénéfique" attribué au fluor est dépourvu de base scientifique et totalement contradictoire, car si le fluor n'est pas un nutriment essentiel, on ne peut défendre l'idée selon laquelle il serait ''bénéfique'' d'en avaler :

 

"Bien que Santé Canada ait par le passé classé le fluorure comme élément essentiel,47 le ministère recommande maintenant que les besoins en fluorure soient uniquement basés sur l'effet bénéfique sur la carie dentaire et constate que les tentatives pour démontrer son caractère essentiel pour la croissance et la reproduction chez les animaux d'expérience n'ont pas été couronnées de succès.48 Le National Research Council des États-Unis estime que le fluorure est un élément bénéfique pour les humains.49."

47  Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social. Apports nutritionnels recommandés pour les Canadiens. Direction de la protection de la santé, Ottawa (1983). 

48  Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social. Recom-mandations sur la nutrition. Rapport du Comité de révision scientifique. Approvisionnements et Services Canada, Ottawa. p. 160 (1990).    Voir : http://catalogue.iugm.qc.ca/Document.htm&numrec=031932335911410

49  U.S. National Research Council, Food and Nutrition Board. Recommended dietary allowances. 10e édition. National Academy Press, Washington, DC (1989)

 

Source: "Recommandations pour la qualité de l'eau potable au canada - documentation à l'appui" (le sous-comité canadien fédéral-provincial à l'origine de la recommandation visant à abaisser la concentration de fluorure dans l'eau potable de 1.0 ppm à 0.8 ppm)  

Voir la section Besoins essentiels : http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/water-eau/doc_sup-appui/fluoride-fluorure/ii_f.html

 

Santé Canada ne considère pas le fluorure comme un nutriment essentiel.

Source: Bureau du Vérificateur général du Canada, Pétition #221, Réponse de Santé Canada #22: http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/pet_221_f_30308.html

 

 

Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA)

 

L'EFSA considère que le fluor n'est pas un élément essentiel à la croissance ou au développement humain:

''Le fluorure n'est pas essentiel à la croissance ou au développement humain (...) Le fluorure ingéré est en partie retenu dans les os et en partie excrété, principalement via les reins. Chez les jeunes enfants, la rétention dans les os peut atteindre jusqu'à 90% de la dose absorbée, alors que chez les adultes elle est de 50% ou moins. Le fluorure est aussi incorporé dans l'émail dentaire durant la formation des dents.''

Texte d'origine:

''Fluoride is not essential for human growth and development (...) Fluoride content of the body is not under physiological control. Absorbed fluoride is partly retained in bone and partly excreted, predominantly via the kidney. In infants retention in bone can be as high as 90% of the absorbed amount, whereas in adults retention is 50% or less. Fluoride is also incorporated into dental enamel during tooth formation.''

Source: European Food safety authority, Opinion of the Scientific Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies on a request from the Commission related to the Tolerable Upper Intake Level of Fluoride, (Request N° EFSA-Q-2003-018), (adopted on 22 February 2005), The EFSA Journal (2005) 192, 1-65

 

Académie nationale des sciences des États-Unis

L'Académie nationale des sciences des États-Unis considère que le fluor n'est pas un nutriment essentiel à la santé humaine:

''Premièrement, laissez-moi vous rassurer relativement à cette préoccupation. Il n'est mentionné nul part dans le rapport que le fluor est un nutriment essentiel. Si un quelconque panéliste s'est prononcé en ce sens lors de l'atelier du 23 septembre, il s'est mal exprimé. Tel qu'énoncé dans la 10ème édition des Rations alimentaires recommandées (Recommended Dietary Allowances) que nous avons publiée en 1989 : "Ces résultats contradictoires ne justifient pas la classification du fluor comme élément essentiel, en accord avec les normes actuelles. Cependant, en raison des effets positifs sur la santé dentaire, le fluor est un élément bénéfique pour les êtres humains."  C'est ce que le Dr.Vernon Young, Président du Comité permanent d'évaluation scientifique des Rations alimentaires recommandées, a déclaré en conclusion de l'atelier. ..."

Source: Académie nationale des sciences des États-Unis (ANS), lettre du Dr. Bruce Alberts datée du 20 novembre 1998.

Voir aussi: 49  U.S. National Research Council, Food and Nutrition Board. Recommended dietary allowances. 10e édition. National Academy Press, Washington, DC (1989)

 

 



FRAUDE À L'ACADÉMIE NATIONALE DES SCIENCES des États-Unis (ANS) ?

DISCUSSION : Fluoride 1998;31(3):153-157
Deux lettres non répondue

Initialement cette lettre n'a reçu aucune réponse ni avis de réception: [la réponse n'ayant été reçue que plus tard - voir plus bas]

 

Note : Les apports nutritionnels de référence (ANREF) sont des valeurs nutritionnelles basées sur les données scientifiques que les agences gouvernementales et les professionnels de la santé utilisent pour établir les besoins nutritionnels et développer les normes et politiques nationales relatives aux aliments, pour les programmes alimentaires et pour évaluer la diète parmi la population.  Les ANREF incluent quatre catégories de valeurs de référence : l'estimé de l'apport moyen requis , les apport nutritionnel recommandé, l'apport adéquat et la tolérance relative au niveaux élevés des apports. Source: 1997 FNB report. Dietary Reference Intakes for Calcium, Phosphorus, Magnesium, Vitamin D, and Fluoride.

15 octobre 1997

Dr. Bruce Alberts, Président
Académie nationale des sciences
2101 Constitution Avenue, NW
Washington, DC 20418

Cher Dr. Alberts:

Comme vous le savez sans doute, le rapport des apports nutritionnels de référence sur le calcium, le magnésium, le phosphore, la vitamine D et le fluorure, préparé par l'Institut de Médicine et l'Académie nationale des sciences (qui doit être publié ce mois-ci), contient diverses recommandations concernant le fluorure.  En termes de politique publique de santé, la validité de ces recommandations est extrêmement préoccupante. Cette préoccupation a été exacerbée par les énoncés des intervenants et membres du panel, ainsi que par leurs réponses aux demandes adressées lors de l'atelier du 23 septembre, relativement au rapport de Académie nationale des sciences.

Nous, les soussignés, considérons que le problème est assez sérieux pour vous demander de supprimer la section du rapport qui a trait au fluorure, pour que cette question soit ré-examinée par un panel qui inclurait des membres de la communauté scientifique qui ne sont pas ouvertement engagés à la promotion de l'utilisation du fluorure.  Ce qui suit résume brièvement les raisons de notre inquiétude. 

Au coeur du problème réside la question suivante : le fluor (F¯) devrait-il être reconnu, au même titre que les Ca, Mg, P, et la vitamine D, en tant que nutriment essentiel ?  En fait, il n'existe pas de rôle biochimique essentiel connu joué par le fluor, ni chez les animaux, ni chez les être humains. Chez les populations animales et humaines, la formation de dents solides, résistantes aux caries ou sans caries, ainsi que d'os robustes et résistants, ne nécessite pas d'apport en fluor, en tout cas certainement pas plus qu'en quantité minuscule ou à l'état de trace. Les sources citées dans le rapport admettent que même lorsque la mère ingère de fortes doses de fluorure, le lait maternel contient des niveaux extrêmement bas de fluorure, mais en raison de l'accumulation prénatale, le bébé excrète plus de fluorure que la quantité ingérée via le lait. Ce fait démontre clairement que l'apport physiologique nécessaire et naturel en fluorure, s'il existe, doit être extrêmement faible et certainement très inférieur à celui qui est recommandé dans le rapport.

Lors de l'atelier du 23 septembre (ceci a été enregistré sur cassette vidéo), les orateurs et les membres du panel ont à répétition présenté le fluorure en tant que nutriment essentiel. Mais à la fin, lorsqu'il fut contredit sur ce point essentiel, le Dr. Vernon R. Young (président du Comité aviseur sur l'évaluation scientifique des apports nutritionnels de référence) énonça froidement que le fluorure ne doit pas être considéré comme composante "essentielle" de la diète. Donc, sans clarifier les définitions, il insista sur le fait que le fluorure ne doit être considéré que comme "élément bénéfique".

Le fait que le fluor s'incorpore à la matrice minérale des os et des dents ne signifie pas qu'il s'agisse d'un nutriment essentiel. D'autres éléments considérés non essentiels, tels que le plomb et le cadmium, s'accumulent également dans les os et les dents. Pourtant on ne les considère pas bénéfiques.  Il est évidemment que si le fluor n'est pas essentiel à la nutrition humaine, toute considération en termes "d'apport adéquat" est clairement inappropriée et ne devrait donc pas faire partie du rapport qui traite des "apports nutritionnels de référence".

La recommandation de l'apport en fluor est basée sur le lien relatif à la réduction de la carie dentaire. Pourtant, le rapport reconnaît que la majorité des effets anti-carie attribués au fluorure sont dus à une exposition topique et qu'ils sont sans lien avec l'ingestion systémique.  De plus, des études démographiques complètes et à grande échelle, non citées dans le rapport (ex: en Nouvelle Zélande), démontrent que le déclin de la carie dentaire observé ces 40 à 50 dernières années s'est produit indépendamment de l'exposition au fluorure, ce qui remet en question d'avantage les arguments actuels relatifs aux bénéfices considérables du fluor.

Par contre, il est clair que l'ingestion de seulement quelques milligrammes de fluorure, durant l'enfance et la petite enfance, peut causer les effets toxiques caractéristiques de la fluorose. Dans le rapport, on mentionne que cette formation anormale de l'émail n'est pas quelque chose ''d'importance pour la santé publique" si la concentration de fluorure dans l'eau potable est inférieure à 2 mg/liter (2 ppm). Il est donc clair que les études faisant état de fluorose dentaire défigurante, accompagnée de marbrures et de fissures de l'émail dans les zones où l'eau est fluorée à 1-2 ppm, ont été ignorées, en dépit de l'affirmation à l'atelier voulant: que la revue de la littérature scientifique avait été complète et exhaustive.

Une préoccupation sanitaire plus importante encore concerne la proposition du rapport voulant que seuls les stades avancés de la fluorose squelettique constitueraient des critères adéquats d'intoxication au fluorure. La limite supérieure de la dose journalière admissible de 10 mg/jour, pendant au moins 10 ans chez les personnes âgées de 9 ans et plus, est proposée à cet effet. Mais ce niveau d'ingestion est inacceptable, car selon les sources citées dans le rapport, ce niveau peut mener et en fait mène à la fluorose squelettique incapacitante (Hodge, 1979). Chez les jeunes adultes, en assumant 50% de rétention du fluorure ingéré dans les tissus durs (tel que mentionné à la page 8-2 de la copie pré-publication du rapport), un apport absorbé de 10 mg/jour représente une accumulation annuelle de 1.8 grammes, soit plus de 50 grammes après 30 ans. À ce niveau, la fluorose squelettique incapacitante a été observée par Raj Roholm dans ses études classiques avec les travailleurs de la cryolite.

Mais avant l'atteinte de cette condition, il existe diverses phases pré-squelettiques d'intoxication au fluorure qui ont des implications sérieuses pour la santé et qui se produisent à des niveaux beaucoup plus faibles en terme d'apport, particulièrement lorsque le calcium et le magnésium sont marginaux, un aspect non considéré dans le rapport. Parmi ces effets, on constate le nombre accru de fractures de la hanche chez les aînés (en raison de la détérioration de la force et de la qualité osseuses et en accord avec les études à long terme chez les animaux), le taux accru d'ostéosarcome chez les jeunes hommes (également démontré chez les rats mâles), l'irritation gastro-intestinale chronique (réversible en diminuant l'exposition au fluorure), et les divers troubles neuromusculaires. Les liens existants entre ces maladies et le fluorure ont bel et bien été confirmés par des publications scientifiques révisées par les pairs, sans réfutation convaincante subséquente. D'autres études récentes, démontrant une corrélation entre un QI diminué et la fluorose dentaire (encore une fois appuyée par des études animales en laboratoire), ont également été omises et ignorées.

Lorsque des questions concernant ces omissions furent posées, les conférenciers et membres du panel se sont tenu sur la défensive et n'ont pas voulu ou ont été incapables d'expliquer pourquoi ces découvertes ont été exclues lors de l'établissement de la limite supérieure de tolérance de fluorure de 10 mg/jour. Le fait que certains membres du comité aient été ouvertement engagés à la promotion de l'utilisation du fluorure (incluant le fluorure à libération prolongée pour le traitement de l'ostéoporose, dont les effets reconnus sont une ossature anormale à faible résistance) explique sans doute ces réponses décevantes. Cependant, dans ce débat de la plus haute importance, ne devrait-on pas s'attendre à une présentation des divers points de vue qui soit équilibrée ? Tel que visionné dans la cassette vidéo (une copie a été envoyée à l'Académie), l'attitude de certains conférenciers et panélistes en réponse à ceux qui ont cité des données contraires et qui ont demandé pourquoi de telles découvertes n'ont pas été discutées, ne peut être qualifiée que de condescendante et d'humiliante.

De nos jours, avec un si grand nombre de sources additionnelles de fluorure qui n'existaient pas au début du programme de fluoration de l'eau, telles que les aliments transformés, les boissons commerciales et les produits dentaires, l'apport total de fluorure, même chez les enfants, a augmenté de 2 à 5 milligrammes par jour ou plus. C'est un niveau bien supérieur au niveau optimal initialement proposé de 1 mg/jour (pour un litre d'eau fluorée à 1 ppm). À ces niveaux supérieurs d'apport en fluorure, la fluorose dentaire et les autres effets toxiques mentionnés auparavant sont plus répandus.

Nous croyons que vous serez d'accord et qu'il est de toute première importance, dans l'intérêt de la nation et du monde scientifique, que les publications de l'Académie nationale des sciences maintiennent les normes les plus élevées de compétence, d'objectivité et d'intégrité. Nous sommes d'avis que négliger d'enlever la section du rapport qui présente le fluorure comme nutriment essentiel pourrait sérieusement menacer ces normes. Voilà pourquoi nous vous exhortons à enlever cette section. De plus, dans l'éventualité ou la question relative au fluorure serait reconsidérée par l'Académie, nous vous demandons de vous assurer que le panel de recherche inclue des scientifiques indépendants qui soient familliers avec la littérature scientifique traitant des effets délétères du fluorure.

Sincèrement,

ALBERT W. BURGSTAHLER, Ph.D. (Chimie organique et Fluorure environmental), Professeur de Chimie, Université du Kansas*, Département de Chimie, 4035 Malott Hall, Lawrence, Kansas 66045.

ROBERT J. CARTON, Ph.D. (Sciences environmentales et Évaluation des risques), Ancien Gestionnaire en Évaluation des risques pour le Bureau des substances toxiques, U.S. Environmental Protection Agency. Adresse postale: 2455 Ballenger Creek Pike, Adamstown, MD 21710.

PAUL CONNETT, Ph.D. (Chimie environnementale et Toxicologie), Professeur de Chimie, Université St. Lawrence*, Departement de Chimie, Canton, New York 13617.

RICHARD FOULKES, B.A.,M.D. (Médecin). Ancien Consultant pour le Ministère de la santé, Province de la Colombie britanique, Canada. PO Box 278, Abbotsford, B.C., Canada V2S 4N9.

J. WILLIAM HIRZY, Ph.D., (Chimie et Évaluation des risques). Vice Président Senior, National Federation of Federal Employees*, Local 2050, P.O. Box 76082, Washington D.C. 20013.

ROBERT L. ISAACSON, Ph.D., (Science neurocomportementale). Professeur distingué, Département de Psychologie, Université de Binghamton*, Binghamton, NY 13902-6000.

DAVID C. KENNEDY, D.D.S., (Dentiste). Ancien Président de l'Académie International de Médicine et Toxicology*, 3243 Madrid Street, San Diego, CA 92110.

HAROLD D. KLETSCHKA, M.D., F.A.C.S., (Chirurgien cardio-vasculaire ). Ancien consultant militaire en chirurgie thoracique et cardiovasculaire pour l'U.S. Air Force Surgeon General et le Surgeon of Headquarters Command, Washington, D.C.. Fondateur et premier Directeur du Centre de recherche cardiovasculaire de l'USAF (Parks Air Force Base, CA). Ancien président, President et PDG de Bio-Medicus, Inc. Addresse postale: 1925 Noble Drive, Minneapolis, MN 55422-4158.

LENNART KROOK, D.V.M., Ph.D., (Pathologie). Université Cornell*, Professor émérite de Pathologie, Collège de Médecine vétérinaire de l'état de New York, Ithaca, N.Y. 14853-6401.

RICHARD A. KUNIN, M.D., Président, Society for Orthomolecular Health Medicine, 2698 Pacific, San Francisco, CA 94115

JOHN R. LEE, M.D. (Médecin), 9620 Bodega Highway, Sebastopol, CA 95472.

WILLIAM MARCUS, Ph.D., (Toxicologie).

GENE W. MILLER, Ph.D., (Biochimie et Toxicologie). Ancient Directeur du épartement de Biologie, Doyen associé du département des Sciences et Doyen du département de Science environnementale, Université de l'état du Utah*, Proffesseur émérite, College des Sciences, Départment de Biologie, Logan, Utah 84322-5305.

PHYLLIS MULLENIX, Ph.D. (Pharmacologie et Neurotoxicologie). Ancien directeur du Départment deToxicologie, Forsyth Dental Center*, Boston. Research Associate, Département de Psychiatrie, Children's Hospital*, Boston. Addresse postale: P.O. Box753, Andover, MA 0180.

ALBERT SCHATZ, Ph.D. Microbiologie). Ancient Professeur des Sciences de l'Éducation, Université de Temple*, Philadelphie, PA.

*Ces affiliations ne sont indiquées que pour fin d'identification et n'impliquent pas l'appui de cette lettre par les institutions impliquées.


Seize semaines plus tard, la lettre suivante a été envoyée, qui est restée sans réponse ni avis de réception.

Fluoride 1998;31(3):153-157

4 février 1998

Kenneth I. Shine, M.D.
Président, Institut de Médecine
Académie nationale des sciences
2101 Constitution Ave. NW
Washington, DC 20418

Cher Dr. Shine:

En octobre dernier, mes co-signataires et moi avons envoyé au Dr. Bruce Alberts la lettre ci-jointe concernant des recommandations relatives à la publication imminente de la section sur le fluorure par National Academy Press, soit le rapport sur les apports nutritionnels de référence pour le calcium, le phosphore, le magnésium, la vitamin D et le fluorure.  Même si nous ne comprenons pas pourquoi nous n'avons pas reçu de réponse, nous sommes confiants que notre lettre ait pu être présentée au Conseil alimentaire et de nutrition (Food and Nutrition Board) et à l'Institut de Médicine pour action ultérieure.

Lorsque nous avons présenté notre lettre, notre impression était que le Conseil alimentaire et de nutrition n'avait pas encore adopté de position à cet effet. Cependant, depuis que nous avons vu la publication du résumé entier du rapport dans le numéro de septembre/octobre 1997 de Nutrition Today, pp.182-188, nous avons appris que l'apport maximal ainsi que les autres recommandations pour le fluorure avaient déjà été officiellement présentées pour distribution générale, même lors de l'atelier sur le rapport du 23 septembre qui a eu lieu à l'Académie.

Est-ce que la publication dans la version résumée pré-publication du rapport, dans le numéro de Nutrition Today (qui est arrivée à bibliothèque scientifique seulement le 13 novembre), signifie que le Conseil alimentaire et de nutrition considère encore que l’apport de 10 milligrammes de fluorure par jour (Tableau S-6) est un niveau tolérable maximal pour une personne de plus de 9 ans, et ce, sans risque élevé d’effet nocif sur la santé ?

Dans cette affaire, la position du Conseil est particulièrement pénible parce qu’elle contredit formellement et catégoriquement les résultats récemment publiés par le très éminent expert de longue date et membre du Panel sur le calcium et les nutriments associés (Panel on Calcium and Related Nutrients), le Professor Gary M. Whitford du Collège médical de la Georgie. Dans la deuxième version révisée de sa monographie largement citée, qui a trait au métabolisme et à la toxicité du fluorure (The Metabolism and Toxicity of Fluoride - Karger, Basel, 1996), il énonce à la page 138 (copie ci-jointe) :

"La majorité des estimés indiquent que la fluorose squelettique incapacitante survient  lorsque de 10 à 20 mg de fluorure ont été ingérés sur une base régulière pendant au moins dix ans." Au sujet de cette condition clinique, il note, ". . . les concentrations de fluorure dans les os calcinés excèdent généralement les 9000 ppm.  La calcification des ligaments empêche souvent la mobilité des joints et de nombreuses exostoses peuvent être présentes. En raison de la compression de la moelle épinière, ces effets peuvent être associés à l’atrophie musculaire et à des complications neurologiques."

Pourquoi les recommandations du Conseil alimentaire et de nutrition sont-elles en contradiction avec la position respectée du principal expert sur le fluorure qui siège sur le Conseil du Panel sur le calcium et les nutriments associés? Il est clair qu’un niveau d’apport en fluorure menant à la "fluorose squelettique incapacitante" peut difficilement être considéré comme tolérable et ne peut certainement pas demeurer sans correction.

 

Bien qu’il soit largement admis que ". . . la fluorose squelettique incapacitante n’a pas été et n’est pas un problème de santé publique aux États-Unis" (Whitford, op. cit., page 137), on ne peut affirmer la même chose eu égard à la situation dans les autres parties du monde, c.-à-d. en Chine, en Inde, dans le Moyen Orient et en Afrique, où la fluorose squelettique incapacitante demeure un problème de santé sérieux et endémique, même à moins de 10 mg/jour d’apport en fluorure. De plus, faute de nombre suffisant de biopsies contemporaines et d’autopsies visant à trouver le taux de fluorure dans les os, il est imprudent d’assumer que seule une faible partie des cas, ou qu’aucun des nombreux cas d’arthrose frappant les personnes d’âges moyen ou avancé aux États-Unis ne constitue en fait un mauvais diagnostic ou une manifestation des diverses phases de la fluorose squelettique.

 

Dans la même veine, il est important de noter que des épisodes intermittents de douleur gastrique et de faiblesse musculaire, qui n’ont pu être expliqués autrement, ont été cliniquement liés, dans les zones où l’on retrouve la fluorose squelettique endémique, à un apport en fluorure aussi faible que de 2 à 5 mg/jour (ref. 1). Ces rapports révisés par les pairs valident totalement les découvertes cliniques antérieures relatives à des cas identiques d’effets recensés dans les communautés fluorées des États-Unis et d’ailleurs, cas qui ont été écartés ou ignorés sans avoir été réfutés sur une base scientifique (ref. 2).

 

De nos jours, lorsque nous sommes confrontés à de nombreux fonctionnaires de tous les paliers gouvernementaux qui semblent éprouver des difficultés à admettre sans ambiguïté ce qui est juste, il nous est difficile, à nous les scientifiques, de ne pas informer le public au sujet des faits qui sont connus, que cela soit en accord ou en désaccord avec ce qui est généralement perçu et accepté comme vrai. "Car la vérité est la vérité, même si elle n’est pas si ancienne, et le temps ne peut rendre faux ce qui était autrefois vrai." (ref. 3).

 

Puisque les recommandations de votre rapport sur les apports nutritionnels de référence pour le calcium, le phosphore, le magnésium, la vitamine D et le fluorure ont été déjà été publiés, et ce, sans effectuer la correction des erreurs et omissions sérieuses que nous vous avons mentionné ici et lors des communications antérieures avec le Conseil alimentaire et de nutrition, je présume qu’il n’y aura pas d’objection à ce que cette lettre fasse partie des document publics.

Je vous prie d'accepter, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués,

Albert W. Burgstahler, Ph.D.
Professeur de Chimie 

Ci-inclus:  Copie de la lettre du 15 octobre 1997 envoyée au Dr. Bruce Alberts
     Page 138 de la 2ième édition révisée de The Metabolism and Toxicity of Fluoride

Copie: Bruce Alberts
    Gary M. Whitford
    Co-signataires de la lettre du 15 octobre 1997 envoyée au Dr. Alberts 

References:

  1. A.K. Susheela et al. Fluoride Ingestion and its Correlation with Gastrointestinal Discomfort. Fluoride 25:5-22, 1992; Prevalence of Endemic Fluorosis with Gastrointestinal Manifestations in People Living in Some North-Indian Villages. Fluoride 26:97-104, 1993; S. Desarathy et al. Gastroduodenal Manifestations in Patients with Skeletal Fluorosis. Journal of Gastroenterology 32:333-337, 1996.

  2. G.L. Waldbott. Incipient Fluorine Intoxication from Drinking Water. Acta Medica Scandinavica 156:157-168, 1956; Fluoride in Clinical Medicine. Supplement 1 to International Archives of Allergy and Applied Immunology 20:1-60, 1962; Fluoridation: A Clinician's Experience. Southern Medical Journal 73:302-306, 1980; 74:519, 1981. 

  3. Letter of Edward de Vere, 17th Earl of Oxford, May 7, 1603. Cf. William Shakespeare. Measure for Measure, V.1.45-46:
    ". . . for truth is truth To the end of reckoning."


 

Le reste des échanges sera traduit lorsque le temps le permettra (voir : http://www.fluoridation.com/fraud.htm).  Il suffit de retenir que le président de l'Académie nationale des sciences des États-Unis (ANS), le Dr. Bruce Alberts, a reconnu dans une lettre datée du 20 novembre 1998 que le fluor N'EST PAS un nutriment essentiel (le fluor n'a jamais été reconnu comme tel par les scientifiques les plus renommés), bien que l'ANS ait voulu immédiatement après lui attribuer le nouveau statut d' ''éléments bénéfique''.  Voici la réponse du Dr. Bruce Alberts de l'ANS : 

''Premièrement, laissez-moi vous rassurer relativement à cette préoccupation. Il n'est mentionné nul part dans le rapport que le fluor est un nutriment essentiel. Si un quelconque panéliste s'est prononcé en ce sens lors de l'atelier du 23 septembre, il s'est mal exprimé. Tel qu'énoncé dans la 10ème édition des Rations alimentaires recommandées (Recommended Dietary Allowances) que nous avons publiée en 1989 : "Ces résultats contradictoires ne justifient pas la classification du fluor comme élément essentiel, en accord avec les normes actuelles. Cependant, en raison des effets positifs sur la santé dentaire, le fluor est un élément bénéfique pour les êtres humains."  C'est ce que le Dr.Vernon Young, Président du Comité permanent d'évaluation scientifique des Rations alimentaires recommandées, a déclaré en conclusion de l'atelier. ..."